Var-Matin n°2015-11-28 samedi
Var-Matin n°2015-11-28 samedi
  • Prix facial : 1,50 €

  • Parution : n°2015-11-28 de samedi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SCIC Nice-Matin

  • Format : (277 x 395) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 74,3 Mo

  • Dans ce numéro : des milliers de Varois ont accroché hier le drapeau français à leur fenêtre en hommage aux 130 victimes du 13 novembre

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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la santé Pourquoi le risque de cancer augmenteavecl’âge Recherche Rencontre àNice avec l’une des plus scientifiques les plus connues au monde dans le champ du viellissement. Elle raconte les dessous de cette liaison fatale entre âge et maladies Elle est la papesse mondiale du vieillissement. Aussi modeste que brillante, le P r Judith Campisi présentait ce mois-ci à Nice, dans le cadre dela 8 e conférence internationale bisannuelle de l’International CCN Society organisée par le P r Bernard Perbal (1), ses travaux sur les liens entre âge et maladies. Des travaux qui ont été récompensés par les prix les plus prestigieux. Quesepasse-t-il au cours du vieillissement ? Le vieillissement est caractérisé par un déclin progressif des fonctions des organes,tissus et cellules. Des pathologies bien connues sont ainsi associées à l’avancée en âge,comme l’athérosclérose, l’ostéoporose ou encore les maladies neurodégénératives. Mais, le vieillissement est aussi associé à une prolifération cellulaireinappropriée qu’on appelle « hyperplasie ». On pense actuellement que si on vit assezlongtemps, la probabilité que l’on développe un cancer est de 100%. Même si tout le monde heureusement n’en meurt pas ! Comment explique-t-on cette forme de fatalité ? Lorsque les cellules vieillissent, elles perdent progressivement la capacité P r Judith Campisi. (Photo P.B.) de se diviser et deviennent sénescentes,unétat classiquement considéré comme irréversible. Ces cellules sont rareschez les gens jeunes, et leur nombre augmente avec l’âge dans de nombreux tissus. Elles sont en cause dans ce risque accru de cancer avec l’âge. Ce qui peut surprendre, et que vous avez démontré, c’est que cescellules peuvent aussi êtreprotectrices ! Absolument. Dans un « environnement jeune » Élimination ciblée des cellules sénescentes (jusqu’à l’âge de 50 à 60 ans), ces cellules sénescentes ont tendanceà empêcher que des cellules anormales situées dans leur environnement se multiplient. Elles ont un rôle de suppresseur de tumeur. Et,avecl’âge, elles peuvent au contraire jouer un rôle dans la promotion de tumeurs. Anges et démons. Comment expliquer des rôles aussi opposés ? Il faut chercher du côté d’un ensemble de protéines produites par ces cellules sénescentes,désigné sous biennalecancero2016.coM E-mail : biennale2016@publicreatkins.com le nom de SASP.Tant qu’on est jeune,les composés contenus dans le SASP renforcent l’arrêt de croissancedes cellules anormales éventuellement présentes. Mais lorsque les cellules sénescentes s’accumulent avec l’âge, la composition de cette batterie de protéines évolue,créant, cettefois, des conditions favorables au développement de tumeurs à partir des cellules précancéreuses situées àproximité(microenvironnement). Cette évolution de la composition de SASP participerait aussi au développement des pathologies neurodégénératives et autres maladies liées au vieillissement. Quels espoirs pour l’avenir ? Nous expérimentons plusieurs voies thérapeutiques,dont l’élimination ciblée des cellules sénescentes nous semble la plus prometteuse. Nous avons déjà obtenu quelques résultats très encourageants. PROPOS RECUEILLIS PAR NANCY CATTAN 1. Le congrès,organisé par le P r Bernard Perbal etAnnick PerbalL, s’est tenu du 3 au 8novembre à Nice.Judith Campisi a reçu à cette occasion le prix ICCNS-SPRINGER décerné à un (ou une) scientifique renommé(e) pour son (ou sa) contribution exceptionnelle dans le domaine du vieillissement et du cancer. var-matin Samedi 28 novembre 2015 Témoignage Georges,81ans « Le cancer n’était pas une fatalité, juste une épreuve à traverser » À81ans,Georges Serre est un retraitéalerte qui ne fait vraiment pas son âge.Quatre cancers n’ont pas eu raison de ce dynamique Hyérois. Et « même s’il y a eu des moments difficiles, de la souffrance »,il affirme aujourd’hui que la maladie n’a rien enlevé à sa joie et à son appétit de vivre. « J’ai eu un premier cancer, de la prostate, en 2000, commence à raconter de Georges,avant de s’interrompre et de prévenir : « Je ne suis pas très sûr des dates. Je préfère les oublier. Il y a des choses plus belles dont il faut se souvenir. » Une opération et quarante séances de rayons plus tard, il est victime d’une récidive avec un cancer du rectum et de l’intestin. « J’ai été opéréenurgence, je me suis retrouvé avecune stomie, un intestin artificiel. Ça a duré six mois,mais au départjenesavais pas si ça serait définitif ou pas… Et puis après rebelote. Cancer du foie. On m’a réséqué six morceaux, et quelques années après, àl’occasion d’une nouvelle récidive, on m’aenlevé le lobe gauche plus la vésicule. Et vous voyezlerésultat : même pas mal ! » « Le cancer,pour moi, ce n’était pas une fatalité, reprend-il plus sérieusement. Juste une épreuve à traverser.Même si elle était très dure. Aujourd’hui je marche, je profite de la vie. Je suis un bringueur vous savez ! Je sais m’accorder des petits plaisirs comme un bon vin, profiter de tous les bons moments. J’ai bien récupéré, et je crois que d’avoir gardé un bon moral, d’avoir été bien accompagné, ça a été le facteur principal.Quand j’étais en chimio,j’ai aussi essayé d’oublier un peu mes petits problèmes en aidant les autres,en les aidant à garder le moral.Ça m’aidait, passée la souffrance, à mettre ma maladie à moi de côté. » C. M. 2 ame Monégasque Biennale de Cancérologie Cours Francophone d'Oncologie GRIMALDI FORUM MONACO 03/06 février 2016 * Pour plus d'informations, contacter le Secrétariat Scientifique et Organisateur au +377 97 97 35 55
la santé La sécheresse vaginale traitée par laser Soins Simple, indolore, le laser fractionné CO 2 offre des perspectives thérapeutiques très intéressantes contre l’atrophie vulvo-vaginale liée àune carence en œstrogènes P eu de femmes osent en parler. Elles seraient pourtant très nombreuses àsouffrir de sécheresse vaginale. Plus d’une sur deux en post-ménopause, selon le D r Jean-François Sol, gynécologue àNice. « Cetrouble est responsable de difficultés sexuelles qui peuvent aller parfois jusqu’à l’impossibilité de tout rapportintime. Les femmes se plaignent par ailleurs d’une sensation d’irritation permanente, et présentent un risque accrud’infection. » Àlagenèse de ces troubles, la privation d’œstrogènes, les hormones féminines, associée àla ménopause, ou consécutive àun traitement chirurgical –ablation des ovaires –ouchimique –(traitement par des anti-œstrogénes après un cancer du sein). Entre 250 et 300 € la séance Les fibroblastes de la muqueuse vaginale se retrouvent alors « en repos métabolique » sous l’état de « Lelaser opère une sorte de peeling des cellules mortes », explique le D r Sol. (Photos N.C.) Bientôt, une pilule rose ? Booster la libido des femmes : c’est la promesse faite par la flibansérine, qui devrait êtrebientôt commercialisée aux États-Unis, après avoir obtenu son autorisation de mise sur le marché par la Food and Drug Administration (FDA). Que faut-il penser de cette molécule (à la base, un antidépresseur). L’analyse du D r Carol Burté andrologue et sexologue à Cannes et Draguignan Desmédicaments pour les femmes en panne de désir. N’est ce pas un coup marketing des labos qui créent des problèmes pour vendre leurs pilules ? Le manque de désir est une problématique féminine réelle et fréquente ; une femme sur trois serait concernée. Par contre, peu s’en plaignent, même si pour beaucoup d’entreelles,c’est source de souffrance et ça génère des problèmes de couple. Que sait-on du désir féminin ? Depuis une vingtaine d’années,les recherches se sont intensifiées dans le domaine de la sexualité féminine et