Var-Matin n°2015-12-04 vendredi
Var-Matin n°2015-12-04 vendredi
  • Prix facial : 1,20 €

  • Parution : n°2015-12-04 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SCIC Nice-Matin

  • Format : (277 x 395) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 75,7 Mo

  • Dans ce numéro : un violent incendie s’est déclaré rue Victor-Michole... trois personnes sont décédées.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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France L acour d’appel de Paris acondamné, hier, Bernard Tapie àrembourser plus de 404 M € obtenus en 2008 pour mettreunterme àson litige avec le Crédit lyonnais sur la revente d’Adidas en 1994. Les époux Tapie et les liquidateurs judiciaires des sociétés du groupe Tapie devront payer solidairement « lasomme de 404 623 082,54 € », aannoncé la cour d’appel de Paris. Cette somme devra être augmentée des intérêts qui courent depuis 2008, apré- cisé une source judiciaire. Les épouxTapie et les liquidateurs devront, en outre, rembourser « les coûts de la procédure d’arbitrage »,adécidé la cour d’appel. « Cette décision constitue un déni de justice pur et simple » acommenté l’avocat de BernardTapie, M e Emmanuel Gaillard. « Nous étudions en conséquence toutes les voies de droit disponibles afin que la justice dans cette affaire, enfin, prévale. » En 2008, un tribunal arbitral privé avait octroyé plus de 404 M € àBernardTapie, une sentence depuis annulée par la justice et entachée du soupçon de fraude. Al’audience au civil le 29 septembre, l’homme d’affairesde72ans avait réclamé entre516 millions et 1,174 milliard d’euros en réparation du préjudice économique et moral qu’il estime avoir subi lors de la revente de l’équipementier en 1994 àl’homme d’affaires RobertLouis- Dreyfus.A l’audience, ses avocats avaient eu des mots très durs pour les représentants de l’ancienne banque publique, « génies malhonnêtes de la finance », qui auraient prémédité la « captation » des avoirs de Bernard Tapie. Pour ses adversaires, l’homme d’affaires était informé du montage et aurait au contraireété sauvé de la faillite par le Lyonnais. Bernard Tapie estime avoir été trahi par le Crédit lyonnais, son banquier historique, dans la revente d’Adidas. En décembre 1992, quand il décide de cesser ses activités économiques, Bernard Tapie est au sommet, ministre de la 12* ge vA ? bus ! -ne acrooeie, IA etete Ville de François Mitterrand, en pleine ascension politique àMarseille. C’est aussi un homme endetté, selon la partie adverse. Au tout début des années 1990, il avait acquis Adidas pour 1,6 milliard de francs, appuyé sur un pool bancaire mené par une filiale du Lyonnais, la Société de banque occidentale (SdBO). Fin 1992, un accordavec la SdBO prévoit l’apurement de ses dettes, notamment par la vente de ses parts dans Adidas, soit 80% du capital. Il donne un mandat de vente au Crédit lyonnais pour 2,085 milliards de francs, soit près de 320 M €. feinnina 4 Le magazine féminin de votre quotidien régional "'CHAQUE DIMANCHE, des portraits, des ambiances, des styles... et sur www.femina.fr Tapiecondamné en appel àrembourser 404 M € Les juges ont estimé, hier, que l’homme d’affaires n’avait pas été lésé par le Crédit lyonnais lors de la vente d’Adidas, en 1993, àungroupe d’investisseurs dont faisait partie la banque publique Double assassinat près d’Agen : le suspect interpellé sans résistance L’homme soupçonné d’avoir abattu froidement un couple en présence de ses enfants, mercredi à Foulayronnes (Lotet-Garonne), a été interpellé « sans opposer de résistance » jeudi, sur le parking d’un supermarché d’Agen, après 24 heures de cavale. Le fugitif, âgé de 60 ans [cicontre son portrait diffusé hier par la gendarmerie],unex-employé de la société de BTP que dirigeait le père de famille tué, avait été condamné le 10 avril à une « mesure d’éloignement » à la suite d’une plainte pour « harcèlement » du chef d’entreprise, selon une source proche de l’enquête. Il avait notamment interdiction de s’approcher du domicile et du lieu de travail de la victime. Il aété placé en garde àvue