Vérité n°1 jan/fév 2012
Vérité n°1 jan/fév 2012
  • Prix facial : 1,90 €

  • Parution : n°1 de jan/fév 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 26,8 Mo

  • Dans ce numéro : par amour, j'ai sorti ma femme du coma par un baiser !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 40 - 41  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
40 41
« Mes enfants « Petit à petit, je me suis rendu compte que Pierre n’avait pas un comportement normal... » 40 Ma PSY… Certains enfants ou adolescents se montrent violents verbalement ou physiquement envers leurs parents. Cet état de fait est mal connu car c’est un sujet tabou : peu de parents osent en parler de peur de passer pour de mauvais parents ou des parents laxistes. Pourtant il se rencontre dans tous les milieux sociaux. pierre, 20 ans aujourd’hui, est un jeune homme visiblement bien sous tout rapport mais qui a eu des démêlés avec la police suite à une plainte déposée par sa propre mère, qui ne supportait plus ses violences. « Petit à petit, je me suis rendu compte que Pierre n’avait pas un comportement normal à la maison alors qu’en dehors, il était très mignon et qu’on me félicitait très souvent pour sa bonne éducation. Mais une fois tous les deux à la maison, il laissait éclater sa colère pour un rien. Je cédais bien souvent à son chantage. Il prenait de l’assurance et exigeait de plus en plus. Mais ça, je ne m’en suis rendu compte que plus tard, grâce à l’aide d’une psychologue. Je crois que c’était plus simple pour moi de céder et puis je
me frappent » ne voulais pas me fâcher et aurait été incapable de lever la main sur lui. Au début il criait puis il a commencé à lancer des objets à travers les pièces, puis sur moi… » Marion lui trouve à chaque fois des excuses, encore et toujours. Jusqu’au jour où l’inévitable se produit. Il lève la main sur elle, avant que la menace ne se transforme en coups. Marion se rappelle alors que « déjà tout petit il me donnait des petits coups de poings mais pour moi c’était sa façon d’exprimer son mécontentement après la séparation d’avec son père. » Mais Pierre a grandi et il a gagné en force. Le pire, c’est qu’en présence d’autres personnes, il se montre adorable avec sa mère et se comporte comme un fils aimant et respectueux. « Un jour, il a m’a menacée avec une batte de baseball pour de l’argent que je ne voulais pas lui donner ; puis, quelques mois plus tard, il m’a poussée dans les escaliers pour une histoire de mauvaise note. Je suis tombée et j’ai décidé qu’il fallait que ça cesse, que ça allait mal fi nir et que la prochaine fois ce ne serait pas à l’hôpital que j’irais, mais à la morgue. Alors la mort dans l’âme, j’ai porté plainte contre lui. J’étais à bout. » Si aujourd’hui tout va mieux entre Marion et son fils, et que leurs rapports se sont pacifiés, Pierre continue néanmoins de minimiser les incidents : « Quand les fl ics sont venus me chercher, j’étais tranquillement chez moi à attendre le retour de ma mère de l’hôpital. Je n’ai pas bien compris ce qu’ils voulaient. Bien sûr, ma mère et moi on s’était chamaillés pour une niaiserie, comme souvent dans ces cas-là. Elle était dans l’escalier, et j’avais voulu passer en force et elle était tombée. C’est vrai que nous avions souvent des différends, mais ça arrive ! Cependant, pendant la nuit au poste, j’ai réalisé tout ce que j’avais, tout ce qu’elle m’apportait et je me suis dit que ma place n’était pas là. J’étais en révolte, je bouillais intérieurement mais je ne voulais pas tout gâcher. Ma mère a retiré sa plainte mais j’ai accepté de voir quelqu’un pour me suivre et m’aider. Car oui, j’avais besoin d’aide pour calmer cette violence, très dirigée vers ma mère, c’est vrai. Parfois nous voyons la psy tous les deux et si les séances sont parfois diffi ciles, nous sommes repartis sur de bonnes bases. » L’avis du psY Les médecins mais aussi les sociologues expliquent que par sévices à l’égard des parents, on entend tout geste déplacé d’un enfant ou un adolescent, pour prendre le pouvoir sur un parent et le dominer. Il peut s’agir de violences physiques, psychologiques, ou d’exploitation fi nancière. Les garçons comme les filles agressent leurs parents, bien que, dans la majorité des cas, les garçons soient plus violents physiquement que les filles. Les origines de ces violences sont diverses et les jeunes agresseurs peuvent être classés en deux catégories. Tout d’abord, le jeune qui a un problème de drogue ou d’alcool ou qui a été victime ou témoin de violence. Il s’agit alors d’un problème extérieur à la famille et propre au jeune. Deuxième cas, celui de jeunes violents uniquement dans le contexte familial. La violence devient alors le symptôme d’un problème au sein de la famille où il existe un dérèglement qu’il faut corriger au plus vite. « Déjà tout petit il me donnait des petits coups de poings... » Une étude américaine a démontré qu’une famille sur dix était touchée par le phénomène, qui n’a aucune limite sociale ou culturelle. Il touche des parents pauvres et riches, instruits, moins instruits et illettrés. Le principal est en tout cas de réagir le plus tôt possible pour ne pas laisser la violence s’installer dans la famille, sans hésiter à demander de l’aide extérieure. 41



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :