Var-Matin n°2015-03-07 samedi
Var-Matin n°2015-03-07 samedi
  • Prix facial : 1,50 €

  • Parution : n°2015-03-07 de samedi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SCIC Nice-Matin

  • Format : (277 x 395) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 65,2 Mo

  • Dans ce numéro : rideaux tirés en centre-ville de Toulon.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Toulon Place LES CROSSOVER NISSAN. VOUS ALLEZ LES AIMER SANS CONDITION. PORTES OUVERTES DU 13 AU 15 MARS *. NOUVEAU NISSAN JUKE À PARTIR DE 199 € /MOIS(1) SANS APPORT (4) SANS CONDITION NOUVEAU NISSAN QASHQAI À PARTIR DE 289 € /MOIS(2) SANS APPORT (4) SANS CONDITION Besagne, Bât. A,Z.A.C. Besagne Tél. 04.94.93.31.00 Commerce:larue d’Alger Economie Sept professionnels sur la trentaine de commerçants implantés dans cette artère principale ducentre-ville ont baissé le rideau. Crise et travaux publics sont pointés du doigt L arue d’Alger,satrentaine de commerces ouverts sur des places emblématiques -Camille Ledeau à l’angle de la rue d’Astour, la Cathédrale rejointe par la rue Emile-Zola, Gustave Lambert ou encore la place Gambetta relookées -et ses commerces fermés. Ils sont sept àavoir baissé le rideau au fil des ans, plus particulièrement au cours de ces derniers mois. Samedi dernier, lemême jour, deux enseignes au bas de la rue ont mis la clef sous la porte : Little Italy et Platinium. Ils étaient situés à l’angle de la rue Seillon, entièrement refaite, et de la place Gambetta. Franck Pappo atiré le rideau de sa boutique Platinium samedi dernier. Dans un message placardé sur sa vitrine, ildéplore l’impact négatif des travaux de la rue Séillon sur son chiffre d’affaires. (Photos Patrick Blanchard etC.P.) « Remercier la mort dans l’âme sa clientèle » Si le premier responsable a baissé le rideau sans faire de bruit, le second, installé depuis dix ans, a préféré « remercier la mort dans l’âme sa clientèle pour toutes ses années passées ensemble » en lui fournissant « son » explication. Une sorte de « J’accuse » à l’encre du XXI e siècle, publié sous la forme d’une affiche collée à l’intérieur de sa vitrine. Paraphée par Franck Pappo, gérant de la SARL « Platinium », au 42 rue d’Alger, la pancarte d’une couleur vert fluo attire l’œil. Et surtout l’attention par son contenu : « Jevoulais remercier la politique de la ville car avec ses travaux de réaménagement et surtout sans aucune aide financière, elle a réussi à faire fermer tous les commerces autour de moi (..). » Pour ce Parisien, venu s’installer dans le sud, et plus spécialement à Toulon réputée pour « être commercialement un bon compromis pour travailler aussi bien l’hiver que l’été »,la pilule est amère. Après s’être installé, sept ans durant au 3 rue Henri-Seillon avant de migrer à quelques centaines de mètres, au 42 rue d’Alger, il est contraint de « céder en urgence son bail ». Pourtant, cette implantation dans l’unique centre-ville de France en zone Franche ne s’est pas faite, tient àpréciser la ville, « sans un apport d’aides dans le cadre des dispositifs en place » (1). Mais le bilan, aujourd’hui, pour ce père de famille de trois enfants est lourd. « J’ai perdu sur les cinq derniers mois 60% de chiffre d’affaires », dit-il. Comment l’expliquer ? Certes, personne ne nie « le contexte économique difficile d’aujourd’hui », confie un commerçant, installé depuis 28 ans au 38 rued’Alger.Mais elle ne peut être, selon Françk Pappo, la seule responsable d’une perte de recettes. « La crise est responsable à hauteur de 25 à30%delabaisse. Les 30%restant du manque àgagner ces six derniers mois –soit 7500 euros de perte par mois – sont dûs aux travaux engagés sur la rue Henri-Seillon qui ont démarré au mois de juillet dernier, soit le 1er jour des soldes ! Cela aété le summum en pleine saison et Tchernobyl devant l’entrée de mon magasin ! » Il n’est pas le seul àavoir souffert des travaux, notamment ceux d’enfouissement « àrépétition des réseaux ». « Une meilleure coordination entre les différents opérateurs serait souhaitable », confie ce commerçant. La « proximité des travaux » aeu