Vérité n°3 mai/jun/jui 2012
Vérité n°3 mai/jun/jui 2012
  • Prix facial : 2,90 €

  • Parution : n°3 de mai/jun/jui 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 22,2 Mo

  • Dans ce numéro : « Mon fils couche avec une femme plus âgée que moi. »

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Ma Vie… « Ma belle-fille a été enl 18 C’est une histoire incroyable comme il en existe peu qui a commencé très mal et qui finit plutôt bien, mais qui laissera des traces indélébiles,en bouleversant la vie de toute une famille : Jaycee Lee Dugard, enlevée à 11 ans est rentrée chez elle après avoir été séquestrée pendant 18 ans par un pervers sexuel et sa femme. « Je suis le plus heureux des hommes, clame William CarlProbyn, le beau-père de la jeune fille, car j’ai toujours eu de l’espoir. Cet enlèvement a détruit sa vie, celle de sa mère et la mienne. » En 1991, Bill est le seul témoin de l’enlèvement de la jeune fille, survenu alors qu’elle partait un matin pour l’école. « Dès que j’ai vu la portière de la voiture s’ouvrir et une main sortir pour attraper Jaycee, j’ai sauté sur mon VTT et j’ai essayé de rattraper la voiture, au sommet de la colline, mais je n’avais pas assez d’énergie, raconte Bill, alors j’ai roulé vers les maisons et ai crié à mon voisin d’appeler la police ! » William CarlProbyn est le dernier à avoir vu la jeune fille.
evée pendant 18 ans » Il est alors entendu par la police, arrêté et soupçonné de l’enlèvement de la jeune fille, ou tout du moins d’y avoir participé. « Les soupçons ont pesé sur moi pendant toutes ces années et ont eu raison de mon mariage avec la mère de Jaycee. Je suis resté un suspect jusqu’à sa libération. » Pourtant, Billa beaucoup œuvré pour que l’on retrouve Jaycee. Il a été de toutes les réunions, de toutes les battues, mais en vain, les soupçons pèsent très longtemps sur lui. Pendant toutes ces années, il garde sur lui la photo de Jaycee, prise juste avant son enlèvement. Ce qu’il aurait fait encore longtemps si elle n’avait fi ni par rentrer chez elle : « J’aurais gardé cette photo jusqu’à la fi n de mes jours, mais maintenant je peux enfi n la serrer pour de vrai dans mes bras. » Probyn explique que son épouse, dont il est aujourd’hui séparé, a été dévastée par l’enlèvement de sa fille : « Pendant les dix années qui ont suivi, elle prenait une semaine de congé à Noël et le jour de l’anniversaire de l’enlèvement, et elle passait son temps à pleurer à la maison. C’était très dur. » La famille s’est réunie peu de temps après le retour de Jaycee et Billa passé là les plus beaux moments de sa vie. « Nous avons pu enfi n passer du temps ensemble sans ce goût amer dans la bouche. C’était bien », dit-il les larmes aux yeux, mais il est très attristé de constater que Jaycee a passé toute son enfance loin d’eux et qu’elle a passé plus de temps avec ses ravisseurs qu’avec sa propre famille. Jaycee était sur le chemin de l’école et se hâtait pour attraper le bus scolaire lorsqu’elle a été enlevée. Alors qu’elle se dépêche, survient une voiture. Une femme la force à monter avant de la maîtriser avec un pistolet paralysant. Selon la police, « la jeune fille est restée en captivité pendant 18 ans, cachée du monde par une série de clôtures, des hangars et des tentes dressées dans le jardin de ses ravisseurs. » Jaycee, retenue à une centaine de kilomètres de sa propre maison, a été violée à plusieurs reprises par son ravisseur, PhilippGarrido, sous la bienveillance de sa femme, Nancy. Elle a donné naissance à deux filles, âgées aujourd’hui de 13 et 17 ans qui ont « également été maintenues cachées dans l’enceinte du jardin, derrière la maison des Garrido », dira la police. Une voisine a déclaré, après l’éclatement de l’affaire : « Mon jardin jouxte celui des Garrido et je pouvais voir les tentes mais je n’ai jamais soupçonné ce qui se jouait là-bas. J’entendais les enfants et c’est vrai que je voyais bien qu’ils vivaient dans les tentes mais je pensais que c’était un jeu. » Elle s’en inquiète auprès de son mari, qui la rassure : « J’ai demandé à mon mari ce qu’il en pensait et pourquoi ces enfants vivaient dans des tentes mais il m’a dit que cela ne nous regardait pas et qu’il fallait laisser les gens vivre comme ils le voulaient. Je regrette maintenant d’avoir suivi son conseil. » Aujourd’hui, les autorités ont déclaré qu’« aucun des enfants n’avait jamais été à l’école. Ils n’ont jamais vu de médecin non plus. Les enfants et leur maman Jaycee ont été maintenus pendant toutes ces années en isolement total sous leurs tentes. » Pourtant, Philp Garrido était déjà fi ché par la police comme délinquant sexuel et devait se rendre régulièrement au poste de police. Un agent de libération conditionnelle a même visité plusieurs fois la maison des Garrido, mais n’a jamais soupçonné quoi que soit. « La maison des Garrido avait une disposition bien particulière. La façon dont la cour arrière est implantée fait qu’on ne peut pas voir le jardin. On peut marcher à travers la maison, marcher dans la cour sans rien soupçonner. » L’affaire a éclaté lorsque PhilippGarrido a été vu avec deux enfants. Il tentait alors de rentrer dans le campus de l’Université de Californie à Berkeley. Des offi ciers ont repéré son comportement étrange avec les enfants et ont fait les vérifi cations d’usage. Il leur est alors apparu que l’homme était en liberté conditionnelle. L’agent de Garrido a été averti et celui-ci a été convoqué pour un interrogatoire. Il est venu accompagné de sa femme, d’une jeune fille qui a dit s’appeler « Alissa » et des deux jeunes filles repérées avec Garrido à l’université. Alors que l’homme était interrogé par son agent de probation, les offi ciers, soupçonneux et curieux, ont isolé la jeune Alissa et lui ont posé des questions. Celle-ci a alors déclaré être la jeune fille enlevé 18 ans plus tôt à South Lake Tahoe et s’appeler Jaycee Lee Dugard. Les policiers ont immédiatement procédé aux vérifi cations nécessaires, qui révèlent que la jeune femme est bien l’enfant disparue un matin d’école, 18 ans plus tôt. Depuis Jaycee et ses deux filles vivent cachées des curieux et des médias qui la traquent pour avoir leur témoignage. Sa famille comme elle-même espèrent pourtant pouvoir être un jour vraiment libres. 19



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