Var-Matin n°2015-11-25 mercredi
Var-Matin n°2015-11-25 mercredi
  • Prix facial : 1,20 €

  • Parution : n°2015-11-25 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SCIC Nice-Matin

  • Format : (277 x 395) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 56,7 Mo

  • Dans ce numéro : faut-il réinstaurer un service national obligatoire ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Toulon Place Vu, lu... entendu Les Centres d’information et d’orientation valettois et seynois en colère Les personnels des centres d’information et d’orientation (CIO) de La Valette etdeLaSeynesur-Mer sont inquiets sur leur devenir. Les fermetures programmées –le 31 décembre pour celui de la Valette, et le 1er octobre 2016 pour la structure seynoise – mobilisent les équipes, soutenues par des parents d’élèves et des enseignants, préoccupés à « défendre unservice d’orientation public, gratuit, laïc, dequalité et de proximité. » Une proximité qui ne serait plus d’actualité avec les fusions programmées : « la fermeture duCIO de la Valette impliquerait une répartition des équipes entre Hyères et Toulon, et ceux de la Seyne fusionneraient avec Toulon. » Àl’appel des organisations syndicales dont le SNES-FSU, une délégation varoise se rendra, aujourd’hui à Nice pour manifester, aux côtés deses collègues, etdeparents d’élèves, devant le siège du Rectorat de Nice, où devrait se dérouler, en début d’après-midi, le comité technique académique. DESTOCKA À PARTIR DU 24 NOVEMBRE Besagne, Bât. A,Z.A.C. Besagne Tél. 04.94.93.31.00 04 94 94 51ii MISS SHOP 6, RUE PARMENTIER - LA SEYNE (PRÈS DU PORT]udronna e vente de Enrobés noirs ou colorés Gravillonnage -Bordures Particuliers Professionnels Seniors hébergés : être danslapositiveattitude « V ivre heureux : le plaisir dans tous les sens » : tel est le thème des échanges, hier, au palais Neptune, de l’association de la Fédération nationale des directeurs d’établissements pour personnes âgées de la section du Var. « Cen’est pas parce qu’on apassé un cap, que c’est fini. On aledroit de vivre »,insiste Nathalie Viteau. La présidente de la Fnadepa-Var,àla tête d’un établissement de la Bellestel aux Adrets, de la Mutuelle du bien vieillir,prend la mesuredel’accompagnement au quotidien de la personne âgée. Il s’agit « d’afficher clairement le respect de la personne quels que soient ses désirs ». Face àdes directions de plus en plus contraintes àdes impératifs de gestion et des conditions d’accueil complexes, les responsables restent attentifs « àlaplace de l’humain » ausein des établissements. Associer les équipes Ouvertàtous les professionnels du grand âge, le congrès, en présence du président national de la Fnadepa Claudy Jarry,a permis hier, aux cinquante-six directeurs des établissements du Var, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse, et leurs équipes d’échanger. Des équipes « engagées dans la démarche du prendre-soin ». « Il s’agit de prendre du recul sur nos pratiquesprofessionnelles et nosorganisations. On est attentif à la bientraitance de nos personnes âgées et à prendre soin de nos équipes. L’un ne va pas sans l’autre », insiste Nathalie Viteau. « Nos équipes sont nos prescripteurs. Vous ne pouvez mieux vous occuper d’une personne que quand vous êtes sur le terrain. Les équipes savent ce dont elles ont besoin, notamment au niveau du matériel adapté, et impulsent par rapport aux démarches d’amélioration continue de la qualité. » « Notre métier n’est pas triste » « Je suis toujours choquée d’entendre que le métier que nous exerçons est triste. Mais il n’est pas triste mon métier, c’est du plaisir au quotidien. G E RA, DARE L LOVE 101WHINO GIOVVANNI CUIRS & FOU IS Rivières de lu Accès de Villas JP.BERNABO 04.94.72.57.08 Réunis, hier, encongrès au palais Neptune, les directeurs d’établissements et services pour personnes