NOUVEAU NISSAN X-TRAIL À PARTIR DE 369 € /MOIS(3) SANS APPORT (4) SANS CONDITION aussi un impact pour le responsable du magasin de prêt-à-porter pour homme, « Firenzio ». Certes, ce professionnel a retenu sa clientèle « fidèle » mais « on a complètement perdu la clientèle de passage durant les travaux. » Découvrez ces offres dans l’une de vos concessions NISSAN TOULON EST 903, av Draguignan - La Garde ZI Toulon Est -A570 sortie 6 Tel. 04 94 14 71 71 NISSAN TOULON OUEST Av. Aristide Briand Quartier Lagoubran -A50 sortie 15 Tel. 04 94 89 73 89 Suivez-nous sur facebook.com/nissancotedazur « Le grain de sable de trop » « Psychologiquement, les gens ont vu qu’il y a eu des travaux pendant six mois, et tout le bas de la ville aété condamné. Les gens ne sont plus descendus. Ils en avaient marre de prendre de la poussière... »,renchérit Franck Pappo. « Mais on asupporté tout cela car on espère du mieux pour l’avenir », ajoute le patron de « Firenzio ». Pour Franck Pappo, l’avenir s’est assombri faute « de n’avoir pu obtenir un dédommagement financier malgré mes demandes auprès de la ville. » Déjà en difficulté financièrement, les travaux « ont été le grain de sable de trop dans la crise ». « On nous dit : « on améliore vos rues pour que les gens puissent revenir ». Mais le problème n’est pas là. Ils reviendront encore moins s’il n’y aplus de commerçants. Cela a dévalué la valeur des biens... », dénonce-t-il. Un point de vue non partagé par l’adjoint au commerce, Laurent Jérôme, confiant « dans la venue d’investisseurs » attirés et l’arrivée de nouvelles enseignes (lire en page suivante). CATHERINE PONTONE 1. Une rénovation de la devanture, un loyer temporaire proposé parVar aménagement développement sur le local de la rue Seillon, et une subvention accordée sur les fonds Fisac lors de son installation rue d’Alger. www.nissan-cotedazur.com Innover autrement. *Le dimanche 15, selon autorisation. (1) Exemple pour un Nouveau Nissan JUKE Visia 1.6L 94 neuf en Location Longue Durée sur 49 mois, 40 000 km maximum, premier loyer de 1599 € (4) puis 48 loyers de 199 €. Restitution du véhicule chez votre Concessionnaire en fin de contrat avec paiement des frais de remise en état standard et des kilomètres supplémentaires. Sous réserve d’acceptation par Diac -RCS Bobigny 702 002 221. Modèle présenté : Nouveau Nissan JUKE Tekna DIG-T115 avec option peinture métallisée et Pack extérieur Creative Line, en Location Longue Durée sur 49 mois, 40 000 km maximum, premier loyer de 2385 € (4) puis 48 loyers de 341 €. (2) Exemple pour un Nouveau Nissan QASHQAI Visia DIG-T115 neuf en Location Longue Durée sur 49 mois, 40 000 km maximum, premier loyer de 1980 € (4) puis 48 loyers de 289 €. Modèle présenté : Nouveau Nissan QASHQAI Tekna DIG-T115 Gamme 2015 avec options peinture métallisée et toit panoramique en verre, en Location Longue Durée sur 49 mois, 40 000 km maximum, premier loyer de 2655 € (4) puis 48 loyers de 388 €. (3) Exemple pour un Nouveau Nissan X-TRAIL Visia dCi 130 neuf en Location Longue Durée sur 49 mois, 60 000 km maximum, premier loyer de 2240 € (4) puis 48 loyers de 369 €. Modèle présenté : Nouveau Nissan X-TRAIL Tekna dCi 130 BVM 2WD avec option peinture métallisée en Location Longue Durée sur 49 mois, 60 000 km maximum, premier loyer de 2840 € (4) puis 48 loyers de 503 €. (4) Premier loyer pris en (5) charge par votre Concessionnaire NISSAN. Offres réservées aux particuliers, non cumulables avec d’autres offres, valables jusqu’au 31/03/2015 chez les Concessionnaires NISSAN participants. (5) Limitées à100 000 km. NISSAN WEST EUROPE SAS au capital de 5610 475 € -RCS Versailles n°B699 809 174 -Parc d’Affaires du ValSaint-Quentin -2,rue René Caudron -CS10213 -78961 Voisins-le-Bretonneux Cedex. Nouveau Nissan JUKE : Consommations gamme cycle mixte (l/100km) : 4,0 - 7,4. Émissions CO 2 (g/km) : 104 - 169. - Nouveau Nissan QASHQAI : Consommations gamme cycle mixte (l/100 km) : 3,8 - 6,0. Émissions de CO 2 (g/km) : 99-138. - Nouveau Nissan X-TRAIL : Consommations gamme cycle mixte (l/100 km) : 4,9 - 5,3. Émissions CO 2 (g/km) : 129 - 139.
