Var-Matin n°2015-11-26 jeudi
Var-Matin n°2015-11-26 jeudi
  • Prix facial : 1,20 €

  • Parution : n°2015-11-26 de jeudi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SCIC Nice-Matin

  • Format : (277 x 395) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 73,2 Mo

  • Dans ce numéro : le Var a chaud.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Var Lions Club Cannes Côte d'Azur 28 Novembre 2015 à 20h30 Salle Mira mar - CanneseieeP/er- au bénéfice des sinistrés des Alpes Maritimes aitdeeae qbéne -ar&e interprétée par la troupe ARIA Mise en scène : Guillaume Satta Direction Musicale Suzanne Rosander 0 0 Première partie : Offenbach Deuxième partie : Mozart « Monsieur Choufleuri « Le Directeur de Théâtre » restera chez lui » Prix des places 17 € Réservation à l'Office de Tourisme de Cannes 1 boulevard de la Croisette - Téléphone : 04 92 99 84 22 Ouvert tous les jours de 10h a19h Vente - Dépannage Installation chauffage - climatisation LE LAVANDOUANDOU Mail : climfroidpaca@orange.fr Site : www.climfroidpaca.com Dernièresalve de la défense au procès PIP C ertains risquent de la prison ferme, principalement Jean-Claude Mas, le fondateur et dirigeant historique de PIP,considéré comme instigateur de la fraude aux implants mammaires, contrequi quatreans de prison ferme ont été requis. C’est aussi la peine maximale prévue par la loi, dans le cas d’une tromperie aggravée. Hier, au huitième jour d’audience, le mot de la fin était donné àladéfense, qui a tenté de renverser les perspectives, en plaidant la relaxe pour deux d’entre eux, et l’absence de circonstance aggravante pour tous. « Nous condamner au maléfice du doute » Les plaidoiries ont débuté avec l’analyse scrupuleuse par Me Boudot des rapports sanitaires qui ont suivi la révélation du scandale. « Les prothèses PIP rompent-elles davantage ? Le gel transsude-t-il (passe-t-il la barrière de l’enveloppe) ? » Cela « méritait a minima qu’on fasse des études scientifiques à ce sujet ». Elles n’y sont pas. Des rapports ne relèvent pas de différence significative entre les PIP et les autres marques d’implants. Jean Boudot, défenseur de la directrice qualité, conclut : « On vous demande de nous condamner au maléfice du doute ». De HanneloreFont, rentrée àl’âge de 22 ans comme stagiaire à PIP, il parle de « la succession de petits renoncements » qui ont été les siens, de « la terrible apparence de normalité » qui régnait àPIP.Elle, qui est « rongée de honte, de remords, de culpabilité ». Les ruptures précoces des implants PIP ? « Leur durée de vie s’établit à6,3 ans », dans la moyenne des autres marques testées, poursuit Me Hélène Bourdelois, qui a plaidé la relaxe pour le directeur recherche et développement. L’avocate va même beaucoup plus loin. « Iln’y apas de scandale PIP, on s’en rend compte. Mais en réalité, c’est le scandale des implants mammaires pré-remplis de silicone ».Sur Thierry Brinon : « Laseule chose qu’il afait, ce sont des tests sur le gel PIP, des tests comparatifs, peut-êtreimparfaits. Mais il les afait pour essayer de convaincre Jean- Claude Mas ». D’abandonner son gel, soi-disant le meilleur du monde. La défense du directeur production, Me Roland Rodriguez désigne les trois cadres assis sur le banc des prévenus : « Vous avez choisi d’en faire des boucs émissaires. Ils supportent individuellement une faute collective ». En faveur de Loïc Gossart, il plaide une relaxe. « Ils’est battu pour que PIP passe au gel Nusil (homologué). Il est allé dans le bon sens ».L’avocat questionne la cour : « Pouvez-vous écrire qu’il a un rôle central dans la pérennisation de la fraude ? Et que son intention était une pérennisation de la fraude ? » « Lerôle particulier » de Couty Me Dominique Stephan décrit « lerôle particulier » de Claude Couty, le directeur général, qui n’a « aucune connaissance scientifique », mais un rôle financier et de gestion. Même représentant légal, il n’a pas pu exercer la pleine direction de PIP, parce que Jean-Claude Mas s’est toujours imposé. En CLIM FROID PACA Artisan frigoriste -Climaticien 07 86 89 20 41 Les avocats des cinq prévenus ont plaidé hier, avec deux demandes de relaxe, clôturant huit jours d’audience. Ladécision de la cour d’appel d’Aix est renvoyée au 2mai 2016 « Chacun doit prendreses responsabilités », aplaidé hier,MaîtreHaddad, défenseur de Jean-Claude Mas. (Photo Dominique Leriche) premièreinstance, l’avocate estime que les prévenus « ont été condamnés sur le doute de la circonstance aggravante,etcela, ce n’est pas possible ». « Pas de solidarité entre les prévenus » Dernier à prendre la parole, le défenseur de Jean-Claude Mas doit remonter la pente raide, après que les co-prévenus lui aient tous fait porter le poids de la fraude. « Il n’y apas de solidarité entre les prévenus, ironise Me Yves Haddad en prenant la parole. Mais par contre, chacun doit prendre ses responsabilités ». Avec verve, il tente de retourner le capital d’antipathie qu’inspire le fondateur de PIP. « Iln’est pas sympathique Mas,lancet-il. Mais il est possible aussi qu’il dise la vérité ». Et cette vérité serait de nature à apaiser les victimes : « Aucun risque significatif pour la santé humaine n’a été mis en évidence ». Alors, « tromperie, bien sûr que oui. Tromperie aggravée, bien sûr que non. » L’arrêt de la cour sera rendu le 2mai 2016 à14h. SONIA BONNIN sbonnin@nicematin.fr