àAgen. Il avait été arrêté peu avant 9h par la police alors qu’il se trouvait sur un parking, à proximité d’une camionnette qu’il avait volée durant sa fuite et où un fusil a été découvert. Des couleuvres dans la piscine Un ancien cadre de l’entreprise a confirmé que le père de famille était « très menacé [...] depuis des années » par un « ouvrier » ayant travaillé dans l’entreprise. « Jel’ai rencontré il y a trois ou quatre ans sur un marché, il m’avait raconté qu’il avait de la haine à l’encontre » de la victime. « Tout est parti d’un accident du travail en 2008, qui ne le concernait pas lui, mais un copain àlui qui aété blessé.[...] Depuis, il en voulait à la victime et le menaçait régulièrement. Il allait chez lui quand il était absent, il mettait des couleuvres dans la piscine des enfants. Il installait des panneaux avec des inscriptions menaçantes », a-t-il ajouté. Le suspect vivait à Sauvagnas, à une douzaine de kilomètres d’Agen. Il avait quitté l’entreprise pour « inaptitude » il y a quelques années après un arrêt maladie prolongé, selon plusieurs ex-collègues. « Il avait un comportement atypique et il en avait souvent après tout et tout le monde », atémoigné la maire de la commune, Annie Galan, au quotidien Sud-Ouest. En bref Château-Chinon : le Musée Mitterrand cambriolé Le musée du Septennatà Château-Chinon (Nièvre), qui regroupe les cadeaux officiels reçus par l’ancien président de la République François Mitterrand, aété cambriolé par effraction dans la nuit de mercredi à jeudi. Selon les premiers éléments de l’enquête, le butin se situerait « entre 300 et 500 000 € ». Lesvoleurs se sont emparé de plusieurs dizaines d’objets de grande valeur dont des pendules et des sabres,en or,encristal ou encore ornés de diamants. « Untrès, très bon prix » Au moment où Bernard Tapie prend cette décision, ces deux milliards constituaient « un très, très, très bon prix », avait plaidé l’avocat du CDR, la structure chargée de gérer le passif du Lyonnais. Pour la cour d’appel, le « prix de vente -2,085 milliards de francs -correspondait à la valeur réelle d’Adidas à la date de la cession ». De plus, les sociétés de Bernard Tapie « disposaient, àladate de la vente d’Adidas, des mêmes éléments d’information que la banque, notamment sur les perspectives de redressement d’Adidas ». « Etlegroupe Tapie, au vu de ses résultats catastrophiques de 1992, n’était en mesure ni d’obtenir les apports en capital importants qu’exigeait le redressement d’Adidas ni dès lors de conserver durablement les titres et d’envisager une mise en bourse d’Adidas pour son propre compte », estime la cour.Deux mois plus tard, le 12 février 1993, les actions étaient achetées à ce prix par huit acquéreurs, dont une filiale du Lyonnais, Clinvest, des sociétés offshore et une structure luxembourgeoise appartenant à Robert Louis- Dreyfus (» RLD »), décédé depuis. Or, le même jour, cegroupe d’acquéreurs consent une promesse de vente des titres àune autresociété de « RLD » pour près de 3,5 milliards de francs, option levée fin 1994. La cour d’appel ajugé que « laSDBO et Clinvest », les deux filiales du Crédit lyonnais visées par l’homme d’affaires, « n’ont pas commis les fautes qui leur sont reprochées » par BernardTapie. Dans le cadre de l’enquête pénale sur l’arbitrage, Bernard Tapie est mis en examen pour escroquerie en bande organisée et détournement de fonds publics par personne privée. Cinq autres personnes, dont l’actuel patron d’Orange Stéphane Richard, sont mis en examen dans ce dossier toujours àl’instruction. Réforme de l’état d’urgence : ce qui va changer Voiciles premiers éléments du projet de réforme de l’état d’urgence, qui doit être présentéauParlement en janvier : l’état d’urgence sera inscritedans la Constitution au même titre que l’état de siège ; la déché-ance de nationalitéseraétendue aux binationaux condamnés pour acte de terrorisme ; des mesures d’exception, comme les assignations à résidence, seront prolongeables pour six mois au maximum ; le votedu Parlement resteranécessaireet la durée de l’état d’urgence sera toujours fixée par la loi.
