Var-Matin n°2015-03-07 samedi
Var-Matin n°2015-03-07 samedi
  • Prix facial : 1,50 €

  • Parution : n°2015-03-07 de samedi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SCIC Nice-Matin

  • Format : (277 x 395) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 65,2 Mo

  • Dans ce numéro : rideaux tirés en centre-ville de Toulon.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Var Un pèrecondamnépour avoir enlevé ses enfantsvers l’Algérie Le tribunal correctionnel de Toulon aprononcé une peine de trois ans de prison àl’encontre d’un père qui akidnappé en mai 2014 deux des trois enfants qu’il aeuavec son ex compagne L e7mai 2014, il ademandé l’autorisation à son ex-compagne d’emmener deux de leurs enfants –les aînés âgés de 4et6 ans –, à Disneyland Paris. Mais son projet était tout autre. Ce père de famille les a enlevés pour les retenir en Algérie, en dépit d’une décision rendue par le juge aux affaires familiales de Toulon en octobre2012, fixant ses droits de visite et d’hébergement. Privée de ses enfants depuis dix mois, Salima, une ressortissante marocaine de 28 ans, installée àToulon, n’a pratiquement plus aucun contact avec eux. Effondrée, elle a expliqué sa détresse hier devant le tribunal correctionnel de Toulon où Abbas Boulfeltiou a comparu pour « soustraction d’enfants ». Menaces mises àexécution Cet artisan peintre toulonnais a contesté toute volonté d’enlèvement. « Salima adéposé les enfants le mercredi et elle devait les récupérer le jeudi à 18heures. Mais j’ai appris que l’une de mes filles (1) en Algérie était malade. Je 15 mois de prison pour avoir enlevé leur fille à Brignoles Ils l’ont enlevée, séquestrée et violentée : pour ces faits, commis le 12 août 2011, un couple de retraités algériens aété condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Saint-Etienne à 15 mois de prison, dont neuf ferme. Leur fille, alors âgée de 27 ans, vivait en couple avec un Français, àBrignoles. Ils ont beau avoir nié les faits à la La mortalité hivernale toutes causes confondues observée dans la région Paca depuis le début d’année est supérieure aux valeurs attendues calculées sur les huit dernières années. Cette augmentation, estimée à 23% pour l’ensemble de la population, atteint 30% chez les personnes âgées de 85 ans et plus. Dans le Var, le chiffre dans cette tranche Salima (iciavecson avocate, M e Marion Martin), une mère defamille qui vit àToulon, n’a plus vu deux de ses enfants depuis dix mois. (Photo P.P.) barre, ils sont interdits de se rendre dans le Varetd’entrer en contact avec la victime, dont ils devront indemniser le préjudice. « Aujourd’hui âgée de 30 ans, elle arepris son métier d’enseignante, mais elle reste très marquée par cet enlèvement violent de ses parents, qui durant l’année 2011 se sont rendus à quatre reprises dans le Var pour d’âge est un peu moins élevé mais reste important : 28,7%. Si la mortalité hivernale est classiquement liée àlacirculation des virus épidémiques hivernaux, notamment la grippe, « lapartimputable à la grippe dans ces décès ne peut pas être connue,rappelle le D r Francis Charlet, responsable du département de veille sanitaire à l’Agence régionale de santé. n’arrivais pas à joindre Salima alors les enfants ont pris l’avion, le jeudi, avec moi, à Marseille ». M me Béatrice Mars lui demande alors pourquoi ils sont encore là-bas. « Elle a déposé plainte. J’ai eu peur. » La jeune femme assurequ’il l’a toujours menacé de les kidnapper si elle le quittait. « Il ne supportait pas de ne plus avoir d’emprise sur elle. Il lui apris ce qui lui était le plus cher. Ses enfants. Pourtant, on avait demandé une interdiction de sortie du territoire… », asouligné M e Marion Martin, l’avocate de la mère. « Illui avolé ses enfants ! » L’homme a toutefois été interpellé, en septembre, alors qu’il regagnait le sol français. Placé en détention, il lui avait été demandé, lors d’une première audience, de faire revenir les deux