Var-Matin n°2015-03-07 samedi
Var-Matin n°2015-03-07 samedi
  • Prix facial : 1,50 €

  • Parution : n°2015-03-07 de samedi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SCIC Nice-Matin

  • Format : (277 x 395) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 65,2 Mo

  • Dans ce numéro : rideaux tirés en centre-ville de Toulon.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 2 - 3  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
2 3
Le Fait du jour D ynamique motivante, meilleuresopportunités, goûts du challenge professionnel, précieuse expérience personnelle… les Varois sont de plus en plus nombreux àfaire leur paquetage pour aller exercer leurs talents sous d’autres cieux. Même si les courbes du chômage décollent les plafonds dans l’Hexagone, ces départs ne font pas l’affaire de tous. « Ce mouvement d’expatriation s’accélère. La population des Français établis à l’étranger est estimée de 1,5 à Emploi : ces Varois Dernier volet de notre semaine « spécial emploi » : partir travailler hors de nos frontières, un état d’esprit ou une necessité ? Les Varois ne se privent pas d’aller voir ailleurs si le travail est là. Et souvent sans être pressés de rentrer... 2 millions de personnes qualifiées et actives. Elle a augmenté de 3à 4%par an au cours des dix dernières années, soit environ de 60000 à80000 personnes par an », se préoccupe le président de l’UPV, Gérard Cerruti. Elodie en Afrique du sud... Et sans idée de retour Les premiers pas à l’étranger de cette Gardéenne passent par un stage à l’ambassade française à Londres. Une période durant laquelle elle rencontre son futur mari, un Britannique, et établit ses quartiers londoniens. Dès 2000 elle entre au groupe TNS- Sofres,n°1 mondial des études et autres sondages qui régalent les médias. L’an dernier elle obtient le transfert de son poste de directeur de recherches vers l’Afrique du Sud pour coller davantage aux déplacements professionnels de son époux. Et tenter une nouvelle vie sous un climat plus clément. « Pour quelqu’un qui vient du Var, 30° toute l’année on apprécie ! », se réjouit cette trentenaire loin de toutes idées de retour. « Si nous devions bouger de Johannesburg, ce serait plus tard,pour les études de nos enfants, enEurope, mais Delphyne, « pas pressée de partir » deLondres Delphyne est depuis 2012 coordinatrice deprojets marketing et assistante dedirection dans une société londonienne. (Photo A.D.) Expatriation à vie « Plus ennuyeux encore, ces expatriés sont de moins en moins pressés de rentrer.Lapartdeceux qui envisagent un séjour supérieur àdix ans est passée de 27% à 38%.Le baromètre Deloitte montre même que 28% des jeunes diplômés envisagent une expatriation à vie », souligne le représentant des entrepreneurs varois. Responsable de Pôle emploi international, Isabelle Feligioni aide même ces « candidats varois à la mobilité » via différents programmes. Si un contrat est àlaclef, pourquoi s’en priver ? Rencontres avec ces « expats » heureux. Dossier : LAURENT AMALRIC lamalric@nicematin.fr Photos : DOMINIQUE LERICHE et DR pas en France. Ça ne me tente pas. Je veux trop découvrir d’autres horizons. C’est en moi depuis toujours ! », assureElodie. Une constante dans cette famille varoise. Son frère exerce en Angleterre et sa sœur au Malawi ! Un break londonien en 2008 pour perfectionner son Anglais et évoluer dans sa carrière changera tout. Delphyne cumule alors cours du soir et deux jobs, stewardess dans l’Eurostar puis vendeuse chez Donna Karan. Finalement c’est tout de même à Paris que la Tropézienne décroche un travail conforme à ses attentes, chez Reporters Sans Frontières. Mais l’idée de retour trotte dans sa tête. Londres lui a laissé un goût d’inachevé. Et la voilà qui active ses réseaux et s’inscrit dans une agence anglaise de recrutement spécialisée dans les postes bilingues en 2012. Elle ne tarde pas àdécrocher une place de coordinatrice de projets marketing et assistante de direction