Jeudi dernier àSaint-Tropez, lors des obsèques de sa fille tuée au Bataclan, Jean-Marie de Peretti aestimé que rien n’aété fait après les attentats de janvier. Est-ce votreavis ? Je veux d’abordadresser mes condoléances àlafamille et dire combien j’ai étébouleversé par ce qui s’est passé. C’est le cœur de la France qui aété touché. L’uniténationale ne dispense pas,bien au contraire, de l’effort de luciditéque nous devons faireetdes questions qu’il faut poser, même si le risque zéro n’existepas. Qu’est-ce qui aété fait après les attentats de janvier ? Pourquoi avoir attendu novembrepour engager des perquisitions contredes cellules ou des caches d’armes ? Pourquoi avoir attendu novembrepour envisager l’interdiction de retour des djihadistes binationaux en France ? Pourquoi n’avoir pas mis en œuvre sans délais les expulsions des nombreux prédicateurs radicaux étrangers après janvier ? Ilfaut se souvenir que toutes les propositions avancées par l’opposition ont été rejetées par le gouvernement et le FN qui s’est opposé àlaloi sur le renseignement : centres de déradicalisation, déchéancede nationalitépour des Français qui avaient trahi la France, assignation à résidencepour les individus inscrits sur le « fichier S » dont la dangerosité est avérée,pénalisation de la consultation régulièredesites djihadistes,etplus globalement une plus grande fermetédela ‘‘ politique pénale... Par ailleurs,au Parlement européen, les voix écologistes,les voix de gauche,les voix du FN se sont mêlées pour refuser le PNR permettant de connaître et de contrôler qui prend l’avion dès la réservation. Manuel Valls n’écarte pas une nouvelle prolongation de l’état d’urgence. Il faut l’envisager ? Trois semaines après les attentats,on doit passer des annonces aux actes. Il faut savoir ce que l’on fait concrètement de l’état d’urgence. Si c’est pour multiplier les perquisitions, découvrir les caches d’armes, démanteler des réseaux de terroristes,laréponse est oui. Si c’est pour assigner àrésidencedes individus potentiellement dangereux et leur mettredes bracelets électroniques,la réponse est oui. Mais la prolongation de l’état d’urgence ne doit pas masquer une forme d’impuissance à agir ou pire une absence de volonté en temps normal.Il nous faut collectivement trouver de nouvelles réponses var-matin France Vendredi 4décembre 2015 « Votrerégion ne portera pas le visage du désordre » Interview exclusive. Adeux jours du premier tour,Nicolas Sarkozy est soucieux àl’idée que le FN mette la main sur la région Paca et confiant quant àl’issue d’un scrutin aussi important qu’incertain pour la droite J’ai confiance dans le bon sens des Français. » Nicolas Sarkozy, hier midi, au siège des Républicains àParis. (Photo Philippe Dobrowolska) juridiques,procédurales et opérationnelles pour démanteler efficacement et durablement ces réseaux et cescellules,dans le respect du fonctionnement régulier de nos institutions. Approuvez-vous la mise en place des contrôles aux frontières ? Je les approuve d’autant plus que je les demande depuis plusieurs mois face à la crise migratoire. Mais,au-delà du temps de l’état d’urgence, nous sommes en droit de demander ce qui va se passer dans deux ou quatre mois,car Schengen est mort aujourd’hui. Il y a deux solutions : soit une réunion d’urgencedes chefs d’Etat européens pour définir un Schengen 2 réellement protecteur pour notre pays,soit le maintien dans la durée des contrôles effectifs aux frontières intérieures. Aquoi devraressembler ce Schengen 2 ? Il faut au préalable définir une politique migratoire commune à toute l’Europe autour de plusieurs axes : le même niveau d’allocations pour les demandeurs d’asile afin d’éviter tout détournement ou démarche frauduleuse ; la même liste de pays sûrs dont les demandes d’asile de leurs ressortissants seraient refusées ; le même engagement à réduireaustrictminimum l’immigration économique tant que nous avons àfairefaceàune immigration de réfugiés de guerreet conditionner notre aide au développement àlacoopération des pays d’origine dans la lutte contre l’immigration clandestine ; enfin, un même engagement pour que les réfugiés de guerre retournent dans leur pays une fois la paix revenue. Marine Le Pen a déclaré hier que « le fondamentalisme islamiste pullule dans les quartiers ». Elle caricature ? Elle voudrait nous faire croire que son rejet