enfants. En vain. « Il lui avolé ses enfants. Il les a kidnappés par vengeance. la ramener au domicile familial », adéclaré M e Coline Martin, son avocate. Le frèreetlasœur de la victime, âgés de 37 et 31 ans, qui avaient aidé leurs parents àmonter cet enlèvement à Brignoles, le 12 août 2011, se sont vus infliger un an de prison, dont trois mois ferme et mise àl’épreuve pour le garçon, et neuf mois avec sursis Cependant la grippe reste un facteur aggravant, voire mortel pour les personnes fragilisées par l’âge ou la maladie ». « Ils ont même changé le prénom des enfants ! » « Jeveux revoir mes enfants. Je n’en peux plus ».En pleurs et terriblement angoissée, Salima vit un cauchemar depuis dix mois. Le dernier contact téléphonique (via Skype) remonte à une semaine. « Cesonttoujours eux, en Algérie, qui décident quand je peux les appeler. » De l’autre côté de la Méditerranée,ses deux bouts de chou ont terriblement évolué depuis qu’elle les a laissés chez leur père à Toulon ce fameux 7 mai 2014. « Ils parlent algérien maintenant. On leur a changé leurs prénoms. À la place d’Ilhan et Sendes, ils s’appellent Ichem et Karima. Sur l’écran, j’ai même vu ma petite fille porter le La situation aurait pu être pire... « On a eu une augmentation de la vaccination chez les personnes âgées de plus de 65 ans cette année, se réjouit le spécialiste. Malheureusement, les personnes âgées sont particulièrement à risque vis-à-vis du virus AH3N2, celui qui a circulé majoritairement. Certes, la mutation du virus AH3N2 aréduit l’efficacité contre ce virus. Mais si la couverture vaccinale avait été moins importante, la situation que l’on connaît actuellement aurait été pire ». Maigreconsolation. La perspective s’améliore encore pour les jours à venir.Après avoir atteint le pic de l’épidémie de grippe, la région continue à souffler. « Nous sommes dans une phase descendante, confirme le D r Charlet. Le nombre de cas décroît et la mortalité baisse avec un léger décalage. Les tensions hospitalières déclarées ces dernières semaines sont en cours d’amélioration ». voile… Je veux juste retrouver mes enfants ». Mariée de forceà15ans au Maroc,elle aeu une fille de cette première union, puis trois enfants avec Abbas (dont la petite dernière, âgée de 18 mois). « Ilm’a fait vivresept années d’enfer.De violences,de cris, de harcèlements. » L’homme lui téléphone encore de la prison de La Farlède. « Jenesais plus quoi faire. Que ce soit en Algérie ou au Maroc, je n’ai aucun droit carjenesuis pas une femme mariée. » Dans le nouvel appartement où elle vient de déménager,elle a préparé une chambre pour Ilhan et Sendes. « Qu’ils reviennent le plus vite possible. » P.P. Je ne peux pas vous les ramener Madame, mais je peux faire qu’il ne les voit plus »,a insisté Cécilia Zehani pour le parquet de Toulon. Elle a requis quatre ans de prison dont six mois avec sursis mise à l’épreuve (avec interdiction de se rendre à l’étranger). Elle envisage aussi de lancer un mandat d’arrêt international pour complicité à l’égard de l’épouse algérienne. Face à « une affaire abominable avec un homme énervant », M e Yoave Fennech s’est positionné sur le terrain du droit. En l’absence de la signification du jugement du juge aux affaires familiales, il a estimé qu’il n’était pas possible de parler d’enlèvement. « Il adéjà fait sept mois de détention provisoire. L’intérêt est qu’il puisse sortir de prison pour faire revenir les enfants. ça suffit tout cela. Cette mère doit pouvoir voir ses enfants. » Abbas Boulfeltiou aété condamné àtrois ans de prison (dont un an avec sursis mise à l’épreuve avec obligation de remettre les enfants). « Vous avez une partie ferme, la suite dépendra du juge d’application des peines. Il ne pourra aménager que si vous faites revenir les enfants en France. Sinon, c’est la prison. Jusqu’au dernier jour »,a averti la présidente. PEGGYPOLETTO (1). Le prévenu aune épouse avec laquelle il aeusix enfants. et mise