ont montré qu’hommes et femmes ne sont pas si différents, du point de vue de leur fonctionnement sexuel. Après la pilule bleue, peut-on parler,avecla flibansérine,de pilule rose ? Non. La flibansérine n’a rien à voir avec un médicament type Viagra qui provoque une augmentation du flux sanguin pour l’érection. Elle agit au niveau du cerveau et stimule le désir. Grâceàcettepilule,plus de problème de désir ? La flibansérine ne va pas résoudre à elle seule le problème du manque de désir,dans la mesure Aider àfranchir le pas d’une consultation D r Carol Burté Sexologue où il est multifactoriel.Par contre, sa mise sur le marché va faire évoluer la prise en charge des problèmes sexuels féminins. Jusque-là, on ne pouvait proposer que des thérapies,certes efficaces,mais nécessitant un travail psychologique auxquelles toutes ne sont pas prêtes. Sans compter les fibrocytes. Les fibrocytes sont incapables de produireactivement l’acide hyaluronique et les autres molécules nécessaires à la constitution d’un tissu conjonctif adéquat. Il en résulte une muqueuse sèche, moins humide, moins vascularisée et donc plus fragile et plus vulnérable aux infections. Parmi les solutions, figurent le traitement hormonal substitutif (THS) et les crèmes locales, elles aussi àbase d’œstrogènes. Mais, « le THS est contre-indiqué chez obstacles financiers et de disponibilités. Parailleurs, les thérapies mettent souvent en jeu le partenaire qui, de son côté,n’est pas toujours d’accord pour se remettreenquestion. Comment entendez-vous « utiliser » la flibansérine ? L’arrivée d’un médicament peut aider à franchir le pas d’une consultation. Nous l’avons constaté avec les troubles sexuels masculins. Le fait d’avoir des molécules actives,même si elles ne sont pas efficaces à100%, permet de soulager le symptôme et commencer à prendredurecul.Souvent, les femmes souffrant de troubles du désir se sentent isolées, dévalorisées dans leur féminité. Leur offrir la possibilitéd’un traitement médicamenteux replace le trouble sexuel dans un contexte médical.Et c’est plutôt positif,car cela légitime cette plainte au-delà du classique « c’est dans la tête » ! Tout problème sexuel peut avoir aussi une cause physique. RECUEILLIS PAR NANCY CATTAN Dépistage du cancer du poumon... COMTR DIS AlInSRIMOTIMES les femmes qui ont eu un cancer, souligne le D r Sol. Etles crèmes sont utilisées avec beaucoup de prudence ».Pour ces femmes, en impasse thérapeutique, et très handicapée dans leur vie sexuelle, « ilexiste déjà les infiltrations vaginales d’acide hyaluronique et « depuis peu un nouveau traitement non hormonal, le laser vaginal. Il opère une sorte de peeling des cellules mortes, régénérant la production de cellules neuves, et assurant ainsi une bonne lubrification »,résume le D r Sol. Si la technique semble avoir convaincu toutes les femmes qui y ont eu recours, le coût, lui, constitue un obstacle de taille : entre 250 et 300 € la séance, sachant que de 1 à 4 séances sont nécessaires et que le traitement doit être renouvelé tous les ans. Et rien àattendre delaSécurité sociale, même en cas de cancer du sein. NANCY CATTANncattan@nicematin.fr la recherche avance... www.projet-air.orgn,:.teruné 1111LCentre Hospitalier FONDATION Universitaire unicE - -d. Nice var-matin Samedi 28 novembre 2015 Un choc thermique La pièce àmain spécifique gynécologique d’un laser ablatif CO 2 fractionné est introduitedans le vagin, puis le praticien procède au traitement à360 degrés de toutelaparoi vaginale (hors col utérin). Le laser envoie des impulsions de 1000 microsecondes. On crée,auniveau du tissu conjonctif,unchoc thermique qui va aboutir àlaproduction d’une protéine spécifique de collagène, la Heat Shock Protein 47 (HSP47). Les fibroblastes retrouvent ainsi leur activité fonctionnelle et leur capacité de synthèse du collagène et d’acide hyaluronique.Les rapports sexuels sont évités pendant 3jours après chaque séance enraison d’une réaction inflammatoirede48h. DÉPARTEMENT rie A1,13-MAFtelMeS



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