Vérité n°3 mai/jun/jui 2012
Vérité n°3 mai/jun/jui 2012
  • Prix facial : 2,90 €

  • Parution : n°3 de mai/jun/jui 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 22,2 Mo

  • Dans ce numéro : « Mon fils couche avec une femme plus âgée que moi. »

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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28 Ma Vie… « Le jour où j’ai frappé ma fille » « Mes parents avaient l’habitude de me mettre une fessée lorsque je n’étais pas sage. J’en garde un tellement mauvais souvenir que je m’étais promis de ne jamais reproduire ça avec mes enfants. Alice est l’aînée, j’ai donc toujours été plus permissive avec elle. Mais en grandissant, je me suis rendu compte que cela n’avait pas aidé. Elle était devenue totalement irrespectueuse, elle ne faisait que ce qu’elle voulait et à l’école c’était de pire en pire. Le ton montait très souvent mais j’arrivais à me contrôler. Plusieurs fois j’ai voulu la gifl er car son comportement ne méritait que ça à mon sens mais je ne voulais pas en arriver là. » COMMeNT TOuT A BASCuLÉ « Un jour, tout a basculé. L’école venait d’appeler encore une fois pour dire qu’elle n’était pas allée en cours et en rentrant du travail je suis allée dans sa chambre pour m’expliquer avec elle. J’ai essayé de lui parler mais elle ne répondait pas. Elle restait le nez scotché à l’écran de son portable. Une fois, deux, fois, pas de réaction. Je lui ai donc arraché le téléphone des mains. C’est à ce moment là qu’Alice est rentrée dans une colère noire. Elle m’insultait, me menaçait verbalement et physiquement. Je voulais discuter avec elle mais rien ne marchait. Il y a eu un mot de trop de sa part et je me suis jetée sur elle en hurlant. Je l’ai plaquée sur le lit et l’ai gifl é 3, 4, 5 fois, je ne me souviens plus vraiment. Je criais que je n’avais rien fait pour mériter une fille comme ça. Qu’elle avait tout pour être heureuse. Que ce n’était qu’une petite fille pourrie gâtée qui devrait être enfermée dans un centre pour comprendre la chance qu’elle avait. Mon mari rentrait à ce moment-là du bureau. Quand il a entendu les cris, il a couru dans la chambre d’Alice et m’a empêchée d’aller plus loin. J’étais à bout. « Ma fille avait la lèvre en sang... » Cette maman n’aurait jamais imaginé qu’un jour elle commettrait l’irréparable. En conflit avec sa fille, 15 ans à l’époque, Martine ne sait plus comment renouer le contact. Après une énième dispute, elle perd son sang-froid et frappe sa fille à plusieurs reprises. Un épisode qu’elle qui l’a beaucoup marquée. Quand j’ai vu le visage de ma fille et sa lèvre en sang, j’ai fondu en larmes. J’étais allée beaucoup trop loin et je ne comprenais pas pourquoi. Mon mari m’a enfermée dans notre chambre pour que je me calme et est allée consoler Alice. Quand il est revenu me voir je tremblais encore. C’était vraiment un coup de folie que je ne m’explique toujours pas aujourd’hui. Ma fille n’a pas porté plainte même si c’est tout ce que je méritais. Son comportement s’est amélioré mais notre relation est brisée. Je suis désormais une étrangère pour elle. Je ne peux pas la blâmer mais nous n’avons jamais reparlé de cet événement pour le mettre derrière nous. De mon côté j’ai décidé d’aller voir un psychologue pour m’aider à aller de l’avant. Je suis une bonne mère, je le sais, mais ce que j’ai fait est impardonnable. »
« J’habite à la campagne. Des souris et des rats, j’ai l’habitude d’en voir et il n’y a rien de plus normal dans une ferme. Entre le chat et le grain empoisonné, on arrive très bien à contrôler la population de ces nuisibles. Ce n’est jamais très agréable de les croiser mais tant qu’ils restent cantonnés à la grange, cela ne pose pas plus de problème que ça. Sauf qu’un jour, ils sont arrivés par centaine dans ma maison. J’ai cru que je cauchemardais mais c’était bien réel. Il en avait partout. Ils se faufi laient par tous les conduits. C’était vraiment l’horreur, la panique ». uNe BRuSQue MONTÉe DeS eAuX A CRÉÉ uN MOuveMeNT De pANIQue « Plusieurs jours avant ce matin terrible, il avait beaucoup plu. La rivière à côté de chez nous avait débordé et nous avions les pieds dans l’eau. D’après les experts, c’est à cause de cette brusque montée des eaux que les rats se sont réfugiés chez moi. La veille au soir, tout était normal. Il pleuvait toujours mais j’avais surélevé les meubles au rez-de-chaussée au cas où. Au petit matin, encore endormie, j’ai senti qu’il y avait du mouvement sur mon lit. Je me Ma Vie… « quand les rats m’ont attaquée » Digne d’un scénario de film catastrophe, Véronique s’est réveillée un matin avec des centaines de rats qui avaient élu domicile chez elle. Un épisode traumatisant qu’elle préfèrerait oublier. « Il y avait des dizaines de rats sur mon lit… » suis dit que c’était le chat qui était monté nous faire un coucou. Mais quand j’ai ouvert les yeux j’ai vite compris. Il y a avait des dizaines de rats sur le lit. Ils montaient partout. Il y en avait sur mon oreiller. Ils grimpaient sur moi. J’ai hurlé et mon mari s’est réveillé. Lui non plus n’en croyait pas ses yeux. On a sauté du lit. On ne savait pas où mettre les pieds. Dépassant notre peur, nous avons couru à la cuisine pour trouver un moyen de les faire sortir. Même le chat et le chien étaient complètement prostrés, apeurés ! On a ouvert toutes les portes, donné des coups de balai mais rien n’y faisait. Il en arrivait de partout. C’était incroyable. Un véritable cauchemar. C’était impossible de rester dans la maison. On a donc appelé les pompiers en renfort. Eux aussi n’y croyaient pas. Ils ont fi ni par fermer hermétiquement la maison pour pulvériser un gaz asphyxiant. Après l’intervention, nous avons du déblayer à la pelle des kilos et des kilos de rats morts. C’est une histoire vraiment terrifi ante à laquelle personne ne veut croire. Même si tout est rentré dans l’ordre, j’ai encore du mal à dormir d’un sommeil profond. À chaque petit mouvement, je me réveille en sursaut. Sans compter les cauchemars récurrents toutes les nuits. Petit à petit je vais oublier, mais encore aujourd’hui, quand j’y repense, j’en ai encore des frissons dans le dos. » 29



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