àl’épreuve pour la fille. « Àl’audience, ils ont tous les quatre continué ànier l’avoir frappée avec une canne et une laisse de chien, pour la contraindre àles suivre, et ils ne se sont pas expliqués sur le refus que leur fille vive avec quelqu’un de culture différente », a-t-elle ajouté. La police l’avait libérée après avoir été prévenue de l’enlèvement par un commerçant stéphanois chez qui la jeune femme avait été conduite par ses parents, pour se faireretirer un piercing. Le rapprochement avait été effectué avec le signalement àla gendarmerie d’un enlèvement ayant eu lieu le matin même dans les rues de Brignoles, sous les yeux de témoins. Grand âge : mortalité hivernale en forte hausse dans le Var En effet, l’activité des urgences liée aux syndromes grippaux est en baisse mais reste à un niveau élevé. Déjà équivalent à celui de l’ensemble de la saison hivernale 2009/2010, le nombre de cas graves de grippe admis dans les services de réanimation,aégalement diminué. V. G. vgeorges@nicematin.fr
var-matin Var Samedi 7mars 2015 Cavalaire:attaquéepar des chiens,elle assisteàunmassacre Isabelle Curaudeau avécu une promenade cauchemardesque sur la plage, avec la mort de deux de ses trois petits chiens, agressés par deux molosses japonais. Un véritable traumatisme... « Ils n’étaient pas là pour jouer. Mais pour tuer. » Isabelle Curaudeau a vécu une scène terrible, au scénario surréaliste. Deux de ses trois petits chiens sont morts, après une agression d’une rare violence. La conséquence d’une rencontre effroyable avec deux chiens japonais, sur une plage de Cavalaire. Elle aen- core dumal àcroire cequi s’est passé le 12 février.Les traits sont tirés. Épuisée par un chagrin immense. Mais elle atrouvé la force de témoigner sur cette attaque, pour que « cela ne se reproduise plus jamais ». « J’ai perdu une partie de ma famille », confie-t-elle, très émue. Car ce jour-là, sa vie abasculé dans l’horreur. C’était pourtant un début de matinée comme les autres. Il est 9h15. Elle se promène sur la plage avec ses jolis « toutous ». Comme d’habitude. Tenus en laisses, Randy, Java et Skippy s’amusent sur le sable. Le spitz croisé, l’épagnol-papillon et le yorkshire s’entendent àmerveille et font le bonheur de cette Cavalairoise, amoureuse des animaux. « L’image de lions dans l’arène » Mais tout à coup, l’impensable se produit. « J’ai vu arriver deux chiens japonais sur Le petit yorkshire Skippy est l’unique survivant, parmi les trois chiens que possédait Isabelle Curaudeau. (Photos Yo.T.) le sable (des Akita, Ndlr).Ils avaient l’air fous. J’ai pris mes chiens dans mes bras pour les protéger. Deux sur ma poitrine et la petite dans mon blouson. » Sans raison apparente, les deux Akita, déchaînés après avoir quitté leur enclos, se jettent sur elle. « Jesuis tombée àla renverse au bord de l’eau. Je me suis fait très mal. Mais surtout, je n’ai pas pu retenir mes chiens… », dit-elle en sanglotant. Le pire est à venir.Presque impuissante, elle vit une scène macabre. « Randy a Les deux Akita japonais visés par une enquête Après l’attaque dont elle aété victime,Isabelle Curaudeau adéposé une plaintepour des blessures aux mains,ayant nécessitéune ITTde moins de trois mois. Àlabrigade de gendarmerie de La Croix-Valmer,cetteaffaire, sensible, est prise très au sérieux. Une enquêteest toujours en cours. Sur les circonstances,une source proche du dossier affirme : « Les chiens japonais ontfait un trou dans le grillage pour s’échapper. » Au moment des faits, les propriétaires étaient absents, pour cause de vacances. Dès leur retour,ils ont étéentendus par les enquêteurs. La loi stipule en effetque « les propriétaires d’animaux en sont responsables ». Ils ont d’ailleurs étémis en demeure par les gendarmes de sécuriser l’enclos de leurs bêtes. Ce qu’ils ont fait. Depuis,les deux chiens,coupables de l’attaque,sont revenus àleur « domicile » cavalairois et seraient sous très hautesurveillance. Les deux chiens