Vérité n°3 mai/jun/jui 2012
Vérité n°3 mai/jun/jui 2012
  • Prix facial : 2,90 €

  • Parution : n°3 de mai/jun/jui 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 22,2 Mo

  • Dans ce numéro : « Mon fils couche avec une femme plus âgée que moi. »

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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eXtRaORdinaiRe… « Le mystère de la com 36 Un corps humain peut-il prendre feu spontanément, c’est-à-dire brûler tout seul ? Cette question, qui a l’air dénuée de tout fondement, est pourtant au centre de l’un des plus grands mystères de tous les temps, érigé en théorie médicale au dix-septième siècle. On parle de combustion spontanée lorsqu’un être humain brûle « de l’intérieur » sans qu’aucun élément extérieur apparent ne soit en cause. En général, l’environnement reste intact ou est peu touché, alors que le corps est bien souvent en cendres. La croyance en la possibilité d’un tel phénomène repose sur deux sortes d’incidents, soit des témoignages de gens prétendant avoir vu de leurs propres yeux une personne prendre feu sans raison explicable, soit de la découverte, en dehors de circonstances d’incendie, de cadavres entièrement ou partiellement réduits en cendres. Qu’un être humain vivant s’entoure soudain de fl ammes, ne laissant de lui qu’un tas de cendres avec et quelques débris pour l’identifi er, reste quelque chose de mystérieux et d’effrayant qui n’a pas manqué de fasciner les amateurs de surnaturel.
bustion humaine » C’est ce que l’on appelle la combustion spontanée, et, pour expliquer ce phénomène, certaines théories invoquent des fluctuations géomagnétiques ou une sorte de double électrodynamique du corps humain, alors que d’autres invoquent, tout simplement, l’œuvre du diable, les victimes étant punies par où elles avaient péché, les victimes étant majoritairement des femmes alcooliques. Certains penchent pour l’hypothèse de mitochondries défaillantes qui entraîneraient une réaction en chaîne menant à une mini-explosion interne et à l’embrasement de tout le corps. Le CAS De MMe MILLeT En 1725, à Reims, les restes calcinés d’une certaine Mme Millet sont découverts dans sa cuisine, sur un plancher en partie brûlé. Accusé d’avoir tué sa femme et tenté de camoufl er le crime en allumant un incendie, le mari est condamné mais réussit, à force de persuasion, à porter l’affaire devant une instance supérieure, qui le libère en attribuant la mort de sa femme à une combustion spontanée... la médecine légale reconnaissait donc, par là, ce phénomène si étrange et inexplicable. Dès 1830, le célèbre chirurgien français Dupuytren, dans une Leçon sur la combustion dite spontanée, proposait un scénario que reproduit le Concours médical : « Voici comment les choses doivent se passer le plus souvent : une femme rentre chez elle, après avoir pris une dose plus ou moins forte de liqueurs spiritueuses, il fait froid, et pour résister à la rigueur de la saison, un peu de feu est allumé. On s’assied sur une chaise, une chaufferette placée sous les pieds. Au coma provoqué par les liqueurs spiritueuses vient se joindre l’asphyxie déterminée par le charbon. Le feu prend aux vêtements... Les vêtements s’enfl amment et se consument ; la peau brûle, l’épiderme carbonisé se crevasse, la graisse fond et coule au dehors ; une partie ruisselle sur le parquet, le reste sert à entretenir la combustion ; le jour arrive et tout est consumé. » Dans le cas de Mme Millet, l’enquête révèle, en effet, qu’elle rentrait chez elle tous les soirs en état d’ébriété et que le jour de sa mort elle était entrée dans sa cuisine pour se réchauffer. C’est là que fut découvert ce qui restait d’elle, à une distance de cinquante centimètres du foyer allumé. Un traité de jurisprudence médicale publié en 1883 émettait l’hypothèse selon laquelle ses vêtements avaient pris feu. Force est de constater que dans les cas de combustions spontanées, l’alcool revient très souvent en tant que facteur prédisposant à la surcharge graisseuse et donc favorisant la combustion, ou parce que l’accident s’est produit la victime étant ivre. De plus, les cas de combustions spontanées présentent des constantes : la victime semble ne pas avoir conscience de ce qui lui arrive, la chaleur dégagée est très intense, le feu ne s’étend pas en dehors de la personne et aucun lieu ne semble offrir de protection, y compris les espaces découverts, les navires, les voitures ou même... les cercueils. Ce qui est extrêmement étrange aussi, c’est que le corps est totalement réduit en cendres alors que même dans les crématoriums le corps humain ne devient jamais complètement de la cendre. Il reste toujours des petits fragments d’os qui ont résisté à la chaleur, ce qui n’est pas le cas lors d’une combustion spontanée. Le CAS De JOHN ANDeRSON En 1852, un transporteur de bois nommé Anderson, buveur notoire, descend de sa charrette, trébuche et meurt brûlé sur place. Le cadavre était carbonisé seulement en surface ; les vêtements ont probablement fourni un combustible d’appoint. Sous le cadavre on a trouvé une pipe encore allumée. Dans d’autres cas, la source de feu est un foyer domestique ou un moyen d’éclairage (lampe à pétrole, bougie). Dans les cas les plus récents c’est une cigarette qui a souvent déclenché le drame. 37



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