âgées ont conjugué « leplaisir dans tous les sens » Nathalie Viteau, présidente delaFnadepa du Var (2 e en partant de la gauche) entourée de l’équipe de l’association, lors du 19 e congrès annuel entre professionnels et auteurs reconnus dans le secteur de la gérontologie. (PhotoC.P) L’image qu’on a, c’est un peu Ehpad égal à prison. Nous ne voyons pas la personne comme quelqu’un de vieux. On voit simplement l’identité et la singularité de chacun. Vieillir,c’est une étape de vie. Les personnes âgées sont des personnes qui ont perdu un conjoint,une maison, et à qui on doit donner l’envie de vivre. On est vieux quand on l’accepte. Le corps, certes, fatigue, mais l’esprit, non. » Nathalie Viteau réfute « tout ce qui est spectacle infantilisant. » « Le conseil départemental propose, ainsi, àdes associations sportives d’intervenir auprès de publics vulnérables comme dans les maisons de retraite. J’y suis bien sûr favorable. Cela peutêtre du tai-chi, une démonstration de volley ou encore un match àexpliquer... » La dimension d’ouverture se traduit, aussi, dans les modalités d’hébergement. « On étudie les Ehpad en milieu ouvert. Il s’agit de proposer l’éventail des activités d’une maison de retraite, mais en extérieur.Des Départements sont déjà pilotes de ces projets. Il est vrai qu’on a beaucoup progressé, ces dix dernières années. » Recruter Les établissements, confrontés « àune charge de travail qui devient de plus en plus lourde avec l’augmentation de la dépendance » n’échappent pas aux problèmes de « recrutement en aide-soignant ». « Le personnel n’est pas en nombre suffisant pour le travail qu’il faudrait faire pour satisfaire de légitimes attentes », adéploré Claudy Jarry, pointant « des moyens qui arrivent moins vite que ne progresse la perte d’autonomie. » CATHERINE PONTONE
var-matin Toulon Mercredi 25 novembre 2015 Violences conjugales : « uncombat permanent » La Journée de lutte contre les violences faites aux femmes, hier, aété l’occasion pour l’Etat et les associations de rappeler que les victimes ne sont pas seules « L es violences faites aux femmes sont inacceptables, intolérables dans notre société. Et le combat est permanent », martèle SabryHani, sous-préfet, lors d’une visite, hier dans les locaux de l’association AFL Transition, au Pont-du-Las. Accompagné de Chantal Molinès, déléguée départementale aux droits des femmes et de la vice-procureure référente des violences conjugales, Sandra Fargetas, le représentant du préfet (1) aprofité de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes pour dénoncer toutes formes de violences et rappeler les dispositifs mis en place. L’État s’appuie sur les associations référencées (voir numéros utiles) pour « accompagner les femmes victimes de violences jusqu’à leur émancipation ». Que ce soit le SIAO/115, qui prend en charge 24 hsur 24 les appels d’urgence, l’accueil de jour de l’AFL ou les permanences d’autres structures spécialisées, le réseau coordonné par l’Etat est en marche. La vice-procureure a souligné que le système judiciaireest aussi en alerte. « Le TGI de Toulon a une politique pénale très forte en matière de violences conjugales ». M. V. 1.Lepréfetarenduvisitehierauxdouaniers, suite à la fusillade de lundi. A4LOticologe AMÉNAGER BRICOLER JARDINER DÉCORER Hier, rencontre dans les locaux de l’AFL transition où sont organisés la pauseparents et l’accueil de jour pour les femmes victimes de violences. Selon la directrice, Nathalie Rocailleux, le public accueilli est deux fois plus important qu’en 2014. (Photos Patrick Blanchard) Mariée de force, violentée,elle rompt le silence C’est un témoignage bouleversant que Mouna (1), une Toulonnaise de 31 ans, a la force de livrer. Cette jeune femme, d’origine algérienne,a subi pendant 10 ans des violences morales, physiques, et des viols perpétrés par son mari. À