var-matin Toulon Samedi 7mars 2015 àuntournant Laurent Jérome : « Laville a la chanced’avoir du potentiel » B aisse du pouvoir Des commerçants se d’achat, crise économique d’autant « plus travaux publics ? plaignent de souffrir des ressentie depuis septembre 2014 » et « uncontexte économique très dur » : l’adjoint au commerce, Laurent Jérome reconnaît avoir reçu, ces derniers mois, « trois appels àl’aide de commerçants éprouvant des difficultés ». Qu’ils soient ou non implantés sur des axes commerciaux revitalisés par des travaux d’aménagements urbains. S’il ne nie pas « lagêne » susceptible d’être occasionnée par des travaux de requalification urbaine, il prend la mesure « dela chance de la ville d’avoir du potentiel du développement économique, commercial et touristique », etdes « efforts effectués par la ville partie de loin en 2001 » et de l’ensemble des aides mis en place, au fil des ans. Parmi elles, le dispositif zone franche –prolongée jusqu’en 2020–, 1,5 M € de fonds Fisac obtenus par la ville, des subventions pour rénovation de devantures de façades, bails commerciaux précaires, le label « Ouonmet l’argent sur les aménagements urbains, ou on le met sur des compensations financières », martèle Laurent Jérôme, adjoint au commerce. (Photo doc. D.G.) Nous avons été confrontés, rue Seillon à des problèmes de pluie et de réseaux. Cela aduré un mois et demi de plus de ce qu’était prévu (neuf mois de travaux au total, Ndlr) Mais le résultat est réussi. Sur les commerces déjà en difficulté enmatière de trésorerie et qui ont fermé... il serait peut être arrivé lamême chose dans six mois, sans les travaux. Je ne nie pas que cela leur pose des problèmes. On en est conscient. Il yades commerces qui ont tenu, et qui fonctionnent. La ville est partie dans une politique d’aménagement et de réaménagement urbain de qualité, et àmarche forcée (depuis 2001, de très gros efforts qui ont été faits en centre ville et dans les quartiers). Le choix aété de mettre les budgets là-dessus. On a « station de tourisme » ou encore, le droit de préemption des fonds de commerce. « LaVille se doit de créer les conditions pour que les commerçants aient un chaland et un pouvoir d’achat. Tout ce qui est aménagement urbain, qualité du service public, la culture, le sport, toutes ces conditionslà qui sont créées, et sur lesquelles on atravaillé et allons travailler encore », a expliqué Laurent Jérome lors d’une réunion àhuis clos, mardi, avec les commerçants appelés àêtre rencontrés régulièrement. Quel regard portez-vous sur le bas de la rue d’Alger ? Ce secteur-là atoujours été difficile, mais cela était maintenu par une activité des commerçants. Le bas de la rue d’Alger comme le secteur de la mairie était un peu le parent-pauvre auniveau de l’aménagement urbain. Il yaenaqui ont fait des efforts, mais il faut redynamiser tout ce secteur d’où l’importance des travaux. fait des gros chantiers (place duThéâtre, rue Jean-Jaurès, rue Lamalgue au Mourillon…). On atoujours dit que la priorité était là-dessus : on devait créer les conditions au niveau du suivi duchantier pour qu’il yait le moins de nuisances possibles au niveau des commerçants mais qu’il n’y avait pas de politique de compensation financière. Pour quelle raison ? D’abord, c’est une politique qui est très lourde au niveau juridique. Il faut plusieurs bilans pour montrer, et prouver. Àun moment donné, il yaunchoix à faire. Cela atoujours été, expliqué aux commerçants comme à Malbousquet, àl’entrée ouest de la ville où le chantier fut très difficile. Ce choix