Vérité n°1 jan/fév 2012
Vérité n°1 jan/fév 2012
  • Prix facial : 1,90 €

  • Parution : n°1 de jan/fév 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 26,8 Mo

  • Dans ce numéro : par amour, j'ai sorti ma femme du coma par un baiser !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Ma vie… « J’ai perdu 25 16 Jack a été obligé de s’exiler aux États-Unis pour se faire opérer ! jack est un adolescent de 16 ans qui pesait plus de 133 kilos et souffrait d’une obésité morbide, c’est-à-dire qu’il pouvait en mourir très rapidement. Le jeune homme avalait plus de 4 200 calories par jour et on peut dire qu’il s’empiffrait. Pizza, chips, chocolat et biscuits mangés à outrance peuvent provoquer une mort prématurée due à l’augmentation des risques de maladie cardiaque chronique, « Être gros est un vrai problème de société car les gens vous regardent bizarrement... » d’hypertension artérielle et de diabète. Mais c’était le quotidien du jeune homme qui mangeait n’importe quoi n’importe quand. « Être gros est un vrai problème de société car les gens vous regardent bizarrement. » L’adolescent commence à se sentir différent et devient rapidement la risée de ses camarades d’école. Il n’assume pas cette différence et essaie différents régimes. Mais à chaque fois, c’est la même chose. Il échoue et se remet à manger de plus en
kg en 2 mois » plus. « Je me suis mis dans des situations délicates. C’est comme si je me détruisais tout seul à petit feu et ça a été très dur pour moi de sortir de cette situation. » Le jeune homme est dans une spirale infernale et ne sait pas comment en sortir. Pourtant, il s’y est mis tout seul et ses parents ne savaient plus quoi faire pour l’aider. « Il mangeait son déjeuner à la pause et empruntait de l’argent pour son déjeuner. » « Je n’aimais pas l’école. On me traitait de « contrôleur de graisse » et plus on se moquait de moi, plus je mangeais. Je trouvais confortable le refuge dans la nourriture. J’étais obsédé par elle et je ne pensais qu’à manger. » Il ne sait plus comment s’en sortir et décide alors d’avoir recours à la chirurgie. Une solution radicale mais qui lui semble la seule possible pour le sortir de la situation et freiner son appétit. Malheureusement, même si son cas fait partie des cas désespérés et qu’il est en danger de mort, il ne peut pas se faire opérer dans son pays d’origine, la Grande Bretagne. En effet, pour son pays, il n’est pas encore assez gros pour se faire opérer. Un comble pour un jeune homme qui se sait en danger de mort. Peut-être que s’il attend ses 18 ans, il pourra alors choisir de se faire opérer de son propre chef. Mais à 16 ans, ce n’est pas possible. Jack ne peut pas attendre. Il sait que dans deux ans, ce sera trop tard pour lui. Sa décision est prise, il partira aux États-Unis pour y subir son opération. Là-bas, la chirurgie gastrique est un classique avec plus de 100 000 opérations par an. Jack a eu de la chance car son opération, qui coûtait plus de 20 000 euros, a été fi nancée dans le cadre dune expérimentation. Raison de plus pour ne pas échouer. « Il ne faut pas croire que c’est une opération toute simple. Que l’on se fait opérer et que hop, tout va bien. » En effet, comme le dit Jack, l’opération aide à maigrir mais le patient doit faire preuve d’un énorme investissement et être prêt à changer radicalement sa façon de se nourrir. Ainsi, avant l’opération, le patient doit se nourrir exclusivement de liquide pour réduire le travail du foie. Au moment de l’opération, Jack avait déjà perdu plus de six kilos. Mais ce n’était rien par rapport à ce qui l’attendait. Jack a pu compter sur le soutien de Daniel Castro, un Américain qui a lui-même perdu près de 108 kg, dix-huit mois après son opération. « Le plus dur, c’est l’année qui suit l’opération. C’est extrêmement diffi cile. On ne s’en rend pas compte avant mais il faut être fort psychologiquement. Une fois la première année passée, vous êtes sur le bon chemin et il n’y a plus à s’inquiéter, la perte de poids continue sans effort. » L’opération dure environ 25 minutes et consiste à resserrer le trou de l’estomac par lequel passe la nourriture, de la taille d’un œuf. Ainsi, le patient ne peut plus manger comme avant, sous peine d’être très malade. De plus une terminaison nerveuse de l’estomac est activée pour faire croire au cerveau que celui-ci est plein plus rapidement. Après l’opération, le patient ne peut plus manger trop gras ou trop sucré. De même que des aliments trop « gros ». Ainsi, Jack peut manger du steak, mais uniquement du steak haché et en petite quantité. En revanche, il ne peut plus manger la crème glacée qu’il aimait tant, ni même de boissons gazeuses qui le rendraient malade. « Normalement, ça aurait dû être une vraie torture pour moi, mais je voulais tellement réussir que j’ai tenu bon. » Pourtant il insiste pour dire que « ce n’était pas une décision facile à prendre. Et encore aujourd’hui je dois vraiment me maîtriser pour ne pas trop manger. » De toute manière, son régime est très strict et l’opération l’aide seulement à ne pas ressentir la faim. Il fait aujourd’hui des journées à 1 200 calories et il espère atteindre bientôt son objectif fi xé à 76 kg pour ses 18 ans. « Et encore aujourd’hui je dois vraiment me maîtriser pour ne pas trop manger... » 17



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