l’origine, un mariage arrangé en 2005, en Algérie. « Je suis arrivée àToulon six mois après avec mon mari (qui aladouble nationalité franco-algérienne,ndlr). Il s’est montré tout de suite violent avec moi, très nerveux. Il me frappait, m’insultait. C’était régulier », explique-t-elle dans un français encore parfois hésitant. « J’étais voilée. Mon mari m’interdisait d’apprendre le français, de parler à des femmes non voilées, de travailler, de passer mon permis de conduire », raconte-elle, dressant le portrait d’un homme radicalisé. Mouna a eu quatre enfants, âgés de 3à9ans. La petite dernière lui a été arrachée à la maternité : « mon mari l’a donnée àson frère qui Mouna (de dos) atrouvé auprès de l’AFL Transition une aide précieuse, qui achangé sa vie. n’avait pas d’enfant. On m’a présentée à ma fille en lui disant que j’étais sa tante », dit-elle, les larmes aux yeux. Par peur de son bourreau, Mouna n’a pas parlé pendant dix ans. Jusqu’à ce qu’une amie l’amène à la pause-parents de l’association AFL Transition. « J’ai réussi à parler de ce que je vivais parceque je ne voulais pas que mes filles subissent la même chose. Je veux qu’elles soient libres. Mais l’association achangé ma vie et aujourd’hui je suis fière d’avoir dit « non « ». Accompagnée par les professionnelles de l’AFL, Mouna a quitté son mari en août et porté plainte contre lui. D’abordrelâché « pour un vice de procédure », il en aprofité pour s’échapper en Algérie, avec trois de ses filles. Rattrapé par la justice française, il est aujourd’hui en prison. « Mes filles sont toujours en Algérie, dans la famille de mon ex-mari, mais je vais bientôtpouvoir les récupérer.J’ai aussi obtenu la garde de la petite dernière, donnée à son frère », explique Mouna. Une nouvelle vie commence pour la jeune maman qui, en plus de son mari, a quitté son voile. « Je vais faire une formation dans la petite enfance ». 1. Le prénom aété modifié. Pour mieux vous servir Mr Bricolage Les chiffres 216 000 En France,le nombre de femmes âgées de 18 à75 ans victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur ancien ou actuel partenaire intime. En2013, 129 femmes ont été tuées par leur mari, compagnon, ex, ou relation non officielle. 1500 Le nombre de femmes reçues en 2015 dans le Var(tout type de violences confondues) dans le cadre des permanences des associations spécialisées. Parmi elles,80%résident sur le territoire de TPM et 85% sont victimes de violences conjugales. 196 Dans le Var, le nombre,en 2015, de demandes urgentes de mises à l’abri via l’appel au 115, dont 135 demandes concernant un hébergement. Les numéros utiles 3919 : Numéro d’appel anonyme et gratuit àdestination des femmes victimes de violences. 115 : Numéro d’appel gratuit pour la mise àl’abri, 24 hsur 24 et 7jours sur 7. Association Le Cap (harcèlement moral et sexuel au travail et dans les relations decouple) àDraguignan : 06.15.97.29.88. AFL Transition (pause-parents et accueil de jour pour les femmes victimes de violences au sein du couple) àToulon : 04.94.92.74.21. Association d’aide aux victimes d’infractions du Var (Toulon) : 04.98.00.46.80. Femmes d’aujourd’hui à Toulon : 04.94.22.17.82/06.98.12.68.58. Intervenante sociale au commissariat central : 04.98.03.54.15. Mouvement du Nid (prostitution) : 04.94.23.38.47/06.84.02.20.01. Association varoise pour le respect des victimes de violences et de leurs enfants àLaGarde : 04.94.08.00.90/06.15.79.15.39. ALC (Traite des êtres humains) àNice : 04.93.52.42.52. AVEF (suivi thérapeuthique et social des auteurs) àLaSeyne : 04.94.06.67.34. Pont-du-Las Bon Rencontre est ouvert tous les dimanches de l’année de 9h à12h30 Semaine : du lundi au samedi 9h-12h15 et 14h15-19h 98, avenue Armistice-Briand - 82000 Toulon (face Casino Bon Rencontre) 04 94 09 13 04



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