Vérité n°2 mar/avr 2012
Vérité n°2 mar/avr 2012
  • Prix facial : 1,90 €

  • Parution : n°2 de mar/avr 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 27,7 Mo

  • Dans ce numéro : prête à tout pour s'en sortir... « Je me suis mise en vente sur Internet ! »

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MA VIE… « J’ai mis mes enf 16 « Ma femme était complètement perdue et ne comprenait pas ce qui arrivait... » Un archevêque de l’église épiscopale d’Angleterre a été placé en détention pendant 24 heures suite à une plainte de ses voisins. en effet, Mgr Jonathan Blake a placé ses enfants, Nathan, 8 ans et Dominique, 7 ans sur sa cheminée qui se trouve sur le toit de sa maison de Welling, au Sud- Est de Londres, à plus de 12 mètres de hauteur, pour une séance de photos des plus inattendues qui soient : un projet scolaire sur lequel travaillaient les enfants. « J’ai toujours servi l’église et j’ai eu cinq enfants. Je ne comprends pas comment on peut aujourd’hui me soupçonner de maltraiter mes enfants adorés », s’est insurgé l’archevêque qui reçoit régulièrement des enfants, avec sa femme, en tant que famille d’accueil. « En 2005, j’ai été nommé par l’Église épiscopale ouverte de Londres et cela n’a pas plu à beaucoup de gens qui considèrent que
ants sur le toit » le christianisme ne doit être transmis qu’à des prêtres sans femme. Ma position dérange un peu, pourtant toute ma vie et celle de ma famille est dévolue à Dieu et le fait d’être marié n’y change rien. Je dérange un peu alors dès qu’on peut trouver des choses qui fâchent, les gens n’hésitent pas », dit-il en parlant, sans trop se cacher, de ses voisins. Mais quelle idée a-t-il donc eu de mettre ses enfants sur le toit ? « Mes enfants avaient un sujet sur la lecture et les endroits insolites où il faisait bon lire. Nous avons beaucoup discuté de ce sujet ensemble avec toute la famille et les enfants nous disaient que le meilleur endroit pour lire, à leur goût, était sur le toit. Ils rêvaient de se prendre, le temps d’une séance photo, pour Harry Potter. Il n’y a pas de mal à cela ! Ce n’est pas dangereux ! Je me suis rendu plus d’une fois sur le toit et il n’y avait aucun risque pour les enfants. Ils étaient tellement contents ! » Visiblement le point de vue de Jonathan Blake n’a pas été partagé par ses voisins qui ont jugé sa conduite complètement irresponsable. Ils ont appelé la police qui s’est rendue sur place immédiatement pour arrêter le père indélicat. « Ma femme était complètement perdue et ne comprenait pas ce qui arrivait. Je lui ai alors conseillé de se tourner vers le Seigneur et de lui faire confi ance. » C’est ce qu’a fait toute la petite famille qui a vu revenir Jonathan après 24 heures de détention. « Nous n’avions rien de vraiment précis contre lui et les enfants n’ont absolument pas l’air traumatisés. Nous ne pouvions le détenir plus longtemps, alors nous l’avons ramené chez lui après les contrôles d’usage », raconte le policier qui s’est occupé de l’affaire. Mgr Jonathan Blake est bien connu pour tenir des positions qui dérangent un peu. Non seulement il est marié, mais il est aussi divorcé. Il a eu deux enfants d’une première union avant d’avoir trois enfants avec se deuxième femme. Il a été ordonné par l’Église épiscopale après son deuxième mariage. Cette Église pense que toute personne de foi peut donner la messe et les sacrements, et ainsi que Jonathan est le bienvenu parmi ses membres. Celui-ci a une vision bien moderne de son engagement. Il tient un blog, met en ligne des photos de lui et de sa famille et propose même d’envoyer des hosties par la poste. Une pratique bien peu commune contre laquelle beaucoup de paroissiens s’offusquent, alors qu’il parvient à rassembler beaucoup de gens autour de ses pratiques, plus ouvertes qu’à l’accoutumée. « Il faut s’ouvrir aux autres, expliquet-il, et ne pas rester sur les acquis de l’Église. Il faut vivre avec son temps, tout en restant disponible pour les autres. Mes positions peuvent choquer mais je sais que je suis un avant-gardiste qui, un jour, recevra toute la reconnaissance qui m’est due. » Ainsi parle Jonathan qui pense que toute sa vie est conduite dans le droit chemin, et qui conteste le droit aux autres de les juger, sa famille et lui. En attendant, les enfants ont cessé de monter sur le toit, ce qui n’empêche pas le père d’exhiber fi èrement les photos prises ce jour-là, et aux enfants, deux vrais casse-cou en herbe, de raconter leur escapade sur le toit, et la réalisation de leur rêve. « Je ne comprends pas comment on peut aujourd’hui me soupçonner de maltraiter mes enfants adorés... » 17



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