japonais en cause ont étésoumis àdes tests de comportements. Les conclusions n’ont pas encore été révélées. (Photo d’illustration DR) Classés dangereux en Espagne Les deux Akita ont été soumis à des tests de recherche contre la rage et une étude comportementale visant à déterminer leur dangerosité. Si leurs conclusions sont d’ores et déjà connues,les gendarmes ne les ont pas dévoilées,secret de l’enquête oblige. Mais pour Isabelle Curaudeau, cela ne fait aucun doute : « S’ils ont attaqué une fois, ils recommenceront. » Mais qui gardait les Akita, au nombre de quatre, dans cet enclos ? Pourquoi deux d’entre eux se sont-ils enfuis ? Étaient-ils nourris correctement ? Ces canidés, originaires du Japon, pèsent une cinquantaine de kilos pour une taille d’environ 70 cm. Ils s’avèrent « robustes,puissants et dotés d’une ossature musclée » selon des spécialistes, qui ont déjà constaté des problèmes d’entente avec d’autres chiens. Cette race aurait un caractère jugé « difficile ».En Espagne,elle est ainsi classée dans la catégorie des chiens dangereux. Ce qui n’est pas le casenFrance. Très bientôt, ce sera au Parquet de Draguignan de prendre le relais sur ce dossier.Et de donner,ou pas,des suites judiciaires à l’affaire en condamnant éventuellement les propriétaires des chiens impliqués dans cette agression, pour négligence. YO.T. été assassiné sous mes yeux par ces deux chiens. Et Skippy aété très sérieusement blessé aux fesses et aux cuisses. J’avais l’image de lions dans l’arène. » En grande détresse, la Cavalairoise tente de repousser les chiens, malgré les morsures qui ensanglantent ses deux mains. Un seul but : sauver ses petits protégés. « J’ai hurlé au secours. Un promeneur est venu m’aider. Je le remercie sincèrement car sinon, ils m’auraient mangé la main. J’ai pris une pierre pour leur taper dessus. Ils s’acharnaient sur Skippy.Des cantonniers sont aussi venus avec des pelles. Mais ils étaient tellement excités… Ces chiens étaient là pour tuer ! » Java écrasée par une voiture... après avoir fui Épargné au cours de cette bataille sauvage, l’épagnolpapillon Java réussit à s’enfuir. À toute vitesse, pour échapper à une mort quasi certaine. « Jecroyais que ma petite chienne de 7 mois s’en était sortie et qu’elle était rentrée àlamaison. » La Cavalairoise croyait avoir vécu le pire, mais le destin se montre encore plus cruel. Quelquesminutes plus tard, elle découvre ainsi la dépouille du petit animal gisant sur le bord de la route, JOURNÉE D’EXPERTISES GRATUITES ETCONFIDENTIELLES SUR RENDEZ-VOUS JOAILLERIE HORLOGERIE DE COLLECTION VENDREDI 13 MARS DE 11H À 17H HÔTEL HERMITAGE SQUARE BEAUMARCHAIS Contact : Julie Valade +33 (0)1 42 99 16 41 jvalade@artcurial.com vers le rond-point des Alizées. Percutée par un véhicule… « Elle courait, affolée, avec sa laisse et quelqu’un l’a écrasée, sans même s’arrêter ensuite. C’est inhumain de faire ça ! » Pendant que la police municipale récupérait les Akita errants, Isabelle Curaudeau alternait entre l’hôpital, pour soigner sa main, le vétérinaire pour son yorkshire encore vivant, et la gendarmerie pour déposer plainte. Plusieurs semaines ont passé depuis cette matinée tragique. Mais les plaies morales restent béantes. Le cri d’alarme est vibrant : « Les gens doivent être responsables de leurs animaux ! Imaginez si ça s’était produit l’après-midi, quand les retraités promènent leurs chiens. Ça aurait été un carnage. » Dévastée, elle espère remonter la pente : « Jene dors plus correctement. Je ne peux plus retourner sur cette plage. C’est tellement dur… », souffle-t-elle, en caressant Skippy, unique rescapé de l’horreur.Encorebouleversé et craintif, le yorkshire est traumatisé. Désormais esseulé, sans ses compagnons de jeu. « Jesuis passé d’une vie tranquille, à l’enfer »,résume sa maîtresse, plongée dans une infinie tristesse. YOANN TERRASSE yterrasse@varmatin.com www.artcurial.com



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