est assumé car de toute façon, la ville n’en apas les moyens. Ou on met l’argent sur les aménagements urbains, où on le met sur des compensations financières, etàce moment-là on fait trois fois moins de chantiers. Ne redoutez-vous pas une timidité des investisseurs ? Les investisseurs sur lebas de la rue d’Alger, onneles avait plus. Ce n’était pas un secteur commerçant. Les locaux fermés vont être réoccupés. Àlarue Lamalgue, denouveaux commerces sesont installés. C’est un des signes de vitalité, et le commerce repart. C’est difficile pour le commerçant qui yest. Ils en sont tous conscients, mais ils sont contents que la rue d’Alger au final va être refaite. Relooking de la rue : calendrier issu de la concertation Dans la continuitédes travaux de la requalification urbaine (1), larue d’Alger va êtrerelookée. Une réunion de concertation entreles commerçants de la rue d’Alger,les habitants,lecomitéd’intérêt local et les servicescommercesetdelavoirie est d’ores et déjà prévue au début du mois d’avril. « Les commerçantsnous ontdemandé d’êtreinformés suffisammenttôt des travaux engagés pour qu’ils prennentleurs dispositions. Lesinformer un mois et demi avantledébut du chantier est beaucoup trop tard pour eux, carils doivent faireleurs commandes de stock. Ce que nous comprenons trés bien »,précise Laurent Jérôme. Lors de cetteréunion, les commerçants ont également souhaitéque soient « minimisés les impacts négatifs, et qu’une signalétique soit mise en place. » Il resteàsavoir quand débuteralechantier. « Nous définirons avec eux le calendrier des travaux »,précisent les servicesdelaville. 1.Lestravauxsontfinancésdanslecadredel’agencenationale de renouvellement urbain (Anru),le fonds d’intervention pour les services,l’artisanat et le commerce (Fisac), la ville et la communautéd’agglomérationToulon-Provence-Méditerranée. Locaux fermés : législation à revoir « Ilfaudraàunmoment légiférer sur tous les locaux commerciaux fermés en obligeant les propriétaires de ses murs,implantés sur un axe commercial principal,defairequelque chose sous peine de pénalités d’impôts », soulève le responsable de la boutique « Firenzio », implantée depuis 28 ans au 38 rue d’Alger.Celui-ci déplorel’étatd’abandon laissé par certaines enseignes à des endroits stratégiques. Deux nouvelles enseignes Deux nouvelles enseignes vont s’implanter dans le centre-ville : « La Cure Gourmande », déjà implantée sur Aix-en- Provence et Marseille va s’installer au début de la rue Jean-Jaurès,et le « Comptoir de Mathilde » va s’installer place Camille-Ledeau à la place de l’ancienne enseigne « Eram ». Bottier d’Orsay figé dans le temps Cette vieille enseigne de chaussures,située au bas d’un immeuble aux volets clos est figée dans le temps depuis plus de douze ans,et ce « dans un temps infini », de l’avis de ce commerçant. Une vitrine,certes, non poussiéreuse,mais vétuste, située à l’angle de la rue d’Alger et de la place Gustave Lambert qui fait tache dans le paysage commercial au grand dam de la ville. Après douze années de batailles juridiques,la ville s’attend enfin à tourner la page de cet épisode douloureux et assister à l’ouverture d’une agence maritime au pied de cet immeuble. Cheminement piéton « inchangé » Le cheminement piéton en centre-ville « n’a pas changé », selon Laurent Jérôme. « On descend la rue Jean-Jaurès depuis les galeries Lafayette puis la rue d’Alger et on tourne à hauteur de la rue Emile Zola pour rejoindre la place de la Cathédrale et se diriger vers Mayol)



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