Var Violences conjugales : et l’enfant dans tout ça ? Hier,toute la journée, 120 professionnels se sont retrouvés au Hall des expositions de Brignoles afin d’échanger sur la violence à laquelle les enfants sont confrontés lors de situations de crise conjugale « E n cas de violences conjugales, les enfants ne sont jamais que des témoins, ils sont avant tout des victimes », lance d’emblée Nathalie Rocailleux, la directrice des services de l’Association familiale laïque transition. Elle fait partie des 120 professionnels venus participer, hier àBrignoles, àlaconférence traitant de l’impact subi par les enfants lors de violences conjugales. « Àtravers cette journée, organisée une fois par an, nous souhaitons fédérer l’ensemble des acteurs du département de la protection àl’enfance. Créer une culture commune afin d’être le plus réactifs possible une fois sur le terrain. Que chacun sache précisément vers qui se tourner au sein de notre territoire »,détaille Chantal Molinès, l’organisatrice et la déléguée départementale aux droits des femmes et àl’éga- lité àladirection départementale de la cohésion sociale du Var. Hier, aux alentours de 14h30, le conducteur d’un bus aperdu le contrôle de son véhicule alors qu’il circulait sur la route départementale 43 à Rocbaron. Pour des raisons indéterminées, le chauffeur aurait mal négocié un rond-point et fini sa course dans le fossé. Les quatre passagers et le conducteur Assistantes sociales, travailleurs sociaux, éducateurs, gendarmes, psychologues,juristes,puéricultrices (...), ils étaient 120, hier,às’êtredéplacés pour participer àlaconférence. (Photos Gilbert Rinaudo) Présents lors de conflits au sein du foyer, les enfants sont les premiers récepteurs des actes de violence. Qu’il s’agisse de paroles ou d’actes infligés sur eux ou Rocbaron : embouteillages monstres après un accident de bus sont sortis indemnes decette impressionnante embardée. Afin de retirer le bus du fossé, la route départementale 43 a dû être fermée à la circulation de 17h30 à 19h30, provoquant des bouchons jusqu’à l’autoroute. Deux grues venues de Toulon ont été nécessaires pour sortir le véhicule. J. M. Voilà un an, de dramatiques inondations frappaient le Var et particulièrement les secteurs de Hyères et La Londe. Témoignages, solidarité, indemnisation, point sur les travaux... Retrouvez un dossier spécial de 8 pages, vendredi prochain dans Vat, matin une autrevictime, les conséquences sont, d’après les spécialistes, « irrévocables ». Chantal Molinès insiste sur le fait que « chaque mineur ayant grandi dans un environnement de tension et de violence gardera à vie des séquelles psychologiques. Parfois, certains d’entre eux reproduisent même, à l’âge adulte, la violence qu’ils ont vue ou subie. » De la prévention àlaprotection Dans le cadre de violences conjugales, la prise en charge des mineurs se fait en plusieurs étapes, mais surtout au cas par cas. « Avant d’intervenir,nous devons mettre en place un travail de prévention, détaille Claude Page, chargé de mission, à l’aide sociale à l’enfance, dans tout le département. Nous devons d’abord repérer des difficultés ou informations préoccupantes chez l’enfant. » Marque de violence physique, négligence vestimentaire, défaut de soins, déprime… Des premiers signes alarmants que n’importe quel adulte : voisins, maîtresse, membre de la famille, ami (...) peut, et doit, rapporter. Une fois la situation évaluée et confirmée par les spécialistes, (travailleurs sociaux, psychologues, juges…), une procédured’aide àlafamille et de protection à l’enfant var-matin Jeudi 26 novembre2015 est alors engagée. « L’intérêt de l’enfant passe avant tout. Il peut être confié à un centre d’accueil d’urgence ou une famille d’accueil, le temps qu’il se reconstruise et qu’un dialogue s’installe avec les psychologues. » Le but est d’arriver à libérer la parole de l’enfant et retrouver un cadre favorable à son éducation. « Parfois cela prend quelques minutes, quelques heures… Parfois il nous faut des mois avant qu’un enfant arrive à nous parler. Et dans certains cas, c’est une fois adulte qu’il arrive à poser des mots sur ses traumatismes liés à l’enfance »,explique Marie Bruneau, psychologueetdirectrice de l’Association varoise pour le respect de l’enfant. JADE MATHIEU jmathieu@nicematin.fr Les numéros d’urgence àappeler : 3919, anonyme et gratuit, de 9 h à 22h la semaine, de 9hà18 hleweek-end 115,gratuit,24 h/24 119,gratuit 24 h/24 Deux grues ont été nécessaires pour sortir le bus du fossé. (Photo Gilbert Rinaudo)



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