Var-Matin n°2015-12-13 dimanche
Var-Matin n°2015-12-13 dimanche
  • Prix facial : 1,50 €

  • Parution : n°2015-12-13 de dimanche

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SCIC Nice-Matin

  • Format : (277 x 395) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 74,9 Mo

  • Dans ce numéro : courses de Noël à Toulon.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 2 - 3  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
2 3
Le fait du jour Enfin, les préparatifs Le retard à l’allumage, observé mi-novembre après les attentats, est derrière. Poussés par les promos, les consommateurs reviennent. La fête familiale est une valeur qui résiste S’il n’y avait des vigiles en poste aux entrées de grands magasins, qui vous demandent d’ouvrir votresac, on se croirait un week-end de décembre tout àfait banal. Après une fréquentation plus en dents de scie que d’ordinaire, les consommateurs ont retrouvé la route des zones piétonnes et centres commerciaux. Les deux semaines à venir ressembleront à celles des années passées : une chasse aux cadeaux. Si vous devez encorevous y mettre, retenez qu’aujourd’hui et dimanche prochain, l’essentiel des commerces sera ouvert. Les secteurs qui résistent toujours L’alimentaire et les jouets sont présentés comme les incontournables. « Les dépenses de Noël sont orientées au bénéfice des enfants et du repas de Noël », indique ainsi le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, le Crédoc (lire aussi ci-dessous). Un chocolatier indépendant, installé à Toulon pense la même chose. « L’alimentation, c’est un peu le refuge. Le chocolat fait plaisir et c’est bon à manger ». Dimanche dernier, sa boutique (déjà) ouverte n’a pas désempli. Les cadeaux, c’est bon pour le moral Malgré l’angoisse ou l’inquiétude qu’ont provoquées les attentats, les fêtes de Noël ont largement repris leurs droits. Pas question de dévaluer le moment que représente cette période tournéevers les enfants et la famille, valeurs fondamentales s’il en est. Préparer des cadeaux, faire plaisir aux siens. C’est aussi un rituel rassurant. Le petit commerce, c’est aussi l’accueil Qu’on se le dise, il n’y apas que les centres commerciaux dans la vi(ll)e. « Les gens ont besoin d’être reçus. Dans une boutique, le besoin d’accueil est primordial », analyse Xavier Taccard, coprésident des Vitrines de Toulon. Le centre-ville s’étoffe de nouvelles enseignes et monte en gamme. L’achat qui n’est « pas lambda », vous le dénicherez peut-êtredans une boutique telle celle de Carole Bertolotti, créatrice de bijoux. « Je ne suis pas dans la rue la plus passante, mais je Franck Lehuédé est chef de projet au pôle consommation et entreprise au Crédoc, le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie. Ses observations se basent sur des échanges avec les acteurs du commerce et du secteur bancaire. Pi0f10 6 y fais venir le monde, souri-t-elle, confiante. Bien sûr que les gens vont faire leurs cadeaux, et le panier moyen est beau. Il y a du potentiel à Toulon ». C’est quand qu’il fait froid ? S’il y a un climat qui ne convient pas aux commerçants, c’est la douceur de l’automne. « On a eu un peu de froid en novembre, on a travaillé. Mais ça s’est vite arrêté », soupire André Picano, Depuis les attentats du 13 novembre, quelle est la tendance observée en région ? En dehors de l’Île-de-France, les choses se passent plutôt bien. Leschoses sont en train de rentrer dans l’ordre. L’élément qui incite les gens à venir dans les magasins, c’est de faire des promotions très intéressantes. qui fait dans l’habillement jeune et stylé. Bien sûr il sera ouvert les dimanches. Dans une vitrine voisine, on affiche un « coup de vent sur les parkas et manteaux ». Les rabais atteignent 40% sur des pièces de 600 €. « Les belles saisons, c’était ça, les cadeaux de Noël », confie la gérante. Les commerçants savent que le rythme va s’accélérer. Il y a onze jours chrono pour rattraper les jours sans. SO. B. Interview express Franck Lehuédé, chef de projet consommation au Crédoc Après les attentats, « le curseur n’est pas trop en défaveur du commerce physique » (Photo DR Crédoc) Qu’en est-il de la fréquentation ? Avoir du passage en magasin crée des achats. Et en plus, cela rassure. On se dit : « S’il y a du monde,c’est qu’on peut y aller ». Les derniers chiffres dont on dispose sont ceux de la deuxième quinzaine de novembre, qui ne comprennent pas les jours des attentats. La fréquentation avait baissé de 5,7% –chiffre national.L’impact est non négligeable,mais limité. Est-ce que Noël est une valeur qui résiste ? De toute façon, les gens ont besoin de fairedes achats. Les sollicitations commerciales sont fortes – publicitédans les boîtes aux lettres, par mail, sur les téléphones portables. Noël est une fête familiale, où les gens sortent assez peu. En revanche, on verra pour les réservations pour le jour de l‘An. Là, il pourrait y avoir un impact plus fort. Est-ce que cela profite aux achats sur Internet ? C’est difficile à dire. Le Net va en croissance, c’est certain et c’était attendu. Mais on ne note pas de