Var-Matin n°2015-10-04 dimanche
Var-Matin n°2015-10-04 dimanche
  • Prix facial : 1,50 €

  • Parution : n°2015-10-04 de dimanche

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SCIC Nice-Matin

  • Format : (277 x 395) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 72,0 Mo

  • Dans ce numéro : plus de 1600 jeunes rugbymen venus de tout le département participent au 23e Tpournoi du Président à Crau.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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l’Histoire Responsable : Régine Meunier -Contact : rmeunier@nicematin.fr Dimanche 4 octobre 2015 PEUR DE RIEN En 1864 est construit grâce à Napoléon III le pont sur le Var, qui était attendu depuis quatre siècles et qui porte désormais son nom Qui, un jour, aura l’audace de construire unpont sur l’estuaire du Var ? Qui osera lancer au travers du fleuve un ouvrage de plus d’un kilomètre susceptible de résister aux crues, permettant d’accéder directement àNice et de circuler sans discontinuité le long du littoral ? Cette question, posée dès le XIV e siècle, ne trouva sa réponse qu’en 1864, àlasuite du rattachement de Nice à la France. Depuis la plus haute antiquité, c’est à gué qu’on traverse le Var. Au Moyen- Age, les pèlerins se rendant àRome et en Terre Sainte empruntent des bacs. Au XIV e siècle naît l’idée de construire un pont. C’est ce que raconte Colette Bourrier-Raynaud dans son livre « Ponts et merveilles » (Éditions Serre). Une collecte est lancée auprès de la population pour financer l’ouvrage. Mais en 1388 la dédition de Nice àla Savoie stoppe toute idée d’ouverture vers l’ouest. Au contraire, le Varsera une frontière efficace entre laSavoie et la Provence. Les années coulent en même temps que le Var... Lorsqu’en juin 1538, le roiFrançois 1er vient rencontrer Charles Quint pour signer la Paix de Nice en présence du pape Paul III, un pont provisoire est créé en juxtaposant des embarcations sur le fleuve pour fairepasser royalement le monarque français et son escorte d’un millier de soldats. Charles- Quint, lui arrive par mer, àVillefranche. C’est en 1704 qu’un premier pont en bois est construit à la hâte, lors de la Guerre de succession d’Espagne, pour permettre le passage des canons des troupes piémontaises vers la Provence. Pour ce faire, des arbres du bord du Var ont été abattus. L’ouvrage ne résistera pas longtemps. Pas plus que celui construit en 1744 pour permettre l’accès des troupes franco-espagnoles au comté de Nice. Il faut attendre la Révolution pour que le premier pont vraiment solide soit Le pont Napoléon III telqu’on peut le voir aujourd’hui. (DR) C’est àl’Empereur Napoléon III que l’on doit en 1864 la construction de la voie ferrée et, en conséquence du pont pour traverser le Var. (DR) La vision du pont de bois au début du XIX e ainspiré le peintreniçois Trachel. (Musée Chéret) édifié. Après s’être emparé de Nice, le général français Anselme souhaite créer un passage vers la France permettant la circulation des marchandises et des renforts. Une forêt entière est dévastée, qui couvrait plusieurs hectares sur la rive gauche du Var, pour trouver le bois nécessaire. L’ouvrage comporte 182 travées, d’une longueur moyenne de 5 mètres chacune. L’enchevêtrement de poutres et de planches, disposées verticalement, horizontalement ou en oblique, est si dense qu’il entrave l’écoulement du fleuve et ne résiste pas àlacrue de 1802. Un nouveau pont est édifié en 1814, renforcé par une digue de pierres destinée à diminuer de moitié la partie en bois. Trois mille mélèzes de la vallée de la Vésubie n’en sont pas moins abattus. Tout comme Trachel,le peintre niçois Fricerio,époux de la fille naturelle dutsar Nicolas 1 er, aété lui aussi inspiré par la vision du pont de bois traversant le Var. (Musée Chéret) Au début du XIX e siècle,onput enfin traverser le Varàpieds sec, grâce àcettepremièreet spectaculaireréalisation en bois. (DR) Napoléon III veut un pont, il en aura deux Mais voilà qu’en 1860, le cours de l’Histoire, plus fort que celui du Var, va bouleverser notre région. Nice est rattachée àlaFrance. Napoléon III souhaite la création d’une ligne de chemin de fer.Le14septembre1860, l’Empereur se rend sur les bords du fleuve, en compagnie du préfet Paulze d’Ivoy pour examiner le projet. On construira deux ponts parallèles : un pour le chemin de fer et un pour les autres véhicules. Une structure en fonte se déploiera au dessus du fleuve en six travées de 50 mètres chacune. Au bout de quatre ans, les travaux sont achevés. Le 26 septembre 1864, le maire de Nice François Malausséna inaugure ledouble pont : lepontroute et le pont-rail. La gare de Nice est ouverte le 18 octobre. L’événement est de portée européenne. Le 21, le tsar Alexandre IIfranchit le pont du Var pour arriver en gare de Nice. Le 27, l’Empereur Napoléon III fait de même. Tout comme le roides Belges Léopold II le 30 octobre. En 1950, on a reconstruit le Pont Napoléon III avec des matériaux modernes (béton et acier). C’est celui qu’on connaît aujourd’hui. Sur une stèle de pierre est écrit : « Ici commençait le comté de Nice détaché de la Provence en 1388 uni àlaFrance en 1860 ». ANDRÉ PEYREGNE BEST OF FLOYD/Le Aneilleve- ce= PINK FLO,YI ? SAMEDI 14 NOVEMBRE - 20H00 - ACROPOLIS NICE RENSEIGENEMENTS - RÉSERVATIONS 04 93 45 98 00 LECRIDELAMARMOTTE.COM POINTS DE VENTE HABITUELS Soit dit en passant Au XIX e siècle, après des débats houleux entre élus, la place deLaCroix àSainte-Maxime est devenue place Louis-Blanc. Laville s’émancipe lentement de la religion. ASainte-Maxime, non loin du bord dumer, se trouve la place Louis Blanc. Les habitants et les touristes la traversent en se dirigeant vers le port ou le casino. Son nom lui aété donné le 16 décembre 1888, lors d’un conseil municipal houleux où le maire Stanislas Bérenguier,nouvellement élu, âgé de seulement 31 ans, décida de remplacer les anciens noms de places et de rues par des « noms de ceux que leur dévouement àlaFrance arendu illustres ». L’événement est raconté par Jean-Daniel de Germond, dans sa précieuse « Histoire et histoires de Sainte -Maxime ». L’esprit de la République et de la laïcité chère à Jules Ferryenflamment les élus municipaux qui, en ce jour,transforment la place des platanes en place Victor-Hugo, la rue delaPompe en rue amiral Courbet, la rueduBallon en ruePaul-Bert, le... « Chemin numéro 7 » en rue Hoche, la place Franc en place Colbert, la rue duPort enrue Thiers (...laquelle deviendra en 1945 rue Gabriel-Péri) et, donc, la place de la Croix en place Louis-Blanc. C’est ce dernier changement qui est le plus fort ensymbole. Il affirme la laïcisation de la société. Des enterrements au suffrage universel La croix, dont la place portait le nom était un ancien calvaire de pierre autour duquel les habitants des campagnes se réunissaient lors des enterrements. Elle avait été détruite l’année précédente, en 1887, par un maire anticlérical, Justinien Perrin. L’affaire avait fait grand bruit et avait d’ailleurs coûté au mairesaréélection. Débaptiser la place de la Croix, c’était poursuivre l’attaque contre la religion. Les conseillers municipaux s’écharpèrent sur le sujet. Les noms d’oiseaux volèrent entre les défenseurs de la religion et de la laïcité. Chacun défendit âprement son camp. Louis-Blanc, dont le nom allait être donné à la place, était cet homme politique né à Madrid en 1811, mort à Cannes en 1882, qui fut membre du gouvernement provisoirede1848, député sous la Troisième République dans les rangs socialistes, militant pour le suffrage universel. Son nom est porté par une avenue à Draguignan, une école à Saint- Tropez, une place à Toulon, une rue à Cannes. « Et si on reconstruisait l’ancienne croix, demanda une voix de l’opposition ? » Le maire Bérenguier balaya la proposition d’un revers d’argument : « Ilnefaut pas que les étrangers arrivant par ce côté, à Sainte- Maxime, croient entrer dans un cimetière. » Il a mis une croix définitive sur le sujet ! ANDRÉ PEYREGNE Louis Blanc,l’homme politique varois dont le nom est porté par plusieurs villes de la région. (DR) Deux aspects de la place Louis Blanc àlafin du XIX e siècle. (DR)
