Vérité n°4 aoû/sep/oct 2012
Vérité n°4 aoû/sep/oct 2012
  • Prix facial : 2,90 €

  • Parution : n°4 de aoû/sep/oct 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 26,9 Mo

  • Dans ce numéro : « J'ai perdu 60 kilos grâce au sexe ! »

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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36 « la chasse a extRaORDinaiRe… En 1692, près de Boston dans le Massachusetts sur la côte Est des États-Unis eurent lieu de terribles événements qui entraînèrent une chasse aux sorcières sans précédent, créant la légende de Salem qui depuis a été rebaptisée Danvers. tituba, esclave noire amenée des Caraïbes par le pasteur Samuel Parris, raconte des récits vaudous de son pays et prédit l’avenir à deux fillettes, Elizabeth Parris, 9 ans, fille du pasteur et Abigaël William, 11 ans, nièce du pasteur. Les deux fillettes adorent ces histoires et convient d’autres jeunes filles de leur connaissance : AnnPutman, filles de sergent, Mary Walcott, sa cousine, Elizabeth Hubbard, servant, Marry Warren, servante, Mercy Lewis, Elizabeth Booth, Susannah Shelton et Sarah Churchill. Aux yeux des puritains de l’époque, prédire l’avenir est un péché et est associés aux forces du Mal. Et lorsque Abigaël voit dans son verre fl otter un spectre en forme de cercueil, les deux cousines comprenant qu’elles sont en train de sombrer dans la damnation et se croient perdues. Quelques temps plus tard les deux fillettes entrent en transe et ont des crises de convulsions. Au début, elles
ux sorcières avaient des crises de larmes sans raison, ne pouvaient plus prier et lorsque leur père les grondait, elles murmuraient des mots incompréhensibles ou émettaient des sons comme des bêtes. Par la suite, des symptômes sont encore plus graves : elles ont des convulsions, des crises de paralysie, elles suffoquent, comme si un poids énorme leur écrase la poitrine, elles hurlent, courent à quatre pattes, aboient et ont des visions. Le médecin ne trouvant pas de trouble de la santé, déclare qu’elles ont été ensorcelées. Le pasteur de Salem avec l’aide d’autres pasteurs prient afi n de faire partir le Malin. Peu de temps après, deux autres jeunes filles ont les mêmes symptômes, Elizabeth Hubbard et AnnPutman, on fi nit donc par croire que Satan rode dans le village. En plein interrogatoire et en pleine crise, Elizabeth Pariss dit que c’est Tituba la coupable. Les autres filles disent la même chose, puis elles accusent deux autres vieilles femmes détestées de la communauté : Sarah Good, une pauvre femme qui n’allait pas à l’église et dormait au petit bonheur la chance, et Sarah Osborne. Le 29 février, les trois femmes sont arrêtées. Mais pendant le procès, les jeunes filles rentrent en transes. Si Sarah Good et Sarah Osborne nient les accusations, Tituba dit : « Le diable est venu me trouver et m’a demandé de le servir. » Elle donne des détails et accuse à son tour, les deux autres femmes d’être de son côté, avant de révéler que d’autres personnes ont été recrutées par le diable en personne. La peur gagne la petite communauté de Salem qui s’empressa de trouver les autres sorcières. Tituba est condamnée à mourir, ainsi que les deux autres femmes. Elles sont reconnues comme étant des sorcières et la sentence est claire : elles doivent être pendues. Le 7 mars, elles sont envoyées à la prison de Boston. Les crises des jeunes filles persistent et le magistrat décide de mettre en prison tous ceux qui troublent les esprits des quatre jeunes filles. Celles-ci portent de nouvelles accusations et désignent des habitants des villages voisins. L’hystérie devient collective dans les environs et certains croient avoir des visions et voir les esprits des sorcières venir les hanter. Le 19 mars, deux nouvelles femmes sont reconnues comme étant des sorcières et sont condamnées : Martha Cory et Rebecca Nurse, vieille femme aimée ayant pourtant une excellente réputation. Mais le jury est sans pitié. Le 11 avril, deux autres personnes sont arrêtées : John et Elizabeth Proctor. Cette dernière étant enceinte, son procès est retardé, ce qui lui sauvera la vie. Le 30 avril, c’est l’ancien pasteur de Salem, Georges Burroughs qui est accusé, arrêté et interrogé. À la mi-juin, ce n’est pas moins de 70 personnes qui ont été arrêtées et se retrouvent en prison. Le grand procès des sorcières et sorciers de Salem s’ouvre le 2 juin 1962 et plusieurs femmes avouent avoir pactisé en espérant avoir la vie sauve, mais en vain. Le 19 juillet, un premier groupe de cinq femmes est pendu, dont Sarah Good, et le 19 août, un autre groupe de cinq personne est pendu. La cour siège encore en septembre et prononce quinze condamnations, dont celles de Martha Cory et son mari âgé de quatre-vingts ans et le 22 septembre, c’est un groupe de neuf personnes qui est pendu. Cependant la population commence à douter de la véracité des faits évoqués par les jeunes filles. À la fi n de l’année, le gouverneur fi nit par désavouer le procureur et les jurés admettent publiquement d’avoir tué des innocents et implorent le pardon aux familles. En janvier 1693, la Cour Suprême poursuit le dossier et acquitte tous les accusés. En mai, le gouverneur rend la liberté à 150 personnes et fait cesser la tragédie. Les jeunes filles de Salem ont donc en moins d’une année accusé pas moins de 200 hommes et femmes dont une trentaine ont été exécutées. Une des deux fillettes avouera plus tard qu’elles ont fait tout ça « pour se divertir » et qu’elles s’étaient « bien amusées », alors que beaucoup d’innocents ont été tués. Pour sa part, le pasteur Samuel Parris a été considéré comme le principal responsable de ces tragiques événements et a été forcé de quitter la communauté religieuse. En 1711, une indemnité est versée aux victimes et à leurs familles. Depuis, la ville est donc surnommée « The witch city », la cité des Sorcières, et un musée a été créé dans le pays : « The Salem Witch museum ». 37



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