Vérité n°3 mai/jun/jui 2012
Vérité n°3 mai/jun/jui 2012
  • Prix facial : 2,90 €

  • Parution : n°3 de mai/jun/jui 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 22,2 Mo

  • Dans ce numéro : « Mon fils couche avec une femme plus âgée que moi. »

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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38 eXtRaORdinaiRe…...(suite) « Le mystère de la com En 1908 une enseignante britannique en retraite, Wilhelmina Dewar, est trouvée calcinée sur son lit. Or celui-ci est presque intact. Mais en poussant plus avant dans l’enquête, on apprend que la sœur de la victime l’a trouvée brûlée mais encore en vie et qu’elle l’a aidée à se traîner jusqu’à son lit où la malheureuse est morte en achevant de se consumer lentement. Pourtant, ceux à la recherche du sensationnel oublient de mentionner que la victime n’a pas brûlé sur son lit, ce qui explique qu’il soit intact. L’inspecteur de police à la retraite John Heymer est l’un des enquêteurs le plus sérieux sur les phénomènes de combustion vive. Il est arrivé a la conclusion que la chaleur intense provoquant la combustion spontanée provient d’une fl amme alimentée par du gaz et surgissant de l’intérieur du corps. C’est, selon lui, l’unique explication plausible qui rende compte des températures élevées atteintes dans certaines zones du corps. Le CAS De pATRICK ROONeY L’histoire arrivée le soir de Noël 1885 dans une ferme du Middle Ouest, a laissé bien des gens sceptiques et songeurs : le soir de Noël 1885, Patrick Rooney, sa femme et leur domestique John Larson, boivent du whisky dans la cuisine. Larson va ensuite se coucher et se réveille le matin de Noël avec la migraine. En bas, dans la
bustion humaine » cuisine, il trouve, tout recouvert d’une pellicule huileuse, et sur le sol, Patrick Rooney, mort. Lamon prend son cheval et galope prévenir le fils de Rooney, John, qui habite près de là. Revenus à la ferme, les deux hommes remarquent un trou carbonisé près de la table de cuisine. En regardant dans l’excavation, ils trouvent sur la terre, en dessous du plancher de la cuisine, un crâne calciné, quelques os brûlés et un petit tas de cendres. Le coroner a estimé que Patrick était mort par asphyxie provoquée par la fumée du corps de sa femme qui brûlait. Le jury ne rendit aucun verdict. Mrs. Rooney avait disparu dans un feu d’une chaleur fantastique qui ne s’était pas étendu au-delà de ses alentours immédiats. Cela dépassait la compréhension de ce jury de fermiers du Middle Ouest du XIXème siècle. Le CAS De MARY ReeSeR Un des cas les plus récents et les mieux étudiés est celui d’une vieille dame nommée Mary Reeser, dont le corps réduit en cendres fumantes et nauséabondes fut découvert le 2 juillet 1951 dans l’appartement qu’elle occupait en Floride. Seul un des pieds n’avait pas brûlé. Au milieu des cendres on voyait une sorte de boule que l’on supposa être ce qui restait de la tête, curieusement ratatinée. Le mobilier environnant et le parquet étaient à peine touchés. Voilà ce que l’on savait de ce cas assez énigmatique, mais en creusant un peu, on apprend un certains nombre de choses oubliées par les amateurs de fantastique. Ainsi, la dernière fois que Mrs Reeser avait été vue vivante, elle était vêtue d’une chemise de nuit en tissu infl ammable et d’une robe de chambre, installée dans son fauteuil, une cigarette à la main. Un peu auparavant, elle avait dit à son fils médecin qu’elle venait de prendre deux pilules de somnifère et qu’elle en prendrait deux autres avant de se reposer. Enfi n Mrs Reeser était une femme plutôt replète, avec une bonne couche adipeuse sous la peau. Tous les éléments du drame sont réunis. La dormeuse lâche sa cigarette, ses vêtements s’enfl amment, et elle est probablement asphyxiée sans avoir repris connaissance. L’« effet chandelle » commence son œuvre. La graisse fondue tombe sur le bras du fauteuil, qui prend feu à son tour. Le corps roule à terre où s’achèvera la lente auto-combustion. Entre le moment où Mrs Reeser a été vue vivante pour la dernière fois et celui où l’on a retrouvé ses cendres fumantes, il s’est écoulé douze heures. Pourquoi un pied n’a-t-il pas été consumé comme tout le reste ? L’enquête donne la réponse : la victime avait une jambe raide, qu’elle étendait devant elle lorsqu’elle était assise. Quand le fauteuil a croulé, le pied s’est trouvé en dehors de la fl aque de graisse fondue. Quant à la boule identifiée un peu vite comme un crâne rétréci, un expert en médecine légale a estimé qu’il s’agissait probablement d’une masse musculaire du cou, imparfaitement brûlée. Hypothèse évidemment diffi cile à vérifi er, puisqu’on n’a pas pratiqué d’autopsie à l’époque. Enfin, les plus sceptiques se pencheront sur une lecture approfondie des rapports de police qui révèlent que les récits selon lesquels la mystérieuse combustion n’aurait détruit que le corps de la victime, sans toucher aux objets environnants, ne correspondaient pas à la réalité. Non seulement, outre le fauteuil, une table voisine était en partie consumée, mais en plus les pompiers avaient dû intervenir pour éteindre une poutre du plafond. Quant au sol, il avait une bonne raison de ne pas brûler : il était en béton. Ce qui n’empêchera pas le docteur Wilton Krogman, spécialiste très connu de la mort par le feu de déclarer à la vue du corps : « C’est la chose la plus stupéfi ante que je n’ai jamais vue. » avant d’ajouter « Je ne peux pas imaginer une crémation aussi complète sans plus de dommages à l’appartement lui-même et je n’ai jamais vu non plus de crâne humain aussi réduit par une chaleur intense. » Entre les deux analyses, il y a donc un gouffre, mais en cherchant bien et en étant très rationnel, la plupart des théories sur la combustion spontanée sont mises à mal. Pourtant, Les spécialistes qui ont vu le corps de Mrs Reeser reconnaissent qu’il faut une température d’au moins 1 650 °C pour réduire des os en cendres, ce qu’un simple incendie de fauteuil ou de vêtement est incapable de produire. D’autre part, une telle température aurait entraîné la combustion de toute la maison. La quantité de suie dégagée montre que le feu qui a consumé Mrs Reeser l’a fait lentement. Le mystère reste entier. 39



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