l’Histoire Dimanche 4 octobre 2015 GENS D’ICI Que s’est-il passé le 19 juin 1940, aux abords dAzérailles, dans la Meurtheet-Moselle ? L’armée française ya déployé son front de l’Est. Du moins ce qu’il en reste. Car l’heure de la débâcle est venue. Le 11 juin, l’exode ajeté sur les routes 6à8 millions de Français. Le 12 juin, la bataille de France aété perdue. Le 14, les Allemands sont entrés dans Paris. Le 17 juin le maréchal Pétain a accepté de cesser les combats. Malgré l’appel du 18 juin du général de Gaulle, le gouvernement français aannoncé le 19 sa capitulation. Sur le front les soldats sont partagés entre la consternation de la guerre perdue et le soulagement d’être encore envie. Car, àpartir de cet instant, si les combats cessent, on ne doit plus mourir. Directeur de la musique à Pathé-Cinéma Pourtant, en cet après-midi aux abords d’Azérailles, un coup de feu part d’on ne sait où. Pourquoi, comment ? Onnelesaura jamais. Un soldat français est touché et s’écroule. Il est niçois. C’est l’un des plus brillants enfants de Nice, né le 3janvier 1900, au 46 de la rue Gioffredo. Il aété nommé à 19 ans le plus jeune avocat de France, est devenu le meilleur compositeur de musiques de films de l’entre-deux guerres, a été hissé au poste de directeur de la musique àPathé- Cinéma. Il s’appelle Maurice Jaubert. Sa blessure est grave. Il mourra quelques heures plus tard à l’hôpital de Baccarat. Trois jours avant la signature effective de l’armistice. Il aura droit à des obsèques nationales à Notre Dame de Paris en 1952. Ce jour-là un concert deses œuvres sera donné àl’Opéra de Nice. Sa biographie romancée vient de paraître auSeuil, intitulée « Le beau temps », sous la belle Nos trésors M. Jaubert:génie niçois des musiques de films tué en 1940 MauriceJaubertest né rue Gioffredo à Nice. Il aété l’ami de Renoir et MauriceRavel. (DR) plume de la femme de lettres vivant dans l’arrière-pays niçois Maryline Desbiolles, titulaireduprix Femina. Elle est allée au cœur de la vie et de la musique de Maurice Jaubert. Décrivant ses « Intermèdes », elle écrit joliment : « J’aime l’allégresse nerveuse de l’ouverture, le lyrisme de la musique nocturne zébrée par un faisceau d’éclairs, un tutti de cordes inattendu, j’aime la retenue mélancolique de la chaconne et pour finir la gigue étincelante, virevoltante, joyeuse sans aucun nuage. » La musique de l’Hôtel du Nord c’était lui : atmosphère,atmosphère ! Tel est Maurice Jaubert, qui a passé son enfance àNice, au 20 rue Notre-Dame puis dans le quartier Jeanne-d’Arc, aétudié au « Petit lycée » du boulevard Carabacel puis au « grand lycée » Masséna, aété, àl’âge de 16 ans, le premier àrecevoir un premier prix de r RhifiÉrr MARCELCARNÉ ANNABELLA LOUIS JOUVET Xte. ARLETTY La Flora Gallo-Provincialis paru en 1761 est un herbier exceptionnel réalisé par le botaniste Louis Gérard né àCotignac.Lequel yaconsacré toute savie. Avec 3500 espèces connues, dont certaines endémiques, le département du Varabrite de véritables (la plantule) ainsi que ses premières feuilles. Pour ce son embryon végétal avant la germination de sa graine joyaux du patrimoine floristique. Dès le XVIè siècle faire, Louis Gérard adûrécolter et faire germer les quelques médecins parcourent la Provence en étudiant graines, un travail considérable ! les plantes afin d’élaborer des remèdes. Quelques inventaires botaniques apparaissent au début du XVIII e siècle, L’hommage de l’académie des Sciences mais le premier ouvrage sérieux sur la flore deProvence, L’ouvrage aimmédiatement produit une grande sensation dans le monde savant et valu àson auteur l’estime et la « Flora Gallo Provincialis » ne parait qu’en 1761. Il est l’œuvre dumédecin botaniste Louis Gérard, né àCoti- gnac (1733-1819). Pour cet ouvrage de 612 pages qu’il a maient la science des fleurs. Apartir de cette parution, mis toute sa vie à élaborer,Louis Gérard a collaboré e avec. LOUIS Louis uez Gérard fut considéré comme l’un des plus savants Bernard de Jussieu (1686-1758), botaniste du Jar- 77 botanistee botanistes français. Six ans plus tard, il est élu membre din du roiLouis XV.Jussieu est àl’origine de la correspondant de l’Académie royale des sciences. La la considération de tous ceux qui, àcette époque, ai-t, méthode de classification des végétaux suivant Flora fora Gallo-Provincialis est considérée comme une véri- un système basé sur leur morphologie. Cette À table banque de données sur le végétal du XVIII e siècle. méthodologie aété mise en application pour lai Elle permet aujourd’hui aux botanistes d’observer les première fois dans l’ouvrage de Gérard. Elle est mui mutations des plantes au fil des siècles et aide en toujours utilisée de nos jours. L’intérêt majeur ijeur z 4''-,e, /,'\1 Tout en exerçant comme médecin de campagne de cet extraordinaire herbier rédigé en latin, r.ç à Cotignac,Louis Gérard a continué ses, est sa grande valeur patrimoniale car c’est activités de botaniste enparcourant la le seul herbier français qui présente, en Provence pour yrécolter des plantes. Il est élu membre correspondant de l’Académie royale plus de l’échantillon de la plante adulte,e, des sciences en 1787. (DR) A HDREX 4111'R € RLINOT T SENSATIONNEL Mobilisé le 2septembre1939, il meurtle19juin 1940 sur le front d’Azérailles. Un concertdeses œuvres est donné àNicetandis que se déroulent ses obsèques nationales àParis. (DR) On lui doit la musique de nombreux films des années trentedont l’hôtel du Nordou le Quai des Brumes. (DR) piano au conservatoire de Nice nouvellement créé. Le conservatoire se trouvait à l’époque àl’actuelle Bourse du Travail. Il aété ami de Renoir àCagnes-sur-Mer,aeuMaurice Ravel (l’auteur du « Boléro ») pour témoin de mariage, acomposé les musiques des films « Zéro de conduite » et l’« Atalante » de Jean Vigo, « Quatorze juillet » de René Clair, « Un carnet de bal » et la « Fin du jour » de Duvivier, « Drôle de drame », « Hôtel du Nord »,le « Quai des brumes » et le « Jour se lève » de Marcel Carné. Atmosphère, atmosphère de sa musique dans les films de Carné ! Mobilisé le 2septembre 1939, Maurice Jaubert part à la guerre « après avoir commandé un uniforme tout neuf », arapporté son ami le poète niçois Georges Neveu. Il est enterré au cimetière de Caucade à Nice, sous une allée d’arbres qui ménage aux morts un repos paisible.. ANDRÉ PEYREGNE ACTU... actu... L’EXPOSITION Un bestiaire fabuleux àLaCadière Le dragon, créaturemythique, aquatique, terrestreetcéleste àlafois, qui crache le feu ; la licorne àlafois monstre sanguinaireetpaisible antilope ; ou encorelegriffon àtête, ailes et pattes avant d’aigle mais au corps de lion et, quelques fois queue de serpent... Ce sont autant de créatures fantastiques et merveilleuse qui, chassées hors des églises par la colère de saint Bernard, sont venues décorer les marges des manuscrits. Qu’elles racontent l’antiquité, la Bible, les légendes orientales et médiévales, leurs aventures sont à découvrir en images lors de cette exposition. Elle dévoile des enluminures étonnantes, tirées des plus beaux bestiaires du Moyen Âge et de la Renaissance. Jusqu’au 24 décembre,Maison du Terroir et du Patrimoine,155 avenue Jansoulin, La Cadière.Dumardi au vendredi de 14h à 17h, le samedi de 10h à12h et de 14h à17h. Entrée libre.Tél : 0494982656. www.maisondupatrimoine.fr LA COMMÉMORATION ÀNice, les 70 ans de l’épopée du Régiment de Chasse Normandie-Niémen Du 5 au 25 octobre, Nice célèbre les 70 ans de la fin de l’épopée du régiment de chasse Normandie-Niémen et rend hommage au général Louis Delfino, né à Nice le 5 octobre 1912. L’inauguration de la nouvelle stèle en l’honneur de ce courageux chef d’escadron se fera avec un passage de rafales du régiment. Elle est prévue le 5octobreà 10h30 au Jardin Normandie- Niémen, bd Delfino. Une exposition itinérante racontant l’histoire de ces soldats se poursuivra jusqu’au 30 octobre à la Maison des associations des anciens combattants, 36, bd Risso. Des conférences sont aussi prévues les samedis 17 et 24 octobre à l’Amphithéâtre de l’espace associations de la place Garibaldi. Des projections cinématographiques auront lieu les dimanche 18 et 25 octobre à 17h à la Cinémathèque de Nice,3,esplanade Kennedy.Entrée libre. Dans la FloraGallo- Provincialis se trouvent répertoriées toutes les espèces provençales connues àlafindu XVIII e siècle.Elles sont réparties en 535 genres, à leur tour classifiés en 63 groupes naturels. (DR) même temps à interpréter l’évolution de la société. Mais, malgré sa notoriété et les louanges qui lui furent prodiguées par tout ce que la science comptait alors de plus éminent, le nom de Louis Gérard est presque inconnu, même en son pays natal. Cet oubli tient àcequ’il était une de ces âmes d’élite qui ne travaillent que pour la science, sans se préoccuper de la renommée que celle-ci lui accorde quelquefois. A son décès, son riche herbier fut mis de côté et laissé àl’abandon. En 1833, le conseil général du Var en fit l’acquisition. Aujourd’hui, la Flora Gallo-Provincialis est conservée au Muséum d’histoire naturelle de Toulon et du Var. NELLY NUSSBAUM Source : Département duVar(Muséum d’histoire naturelle deToulon et duVar).



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