Vérité n°4 aoû/sep/oct 2012
Vérité n°4 aoû/sep/oct 2012
  • Prix facial : 2,90 €

  • Parution : n°4 de aoû/sep/oct 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 26,9 Mo

  • Dans ce numéro : « J'ai perdu 60 kilos grâce au sexe ! »

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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extRaORDinaiRe… « le mystère du trian 38 Cinq décembre 1945, 14h10, base de Fort Lauderdale au nord de Miami, sur la côte Est de la Floride. Le lieutenant instructeur Charles Caroll Taylor, âgé de vingt-huit ans, dirige un groupe de pilotes et équipages débutants mais suffi samment confirmés pour voler seuls, l’ensemble des équipes totalisant 14 hommes. il s’agit d’un vol d’entraînement de navigation à proximité des îles Hens et Chickens à l’Est de la côte américaine. Temps de vol approximatif est deux heures. Tous les avions ont fait le plein de carburant, compas, radios et autres instruments sont en parfait état de fonctionnement, « check list ok », « all clear ». Les cinq puissants appareils torpilleurs monomoteurs s’arrachent de la piste de toute la puissance de leurs 1700 chevaux dans un bruit d’enfer. Ces hommes ne le savent pas encore mais ils sont en route vers leur destin fatal et ils ne reverront plus jamais la terre ferme. Il y a environ une heure et demie que le vol 19 a quitté la base, quand le Lieutenant Robert Cox intercepte une transmission radio du leader Charles C Taylor. Ce dernier indique que les compas ne fonctionnent plus, mais qu’il pense être quelque part au dessus des Florida Keys. Pourquoi tous les compas des avions ne fonctionnent-ils pas ?
gle des Bermudes » Une invraisemblable coïncidence que tous les compas soient tombés en panne en même temps ! Un premier mystère qui ne sera jamais élucidé ! Les transmissions radio sont fortement perturbées par des stations radios émettant de Cuba, ce qui n’arrange rien à la situation qui doucement va virer au drame. Sur la base des indications de Taylor, le lieutenant Cox l’invite alors à voler vers le Nord, vers Miami, s’il est sûr qu’il est au-dessus des Florida Keys. Le soleil doit se coucher à 17h29 et la situation est au plus grave car le crépuscule approche et le personnel au sol constate avec horreur que le Lieutenant Taylor et ses appareils n’ont aucune idée de leur position exacte et qu’ils sont complètement perdus. De plus les interférences atmosphériques des signaux radio s’intensifi ent avec le coucher du soleil et les communications deviennent presque impossibles. À ce moment-là, ils entendent le Lieutenant Taylor hurler qu’ils volent au Nord-Nord-est pendant une courte période, puis feront route au Nord. Le soleil est maintenant couché sur Fort Lauderdale, et plus personne n’est capable de savoir où se trouve le vol 19 et les spéculations vont bon train. À 18h00, pendant une courte période les communications s’améliorent, Charles C Taylor est invité à commuter sa radio sur la fréquence de secours mais il refuse de crainte de perdre le contact avec sa formation. Hélas, les interférences radios perturbent la liaison chancelante due aux conditions atmosphériques et le vol 19 est coupé du reste du monde ! À 18h20, le centre d’évaluation de frontière de mer se décide enfi n à envoyer des secours pour tenter de retrouver le vol 19. Il s’agit de la formation 49, un hydravion Mariner, qui se dirige vers la supposée dernière position des appareils en perdition. À 19h04, la dernière transmission du vol 19 est entendue, puis plus rien, la nuit d’encre de la pleine mer et les éléments déchaînés se referment sur la formation en détresse. Les avions ont du carburant pour voler jusqu’à 20h00 ! Le sort s’acharne : la formation 49 en mission de secours ne s’est pas rendu au point programmé et toutes les communications radio avec l’appareil sont interrompues. Une nouvelle angoisse vient s’ajouter à l’inquiétude déjà au paroxysme du personnel au sol. À 19h50, l’équipage d’un bateau rapporte avoir vu une énorme boule de feu provoquée par l’explosion d’un avion. Il se rend sur les lieux et découvre une grande tache de pétrole, et ce qui ressemble à des débris d’avion mais aucune trace des corps des membres de l’équipage à la surface. L’équipage du navire abandonne rapidement les recherches, les conditions météorologiques sont devenues épouvantables, il est impossible pour n’importe qui de récupérer quoi que ce soit, mais nul doute qu’il s’agisse du Mariner. En effet, cet avion à la réputation d’être une « bombe volante » qui peut exploser à la moindre étincelle, et on émet l’hypothèse que l’un des hommes de bord a allumé une cigarette, provoquant l’explosion de l’appareil en plein vol. Et le vol 19 ? Continuant à errer en pleine tempête, dans la nuit, sans point de repère, la fi n est inéluctable. À court de carburant, il s’abîme dans les fl ots glauques et bouillonnants, en plein orage, englouti par des vagues atteignant 50 pieds de haut et sont probablement envoyés par le fond en quelques secondes. Toutes les vastes recherches entreprises par des bâtiments de surface et les avions pour les retrouver menées jusqu’au soir du 10 décembre 1945 se sont avérées négatives, rien n’a permis de localiser l’endroit exact de la disparition du vol 19, ni retrouver la moindre épave. Les recherches ont été abandonnées tant la mer était mauvaise. Il est supposé qu’ils se sont écrasés quelque part à l’Est de la péninsule de Floride. En 1991, cinq Avengers ont été retrouvés par 600 pieds de fond, le long de la côte de Floride par un bateau de récupération. L’examen des avions a prouvé que ce n’était pas le vol 19. Et à ce jour l’endroit où repose les avions et leurs équipages est toujours le secret du Triangle des Bermudes. 39



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