chez Korn Ferry Futurestep, filiale d’une grosse société américaine qui imagine des campagnes de communication à destination des entreprises qui recrutent. Bon poste, bonne intégration, cadre épanouissant, Delphyne n’est pas pressée de partir, même si ce n’est pas pour la vie. « Tout est très cher ici. Mon challenge, c’est de continuer àévoluer au sein de la société sinon je partirai ou je développerai mon projet de consommation collaborative (prêt entreparticuliers, auto-partage, etc., Ndlr) ». Là encoreunprojet qui, même s’il ne voit pas le jour en Angleterre,lui aura été « inspiré par Londres » avoue-t-elle. Pour la Toulonnaise Laura, 25 ans, diplômée en management et stratégie de entreprises, l’Afrique, c’est chic. Laura : désirs d’avenir en Côte d’Ivoire Lauraest résolue. À25ans, cetteToulonnaise veut vivre sa « vraie » première expérience professionnelle en Afrique (photo ci-dessus). Et pour elle, c’est plutôt bien parti. Après un master en management et stratégies des entreprises à Paris, elle rentre dans le Var l’an dernier. Se pose alors la question de l’emploi. Son arme pas si secrète ? Une thèse sur la Côte d’Ivoire. « J’ai toujours entretenu un lien fort avec l’Afrique et ces pays en développement qui aspirent à devenir pays émergents. Au moment d’entrer sur le marché du travail, je me suis dit que c’était le moment de faire le grand saut car il n’y a pas de postes pour moi dans le Var, et Paris ne m’emballe pas… ». Laura postule alors pour avoir droit au dispositif de fonds d’aide aux jeunes (FAJE) proposé par la Région en lien avec Pôle Emploi International. Soit un accompagnement doté d’une bourse pour une expérience professionnelle de 6 mois à l’étranger. Son projet en lien avec un poste de chargée de communication ou de développement au sein d’une ONG, institution ou entreprise séduit et la voici sélectionnée comme dix-neuf autres Varois. Oui, mais ce n’est pas fini. Laura doit à présent trouver un employeur à l’étranger, pour valider son départ prévu entre mai et fin août. « J’en vise une cinquantaine dont Canal+ Afrique, Havas Média et Orange au sein de nations comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Il faut que le pays soit sûr », glisse-t-elle pour rassurer ses proches, malgré tout un peu inquiets de voir Laura s’envoler si loin. « C’est mon avenir qui se joue. Si je me plais, je resterai et pourquoi pas monterai un projet en indépendante. Si ça ne débouche pas sur un emploi, eh bien je rentrerai, mais plus forte ! », estime Laura définitivement prête à larguer les amarres.
tentés par l’étranger Damien démêle les filsdes crédits depuis 2009 au cœur de la City La City et ses tours de verre qui donnent le vertige. C’est au cœur du centredes affaires londonien que Damien exerce ses talents. Londres, première place en matière d’investissements internationaux devant Shanghai et Paris. C’est au sein de cette ville-monde attirant les fortunes russes, américaines et indiennes que Damien évolue depuis 2009. Une arrivée qui s’est produite dans des circonstances un brin particulières pour le jeune trentenaire cogolinois titulaire d’un master en sciences économiques. Un licenciement « bienvenu » « En 2006, au terme de mon stage de fin d’étude au sein d’une grande banque internationale suisse, j’ai une proposition d’embauche à Monaco. Tout se passe bien jusqu’à la crise des subprimes… Le groupe doit licencier des milliers de personnes. Et même si l’établissement monégasque n’a jamais perdu le moindre centime, il doit participer à l’effort de restructuration. Voilà comment je me retrouve sur la short-list des licenciés en 2009 », se rappelle Damien. Sauf que l’épisode est loin d’être vécu comme une fatalité. « Ce fut même plutôt une bonne nouvelle ! J’avais besoin d’un nouveau challenge, de travailler dans une plus grande ville. Au bout de quelques mois, mon ancien chef Damien aprisses marques dans la City et lorsque le sable varois lui manque, il yatoujours les