Vérité n°3 mai/jun/jui 2012
Vérité n°3 mai/jun/jui 2012
  • Prix facial : 2,90 €

  • Parution : n°3 de mai/jun/jui 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 22,2 Mo

  • Dans ce numéro : « Mon fils couche avec une femme plus âgée que moi. »

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Ma Vie… « J’ai eu une histoire d’am 20 « On s’est quittés en se promettant de nous revoir mais bien évidemment l’idée d’une relation amoureuse était exclue... » Le tabou de l’inceste reste l’un des plus forts de notre société. Mais il arrive parfois que les sentiments surpassent l’interdit. Erwan, 29 ans, raconte aujourd’hui son histoire d’amour, envers et contre tout, avec Julie, sa demi-sœur. « Mes parents ont divorcé alors que j’étais tout jeune, 2 ans. Comme cela arrive souvent dans ces cas-là, c’est ma mère qui a obtenu ma garde. Je ne voyais donc mon papa qu’un week-end sur deux. À cause de son travail, il a dû s’installer dans le nord de la France. Je ne le voyais donc plus que pour les vacances. Assez vite il a refait sa vie. Un an après sa séparation d’avec ma mère, il a été à nouveau papa d’une petite fille, Julie. Même si je ne voyais pas beaucoup mon papa, tout se passait bien. J’étais content d’être un grand frère et sa nouvelle compagne était vraiment très sympa. C’était un peu comme une deuxième maman pour moi. Comme nous n’avions que trois ans d’écart ma demisœur et moi, nous avons
our avec ma demi-sœur » beaucoup de souvenirs de vacances en commun. Mais une nouvelle fois, le couple de mon père n’a pas tenu et sa nouvelle femme est partie avec leur fille. J’avais dix ans à l’époque. C’était très dur pour moi car nous étions fi nalement assez proches. Lorsque j’allais voir mon père, je lui demandais toujours des nouvelles de Julie et de sa maman. Au début, mon papa me déposait chez elle pour que nous puissions passer du temps ensemble, mais les années ont passé et fi nalement, nous avons coupé les ponts. Le Bac, les études, je menais ma petite barque. Je suis ensuite parti à Angers ayant été accepté dans une école située là-bas. J’adorais ma vie étudiante. Je me suis fait plein de potes, je passais d’une fille à une autre, bref j’étais comme un poisson dans l’eau. Faisant partie du BDE (Bureau Des Étudiants), je m’occupais d’accueillir à chaque rentrée les nouveaux arrivants. Lors du week-end d’intégration, je repère une jolie fille. Super confi ant, je roule des mécaniques et vais l’aborder. Le courant passe bien mais cette fille me semble familière. Je ne sais pas où je l’ai vue, mais je l’ai déjà vue, c’est sûr. Le week-end se passe, je prends son numéro de portable et lui promets de la rappeler très vite. À la fi n de la semaine suivante, on convient d’un rendez-vous. J’étais tout excité à l’idée de la retrouver. Elle m’avait vraiment fait quelque chose. Quand elle arrive dans le bar où je l’attendais, je me dis encore une fois que je la connais. » MALGRÉ LeS TABOuS, L’ATTIRANCe eST LÀ « La soirée avance, je suis sous le charme et elle aussi. Après les banalités d’usage on parle de nos familles, de nos enfances. Il n’a pas fallu très longtemps pour je comprenne d’où je la connaissais. Elle était la fille de mon père. J’étais en train de draguer ma demi-sœur. Le choc ! On était tous les deux plus que gênés. C’était très bizarre. On était contents de se retrouver après tout ce temps mais nos sentiments étaient tellement confus… On s’est quittés en se promettant de nous revoir mais bien évidemment l’idée d’une relation amoureuse était exclue. En rentrant chez moi, j’avais du mal à croire que la fille sur laquelle j’avais fl ashé était de la même famille que moi. Autant dire que je n’ai rien raconté à mes potes. Mais elle m’obsédait. On a donc continué à se voir mais en tant qu’amis. Au fi l du temps, je sentais que j’avais vraiment des sentiments pour elle. Je me dégoûtais. C’était contre nature. Je n’en pouvais plus. J’ai fi ni par lui parler. Je lui ai dit que j’éprouvais pour elle différents de ceux d’un frère pour sa sœur. À ma grande surprise elle aussi. On savait qu’une relation comme celle-ci était taboue mais c’était plus fort que nous. Finalement on s’est embrassés. Au lieu de ressentir une gêne, cela nous a paru tout à fait naturel. Comment embrasser un membre de sa famille peut être naturel ? ! Même si nous n’avons pas grandi ensemble, on était quand même du même sang. Quand on me parlait d’inceste j’avais envie de vomir et c’était exactement ce que j’étais en train de faire. Mais on ne résiste pas à une telle attraction. On a donc continué à se voir. On était heureux ensemble. Le sexe était top, elle était top ! Vivre heureux à deux c’est bien mais on était condamnés à rester cachés. Pas question d’en parler à nos familles respectives. Quant à pouvoir se marier et fonder une famille, c’était hors de question pour plein de raisons. Certains de nos amis étaient au courant de notre relation mais nous n’avons jamais dit que nous étions de la même famille. On avait trop peur du jugement des autres. Notre histoire a continué plus ou moins dans la clandestinité jusqu’à ce que je termine mes études. Il était temps alors de mettre fi n à cette relation. On était tous les deux d’accord pour dire que le moment était venu. Il était alors certain que nous ne nous reverrions plus jamais. Surtout après ce qui s’était passé. Aujourd’hui encore je pense beaucoup à elle. Je n’ai jamais osé demander à mon père ce qu’elle devenait, je ne préfère pas. Cette histoire est derrière moi et elle doit le rester. Elle m’a pourtant marqué au fer rouge et je ne me sens pas toujours bien dans ma peau quand j’y repense. » 21



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