psychose, pas de report massif Affluence attendue et espérée aujourd’hui, avant-dernier dimanche avant Noël. Comme pour Xavier Taccard, co-président des Vitrines de Toulon. (Photos Valérie Le Parc et Hélene Dos Santos) sur des achats en ligne.Le curseur n’a pas l’air d’être trop en défaveur du commerce physique. Hormis pour les secteurs du tourisme et des spectacles, qui souffrent. On aura davantage de cadeaux à consommer à l’intérieur de chez soi. Plutôt qu’à l’extérieur. Il reste une situation de crise, qui elle, est structurelle. Le contexte était plutôt favorable. Avec la baisse des prix de l’énergie, le pouvoir d’achat des ménages se maintient. L’évolution des prix est très faible, voire en baisse. Avant les attentats, les prévisions de dépenses pour Noël étaient même à la hausse. PROPOS RECUEILLIS PAR SONIA BONNIN
de Noël s’accélèrent À Mayol, l’espoir de jours meilleurs avant les fêtes Pas de queue dans les boutiques de Mayol, hier. « C’est assez calme pour un samedi », remarque Madie, venue faire ses courses avec sa fille. La direction du centre commercial Mayol se refuse à communiquer quoi que ce soit en terme de fréquentation pendant cette période cruciale pour le chiffre d’affaires des commerçants. Mais dans les allées du centre, on sent que ce n’est pas le rush. « Pour l’instant, ça va à peu près. On espère que ça va continuer avec les ouvertures du week-end », indique Valérie, vendeuse de la boutique Tendances. « Cette semaine a été calme, tempère cette responsable d’un magasin de vêtements pour enfants. On a prolongé nos ventes privées mais même avec ça, c’est pas terrible... ». Un peu plus loin, l’optimisme est aussi très relatif : « Ça dépend des jours, mais la fréquentation est quand même en baisse, commente une autre vendeuse de vêtements pour femme. Je pense que les gens se rabattent sur Grand Var. Il ya plus de boutiques, plus de grandes marques, et le parking est gratuit... » En même temps, « les gens s’y prennent de plus en plus tard pour leurs cadeaux et on aura sans doute plus de monde la semaine prochaine et le dernier week-end avant Noël », conclut-elle. Au centre commercial Mayol, ce n’est pas encore le grand rush des achats de Noêl. « Mais les gens font leurs cadeaux de plus en plus tard, etles derniers jours sont décisifs », fait remarquer une commerçante. (Photos Valérie Le Parc) Des clients fidèles aux centres commerciaux plutôt qu’à Internet Jean-Richard et Marie-José, Toulonnais, ont fait des achats pour eux, hier àMayol. (Photo M.V.) Àonze jours de Noël, la liste des cadeaux est loin d’être bouclée pour Jean-Richard et Marie-José, un couple de toulonnais venu faireses courses hier dans le centre Mayol. Marie-José a quelques paquets dans les mains, « mais ce sont des cadeaux pour moi ! ». Elle sourit : « C’est la première fois que je pense à moi d’abord ! Je n’ai encore rien acheté pour les autres... Mais nos enfants sont grands. Ils auront un paquet de chocolats avec un chèque ». Détendu, le couple préfère faire les boutiques des centres commerciaux plutôt que de commander sur le web. « Internet ? Non, on n’est pas trop branché là-dessus », commente Jean-Richard. Eux n’ont aucune crainte de se rendre dans un centre commercial après les attentats : « Ça nous laisse indifférent, on ne craint plus rien, c’est plus pour les jeunes qu’on a peur », souligne Jean- Richard. Corinne et sa maman Madie, toulonnaises aussi, préfèrent aussi le centre Mayol aux achats sur la toile. « On est venu Corinne et Madie ont fait leurs courses ensemble hier. « C’est assez calme pour un samedi ». chercher des vêtements », commente Corinne. Hier matin, ce n’est pas le gros rush dans les boutiques. « C’est assez calme pour un samedi, confir me Madie. Les attentats ? « Je crois que les gens ypensent mais il faut bien qu’ils fassent leurs cadeaux de Noël. Pour moi, c’est un peu la corvée, je m’y suis prise plus tard que d’habitude car je n’avais pas trop envie ». Pour Corinne, « trouver les cadeaux pour les autres est un plaisir, etc’est aussi un plaisir d’en recevoir ». var-matin Dimanche 13 décembre 2015 Ce qu’ils en pensent « Les gens font de petits cadeaux » Valérie,responsable du magasin Adopt « Après les attentats, ça a été dur pendant une semaine. Une catastrophe, doublée d’une paranoïa injustifiée. On a dû rassurer la clientèle. Puis c’est reparti, la première semaine de décembre. Et depuis le 6 décembre, c’est de nouveau difficile, comme si les gens n’avaient déjà plus d’argent. Ils font de petits cadeaux. Ce qui part bien chez nous, ce sont les petits coffrets à 5,95 €. » « On reste toujours optimiste » Bernard, responsable de la Sellerie « La période de Noël est à l’image du reste de l’année : morose. Entre le contexte économique, les événements sécuritaires... Mais on reste toujours optimiste : ce sont les dix derniers jours avant Noël les plus importants. Les gens restent attachés aux cadeaux de Noël. Les gros achats ont baissé, mais il reste encore des gens qui se font plaisir, même si ce sont des achats réfléchis. »



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :