Vérité n°5 nov-déc 12/jan 2013
Vérité n°5 nov-déc 12/jan 2013
  • Prix facial : 2,90 €

  • Parution : n°5 de nov-déc 12/jan 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (206 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 23,0 Mo

  • Dans ce numéro : elle a couché pour son animal « Prête à tout pour sauver mon chien ! »

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Mitzi le chien MOn aMI… 30 Mitzi, 3 ans et demi, est un berger allemand de race blanche qui est le premier chien au monde à recevoir une prothèse de cheville. La patte arrière du chien a été piétinée par un cheval, supprimant toute irrigation sanguine et toute innervation de la patte. Le chien a été suivi par le docteur Fitzpatrick qui a supervisé l’opération. Une grande première. Le chien a été équipé d’un implant en titane posé dans l’os, en dessous de l’articulation. Ainsi le chien peut se déplacer exactement comme tout chien normal. « Aujourd’hui Mitzi peut remarcher et courir sans aucun problème. Les débuts ont été un peu diffi ciles car nous appréhendions tous le résultat mais Mitzu s’est vite habitué à sa nouvelle patte et tout va pour le mieux dans ses déplacements », explique son maître, très fi er de son chien bionique qui a été l’objet de nombreuses études et d’une émission télé. Le docteur Fitzpatrick explique : « Nous avons réalisé une ITAP, une prothèse intra-osseuse transcutanée avec amputation du membre. C’est un moyen révolutionnaire de fi xation de la prothèse qui consiste en l’implantation d’une tige en titane dans l’os, sur laquelle la peau peut effectuer une
bionique ! jonction, tout comme on peut le voir sur les bois d’un cerf par exemple. Elle crée ainsi une sorte de « joint » qui permet d’éviter toute infection de la partie greffée. » Cette technologie a été développée pour les chiens par le Professeur Gordon Blunnde l’University College London (UCL), en association avec le Docteur Fitzpatrick. Et Mitzi est le premier au monde à bénéfi cier de cette technique de prothèse, lui permettant une mobilité parfaite entre la partie greffée et son os. L’avantage de cette technique est que la partie greffée peut être changée autant de fois que nécessaire. « Aujourd’hui, la patte artifi cielle de Mitz a été modélisée sur ordinateur. Son empreinte est donc enregistrée et une nouvelle prothèse peut être réalisée très rapidement. » Le nouveau pied de Mitzi va en effet s’user très vite à cause des chocs sur le sol mais le plus important est de ne pas briser l’implant dans l’os au moment de la pose. « Il existe toujours un risque de casser la prothèse au moment où on l’implante dans l’os. Ça a été le moment le plus stressant de l’opération pour moi et toute l’équipe, explique le docteur Fitzpatrick. Si cela avait été le cas, le résultat aurait échoué lamentablement alors que nous travaillons sur le prototype depuis de longues années. Mais ce que nous voyons aujourd’hui est tout à fait remarquable et je suis très fi er des résultats. Mitzi se promène tout à fait normalement, marche droit et se déplace tout à fait comme il faut. » Pour son maître, c’est « comme si il était revenu à la vie ». Aujourd’hui la réussite de l’opération permet de voir plus loin et d’envisager d’autres applications : « Cette réussite a des conséquences non seulement sur la vie de centaines d’animaux blessés et amputés, mais aussi permet d’envisager de développer ce système pour les humains. Nous allons continuer à travailler dans ce sens en collaboration avec le professeur Blunnet l’équipe de la société Stanmore Implants, très investie dans le projet car les débouchés sont énormes. La technologie peut être amplement améliorée et développée. » La technologie a déjà été testée chez l’homme, avant l’opération de Mitzi et une femme qui avait perdu son bras dans les attentats de Londres de juillet 2005 bénéfi cie aujourd’hui d’une prothèse en titane. « Les êtres humains et les autres animaux partagent un grand nombre de maladies dégénératives musculo-squelettiques, explique le professeur Blunn. Mais le processus de réparation de l’appareil locomoteur est essentiellement le même chez l’homme, le chien ou le chat. Ainsi, le traitement des animaux permet non seulement de soigner les bêtes mais aussi d’envisager un développement pour l’orthopédie de l’homme. L’opération de Mitzi s’est avérée extrêmement bénéfi que quant aux informations que nous avons pu recueillir et aux conclusions que nous avons pu en tirer sur l’application à en faire en chirurgie humaine. L’ITAP de Mitzi est en alliage de titane qui est fi xé à l’os résiduel et la surface de l’implant est revêtu d’hydroxyapatite (présente naturellement dans le corps) qui améliore la fi xation osseuse et donc la fi xation de l’implant en place. Une partie de l’implant juste sousjacente à la peau présente « Nous avons réalisé une ITAP, une prothèse intra-osseuse transcutanée avec amputation du membre. » une surface qui favorise l’attachement dermique et épidermique. Cela lie la peau dans l’implant et produit un joint en prévention de l’infection. Cet implant a été adapté pour l’usage humain. » C’est donc une très grande avancée, voir une vraie révolution dans le traitement des amputations humaines que Mitzi a permis de réaliser ! 31



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