matchs de beach-volley aux J.O. de Londres ! me suggère de me rapprocher de Londres où le groupe cherche quelqu’un. Je passe un entretien et voilà comment je me retrouve àfaire mes valises pour la City ! » Salaire+30%, mais… Structureur de crédits pour transactions complexes, Damien gèreunportefeuille international et profite de ses cinq semaines de congés payés pour revenir au pays àNoël et l’été. Si le salaire est 30% plus élevé qu’en France, le coût de la vie l’est au moins autant. Exemple, un deux pièces pas trop mal situé revient à1600 € minimum par mois sans les charges. Après six mois pour se familiariser avec les subtilités de la langue de Shakespeare, Damien s’estime désormais très bien intégré au sein de cette banque cosmopolite où gravitent 800 salariés. De ses bureaux au 5 e étage avec vue sur le skyline londonien, il songe pourtant parfois à d’autres horizons… « Le retour ? Non ce n’est pas pour tout de suite. Mais l’idée est dans un coin de mon cerveau. Retrouver le sud pour débuter une autre aventure. Dans une branche en lien avec le tourisme. Pourquoi pas ! », laisse-t-il planer. Pôle emploi, rédacteur en chef de la semaine « Travailler àl’étranger ne s’improvise pas » Marie-Josée Casalta, chargée de projet au Pôle Emploi international « Si la tentation de partir vous tenaille, prenez patience et préparez votre départ. Comme dans le sport de haut niveau, la préparation conditionne la réussiteduprojet. Première question : vos compétences et vos connaissances sont-elles demandées et appréciées dans les pays que vous ciblez ? Si votre savoir-faire provient d’une filière d’excellencefrançaise (hôtellerie-restauration, luxe, ingénierie, informatique, santé), vous avez un atout. Vérifiez-le sur place. Partez en repérage,contrôlez que votre profil correspond à une demande réelle et non pourvue localement. Informez-vous sur les pays que vous ciblez, sur leurs politiques d’accueil des var-matin Samedi 7mars 2015 travailleurs étrangers. Identifiez les démarches administratives : partir travailler en Europe est plus simple que s’expatrier de l’autre côté de l’AtlantiqueouauMoyen- Orient. Soignezvos dossiers de candidature, adaptez-les à la culture du pays d’accueil.Par exemple,on ne rédige pas de la même manièreunCV pour l’Allemagne ou pour le Royaume-Uni. Enfin, faites-vous aider : les conseillers du Pôle emploi international vous accompagnent et mettent à votre disposition une panoplie d’outils pour réaliser vos CV et lettres de motivation, pour trouver les offres d’emploi, pour vous renseigner sur les pays et obtenir des informations juridiques et administratives. » Le recrutement du jour Un étéàPierre et Vacances Cap Estérel Plus de 100 postes sont à pourvoir pour faire vivre ce village consacré aux vacances et aux loisirs. De l’animateur de cirque à la gouvernante, du réceptionniste à l’agent d’entretien… On recherche des profils variés,classiques ou beaucoup plus rares, dans les métiers liés à l’hébergement et aux réservations,à l’entretien et à l’animation. « Ce qui compte le plus, pour Pierre etVacances, c’est le savoir-être et la polyvalence, explique Chrystelle Azouni, conseillère entreprise à Pôle emploi de Fréjus. Le sens de l’accueil est primordial : tous les employés du village Pierre etVacances véhiculent l’image de l’entreprise. La polyvalence est impérative, car un animateur du club enfant en journée, pourraêtreanimateur d’une soirée àthème ou figurer dans un spectacle nocturne ». « Des aides à la formation préalable au recrutement peuvent aussi être envisagées pour que les compétences du futur employé répondentparfaitement aux attentes de Pierre et Vacances,c’est une manière de favoriser l’emploi local. » Vous êtes prêts pour un postedesaisonnier ? Découvrez l’intégralité des offres au 8 e forum de l’emploi saisonnier de l’Est Var, organisé le 10 mars 2015, de 9h30 à16hau Palais des Congrès de Saint-Raphaël.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :