Vérité n°5 nov-déc 12/jan 2013
Vérité n°5 nov-déc 12/jan 2013
  • Prix facial : 2,90 €

  • Parution : n°5 de nov-déc 12/jan 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (206 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 23,0 Mo

  • Dans ce numéro : elle a couché pour son animal « Prête à tout pour sauver mon chien ! »

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Ma pSY… 42 séquestrer par « Le soir-même, nous nous sommes retrouvés dans son appartement pour une soirée coquine. » « je me suis fait Adrien s’est fait séquestrer par une femme de 45 ans qui avait pour habitude d’enfermer ses amants pour les contraindre à des relations sexuelles. Multi-récidiviste, la femme a été interpellée par la police à la suite de la plainte d’Adrien. Adrien n’en revient pas ! adrien a 31 ans et a rencontré Ghislaine dans le bus. Celle-ci lui a fait des avances très précises lors du trajet. Adrien cède et se laisse séduire, mais il le regrettera. « Le soir-même, nous nous sommes retrouvés dans son appartement pour une soirée coquine, au cours de laquelle j’ai découvert une femme très demandeuse et un peu exigeante. Je ne trouvais pas cela désagréable, mais les choses ont commencé à se gâter lorsque je lui ai dit que j’étais un peu fatigué et que je souhaitais me reposer un peu. Ghislaine n’a rien voulu entendre et a commencé à me harceler. Je me suis alors vu contraint de satisfaire toutes ses envies. J’ai voulu m’enfuir mais elle avait fermé l’appartement à clé et caché les clés. Je ne suis pas un homme violent et je n’ai pu me battre à armes égales avec elle. Elle m’avait pris
une nympho ! » mes vêtements aussi. Et puis j’étais épuisé et commençais vraiment à ne plus trouver la situation agréable ou drôle. Pendant 36 heures, elle ne m’a pas laissé une seconde de répit. Je devenais dingue et j’ai vécu un véritable martyre même si cela semble diffi cile à croire. Ghislaine a fi ni par être fatiguée elle aussi et j’ai pu alors réussir à m’enfuir en passant par une fenêtre. C’était très dangereux, j’avais peur et j’ai failli tomber. Je n’avais qu’un drap autour de moi. Les passants dans la rue ne comprenaient pas bien ce que je faisais mais je suis allé voir la police tout de suite. De toute manière, je n’avais pas mes affaires qui étaient restées dans l’appartement et je ne pouvais pas rentrer chez moi. J’étais hébété et les policiers qui m’ont reçu étaient très sceptiques. De victime, je suis vite passé à suspect. Ils m’ont fait passer un alcootest, m’ont fait une prise de sang et fait patienter plus que ce qu’il n’aurait fallu. J’étais épuisé, j’avais faim et froid aussi. J’avoue aussi que j’avais peur. C’était comme si je vivais un cauchemar éveillé depuis trois jours. Tout ça parce que j’avais suivi une femme dans le bus. Je pensais juste passer du bon temps et je me retrouvais avec un drap sur le dos, dans un commissariat glauque à me faire traiter de menteur par des policiers hilares. Un inspecteur est passé par là et a lu ma déposition. Il m’a cru car il avait déjà entendu parler d’une affaire similaire la semaine précédente, et qu’il s’agissait de la même femme. Ce fut ma chance. Cette femme avait séquestré un autre homme durant quatre jours et lui avait subir le même scénario qu’à moi. » L’AvIS DU PSY Issu des termes « nymphe », divinité féminine de l’antiquité gréco-romaine, et « manie », folie en latin, le mot nymphomane désigne une femme dont le désir sexuel n’est jamais assouvi, même lorsqu’elle a de nombreux rapports quotidiens, souvent avec plusieurs partenaires. Elle aura donc tendance à aguicher les hommes qui croisent son chemin, dans l’espoir de les convaincre d’avoir une relation sexuelle avec elle. On explique encore très mal les origines de la nymphomanie mais les experts s’accordent aujourd’hui à dire que ce trouble psychologique est source d’une grande souffrance pour la personne concernée. La nymphomanie est une pathologie lourde qui peut être classée dans les addictions, au même titre que l’alcoolisme ou la toxicomanie. Aujourd’hui, on parle d’ailleurs plus facilement d’addiction sexuelle ou d’hypersexualité. Comment reconnaître la limite entre un comportement libéré et un comportement pathologique ? La frontière peut se révéler assez fl oue, mais l’on considère en général qu’il s’agit de nymphomanie lorsque les conséquences sur le plan social sont graves. Si autrefois, la nymphomanie était considérée comme une maladie incurable, où l’on préférait exciser ces femmes et les interner plutôt que les soigner, de nos jours, les psychiatres la défi nissent plutôt comme un trouble psychologique qui induit une grande souffrance et une terrible dépendance. Si la nymphomanie est typiquement féminine, les mêmes troubles chez l’homme se retrouvent dans le terme de « satyriasis ». La nymphomane est une femme malheureuse, dont le sexe est une drogue et qui subit ses désirs sexuels sans jamais avoir de répit. 43



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