de nos compatriotes musulmans peut être assimilé à la lutte contre la barbarie de l’Etat islamique.Cela n’arien àvoir.La France a des racines chrétiennes, mais notre République est laïque. Plusieurs centaines de cellules ou d’individus radicalisés et potentiellement dangereux, c’est une réalité, et il faut la combattresans ménagement et avec une détermination sans faille. Mais elle mélange tout volontairement : les musulmans de France, un islam de France qui doit s’insérer dans la République et l’Etat islamique que nous devons détruire. Vous avezappelé les Français à un « examen de conscience à propos de l’affaiblissement de la République ». C’est-à-dire ? Nous sommes sous la pression depuis quarante ans d’une bienpensance qui fait que lorsque nous demandions la maîtrise de l’immigration, nous étions qualifiés de xénophobes et de racistes ; quand nous dénoncions les méfaits du radicalisme,nous étions traités d’islamophobes. Lorsque j’ai créé le ministèredeIdentiténationale,que n’ai-je entendu ? Lorsque j’ai dit en ‘‘ Je me réjouisdela campagne que mène Christian Estrosi. » 2012 que la France sortirait de Schengen, que n’ai-je entendu ? Quand j’ai dit lors du discours de Grenoble qu’il fallait retirer la nationalitéàceux qui avaient trahi la France, j’ai été très largement attaqué. La France doit avoir ces débats-là. En dépit de la poussée du FN annoncée par les sondages, êtes-vous confiant ? J’ai confiance dans le bon sens des Français,spécialement de mes compatriotes de la région Paca qui vit de son ouverture au monde,de ses capacités touristiques à nulle autre pareille et de la qualité de son mode de vie. Je connais cette région, je l’aime depuis bien longtemps. Cetterégion ne portera jamais le visage de la fermeture, du désordreetdeladétestation de tous par tous. Jeudi, notre sondage Ifop Fiducial indiquait que la perspective de la victoireduFNenPacainquiète 7chefs d’entreprise sur 10... Il n’y a pas que les chefs d’entreprise. Lescommerçants àqui M me Le Penva expliquer qu’elle est pour le maintien des 35h, les artisans àqui elle va expliquer qu’elle est pour une hausse du Smic de près de 15%, les femmes àqui M me Le Penvaexpliquer qu’elle va fermer le Planning familial.Je ne laisserai pas revenir sur cet acquis et toucher à la liberté de la femme. Imagine-t-on se retrouver avec M me Le Penàlatêtedecetterégion symbole d’histoire, de culture et d’ouverture ? Jecrois àl’identitédela Provenceetdesarégion qui est le contrairedumessage de M me Le Pen. Comprenez-vous que des électeurs aient enviedetout envoyerbalader en votant FN ? Je comprends,je respecte et j’entends le message porté par l’inquiétude,l’angoisse et la colère d’un certain nombredenos compatriotes. Que leur dites-vous ? Ecoutez ce que nous avons àvous dire sur le risque de désordre que présente le fait de confier la gestion d’une région de 5millions d’habitants àquelqu’un qui n’a jamais rien dirigé de sa vie. Qui paieraleprix le plus lourd ? Les habitants. La stratégie de Christian Estrosi est-elle la bonne ? Je me réjouis de la campagne que mène Christian Estrosi entouré et appuyé d’une équipe expérimentée qui a préparé et propose d’innombrables projets,notamment pour défendre l’identité provençale et son économie. L’image de la région avec Christian Estrosi, qui a étéunremarquable ministredela République, comme président, c’est quand même autre chose qu’avec la petite-fille de M. Le Pen ! Christian Estrosi a réuni un comité de soutien qui compte plusieurs personnalités de gauche. Cela ne risque-t-il pas de déstabiliser son électorat ? Christian Estrosi a raison. Nous devons parler à tous les Français qui en ont assezdubilan catastrophique de la gauche àlatêtedelarégion et des échecs de la politique de M. Hollande. L’idée de fusions de listes avec le PS entre les deux tours est totalement exclue ? Veut-on absolument donner un boulevard au FN en expliquant qu’il serait la seule alternative à la gauche ? Il n’y aura pas de combine, pas de négociation, simplement notreliste, nos idées,nos candidats et nos valeurs. Et si certains de vos candidats prenaient l’initiative de fusionner... Dans une famille politique comme la nôtre, on définit collectivement une stratégie et chacun doit la respecter. PROPOS RECUEILLIS PARDENIS CARREAUX dcarreaux@nicematin.fr



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