Vérité n°4 aoû/sep/oct 2012
Vérité n°4 aoû/sep/oct 2012
  • Prix facial : 2,90 €

  • Parution : n°4 de aoû/sep/oct 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 26,9 Mo

  • Dans ce numéro : « J'ai perdu 60 kilos grâce au sexe ! »

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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22 Ma Vie… « Je fais 11 300 km par an pour parler à un arbre » Depuis 2008, Val Théroux, infirmière à la retraite, fait un long voyage de plus de 11 000 km pour passer un peu de temps auprès d’un arbre. « Et lorsque je suis chez moi, au Canada, je passe beaucoup de temps sur Google Earth pour le voir au moins une fois par jour », dit-elle en parlant de son arbre. Mais qu’a-t-il de si spécial ? « Il s’agit d’un très très bel arbre dont je me sens très proche... c’est comme si il parlait à mon cœur » à déclaré Val Théroux, mère de deux enfants et d’origine australienne qui n’en revient pas que l’on puisse s’intéresser à son histoire. Tous les ans, elle effectue un voyage en Angleterre pour des séminaires Reiki, sorte de thérapie holistique et à chacun de ses voyage, elle va embrasser son arbre. « Je me lève à l’aube afi n de passer du temps seule avec lui. Je l’embrasse et me tient tout contre lui. Je ressens alors un vrai bien-être. » Val Théroux raconte qu’elle était avec son mari, John, quand elle a visité la New Forest à Brockenhurst. En passant à proximité de l’arbre, c’est comme si elle avait senti une source d’énergie et une chaleur bienfaitrice qui l’appelait. « En rentrant chez moi, à Kamloops, je ne pouvais pas effacer l’arbre de mon esprit : j’y pensais tout le temps et je me disais, qu’il fallait que je le retrouve. Je suis allée sur Google Earth pour voir si je pouvais le voir, et je l’ai trouvé. Et je suis revenu dans ce village anglais, juste pour revoir mon arbre. J’en avais besoin. Je le compare à mon âme sœur ou à mon meilleur ami... et je sais que les gens me trouvent bizarre. » Quand à son mari, John, il plaisante de la situation et appelle l’arbre l’« arbre amant ». On demande souvent à Val ce qu’elle ressent lorsqu’elle est avec son arbre et elle dit que celui qui n’a jamais essayé d’écouter la nature et ne « Il s’agit d’un très très bel arbre dont je me sens très proche... » Val Théroux, 64 ans, infirmière à la retraite, fait tous les ans un long pèlerinage de 11 300 km, du Canada en Angleterre, juste pour être auprès d’un arbre avec lequel elle entretient des relations toutes particulières. s’est jamais vraiment reposé contre un arbre ne peut pas la comprendre. « De plus, il ne s’agit pas de prendre ou d’obtenir quelque chose mais juste de se sentir bien, en paix. » « Différentes personnes ont différentes affi nités avec certaines choses, moi, c’est avec les arbres que je me sens bien et j’aime particulièrement les arbres de la région. J’ai trouvé le mien. Ce n’est pas quelque choses contre nature qui remplace les relations humaines, c’est juste une autre relation. » Au fi l de la conversation, Val dit qu’elle a toujours parlé aux arbres, depuis sa plus jeune enfance, et que ceux-ci ont leur propre langage. Il suffi t de prendre le temps de les écouter.
« J’ai eu deux amours : Dolores Hicks est née en 1938 à Chicago, dans l’Illinois. Très tôt elle se destine à une carrière d’actrice et se fait connaitre du milieu. Elle fait dix fi lms en cinq ans avec Anthony Quinn, Montgomery Clift, George Hamilton, Robert Wagner, mais aussi et surtout la légende vivante Elvis Presley. « J’étais jeune et très impressionnée par lui et je mentirais aujourd’hui si je disais que je ne n’avais pas un faible pour lui. De toutes manières, c’est bien simple : tout le monde tombait sous le charme d’Elvis. Il avait un charisme incroyable et savait parler aux femmes. Il mettait toujours tout le monde d’accord. » Elle nie pourtant avoir une relation intime avec le chanteur/acteur, même si beaucoup de personnes pensaient que c’était le cas. À l’époque, elle utilisait son nom de scène, Dolores Hart et lorsqu’elle tourne Loving You, auprès du King, en 1957, sa carrière est lancée. Douée d’une présence lumineuse, la jeune femme crève l’écran. Elle tournera en tout trois fi lms avec Elvis. On lui promet une destinée hors du commun. Mais tandis qu’elle tourne, à Rome, un fi lm retraçant la vie de saint François d’Assise, en 1961, dans lequel elle incarne sainte Claire, Dolores Hart est amenée à rencontrer le pape Jean XXIII, « Le bon pape », comme on le surnomme en Italie. Il lui fait cet étrange pronostic : « Tu seras Claire ». Puis elle tourne encore quatre fi lms avant de rompre tous liens avec Hollywood. À 24 ans, elle se rend pour un aller simple à l’Abbaye de Regina Laudi de Bethlehem dans le Connecticut, qu’elle a déjà fréquentée pour une retraite quelques années plus tôt. Elle décide alors de consacrer sa vie à Dieu. « J’ai senti que le moment était venu pour moi. C’est comme si ma vocation, longtemps laissée de côté, m’avait rattrapée. » Aujourd’hui elle est la prieure de l’Abbaye et ses journées sont rythmées par les chants grégoriens, l’hospitalité et l’artisanat. Cependant, elle n’a pas vraiment quitté Hollywood car en 1960, l’univers des salles obscures se rappelle à elle et, avec l’accord de la communauté, elle accepte de siéger parmi les 5 765 membres de l’Académie des Oscar. Cette année un documentaire sur sa communauté et son parcours, God Is The Bigger Elvis (Dieu est le plus grand Elvis), a été réalisé et présenté aux Oscar. Mère Dolorès conjugue ainsi sa passion du septième art et sa vocation religieuse. Ma Vie… elvis et Dieu » Dolores Hicks, 73 ans, est bonne sœur depuis 44 ans mais avant de rentrer au couvent, elle fréquentait Elvis Presley en personne. « J’ai senti que le moment était venu pour moi. C’est comme si ma vocation... » 23



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