Uniformes n°299 mar/avr 2015
Uniformes n°299 mar/avr 2015
  • Prix facial : 7,50 €

  • Parution : n°299 de mar/avr 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 86

  • Taille du fichier PDF : 62 Mo

  • Dans ce numéro : le blouson US M41.

  • Prix de vente (PDF) : 3 €

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COLLECTION Après la bataille : autre photo issue des souvenirs de l’adjudant Babin, les officiers et sous-officiers de la 4 e Cie/93 e RI, autour de leur chef, le lieutenant Goujon, et devant Caïd, la mascotte de l’unité. On remarque les décorations récemment remises mais aussi les toutes premières vareuses mle 14 portées sous la capote. (Archives départementales de Vendée) 22 Uniformes COLLECTION Evacuation de prisonniers parmi les 488 faits durant l’assaut, sous escorte des cavaliers du 2 e Régiment de chasseurs à cheval de Pontivy. Le C ne Fischmeister, officier issu du rang, commande la compagnie de mitrailleuses du 137 e RI durant les combats de juin 1915. Vétéran des combats de l’été 1914, il finira par tomber près de Tahure en octobre 1915. (Coll. Ruby & Garandeau)
Epinglette-souvenir de Notre Dame de la Treille, inspirée de la croix de guerre et sans doute fabriquée durant l’entredeux-guerres. En effet, cette chapelle d’Hébuterne à demi-détruite fut lieu de dévotion en 1914-1915 pour les troupes françaises, puis but de pèlerinage pour les familles des tués après la guerre. L’attaque est relancée le 8 juin en direction de la ferme la Louvière par des troupes fraîches de la 53 e brigade (75 e et 140 e RI), mais la réaction allemande s’est durcie et la progression devient difficile : Nous subissons des pertes sévères rend-compte la 42 e Brigade. Tranchées et boyaux encombrés de cadavres gênent la manœuvre, et les unités sont mélangées ; la rapide pénurie de grenades à main pénalise la poursuite de l’assaut, et le manque d’eau fait souffrir les combattants harassés. Je suis désigné pour partir, en corvée de boisson, avec mes bidons, au village d’Hébuterne. Mes camarades et moi, nous étions morts de soif. […] Je n’arrivai aux nouvelles tranchées conquises qu’à une heure du matin. Le lieutenant Babiau m’engueule pour le retard, et surtout pour les bidons rapportés vides. Tout le long du parcours, j’avais été dévalisé par des camarades souffrant de la soif. (Soldat Ruaud, 137 e RI) Tenir sous l’orage d’acier Les jours suivants se résument en une succession d’attaques et de contre-attaques stoppées par des barrages rageurs, de combats au corps à corps et à la grenade. Durant la bataille, chaque batterie allemande tire jusqu’à 1 800 coups par jour. Le bombardement est moins intense ; néanmoins sous avons encore quelques blessés. Nos vivres de réserves sont épuisés et nous souffrons de la soif. Nous touchons un peu de pain, de vin et d’eau et une demi-boule de pain par escouade. Nous avons pas moins de 120 morts et blessés à la compagnie. (Sergent Jauffrit, 93 e RI) A compter du 10 juin, les Français tentent d’élargir la brèche large de 1 400m. C’est la 101 e Brigade qui s’en charge (243 e, 327 e RI) permettant encore de progresser sans que la dernière ligne allemande puisse être rompue, notamment à Serre, formidable point d’appui qui demeure invaincu. Ne disposant pas des moyens nécessaires, Castelnau y renonce, se contentant de consolider la ligne atteinte : elle continue d’être écrasée d’artillerie lourde durant plusieurs jours… HISTOIRE D’UNE UNITÉ Mitrailleuse MG08 prise durant les combats, photo prise le 15 juin 1915 à Vadoncourt, à 18 km des lignes. La 21 e DI capture au-moins huit mitrailleuses durant l’assaut, dont une S t Etienne 1907 revenant entre des mains françaises ! (ECPAD) ce qui correspond finalement au but fixé de détourner des batteries du front de Vimy, constate le commandant du 11 e Corps. Après l’échec des dernières contre-attaques allemandes dans la nuit du 12 au 13, le front finit par retrouver son calme. Dans les rangs français, l’opération a coûté environ 1000 tués et 7 083 blessés. 488 prisonniers allemands (dont 10 officiers) et 143 blessés ont été capturés, issus en majorité des 52.ID et 26.RD (IR 170, 180, 185, RIR 99 et 121, Kgl.Bay.Ers-Pionier-Bataillon Nr.4, Pionier-Bataillon Nr.185, Pionier-Kompanie Nr.104). L’un d’eux, le Cne Gasmann, commandant du I/IR170 déclare : monsieur, vous avez sans doute envoyé contre nous des troupes d’élite. Je m’étais porté à la tranchée de 1 re ligne de mon bataillon au moment de l’attaque. Jamais je n’ai vu de soldats se porter à l’assaut avec autant de bravoure et d’entrain. En octobre 2003, une campagne de fouilles archéologiques soutenue par la BBC permet d’exhumer deux soldats du RIR 121 près de Serre, tués au cours de cette bataille. CONCLUSION Succès local mais encourageant, la conquête du saillant de Toutvent (aussi appelée bataille d’Hébuterne) génère des enseignements tactiques repris pour la grande attaque de Champagne de septembre 1915. Elle vaut aux unités de la 21 e DI la Croix de guerre avec palme. Entre juillet 1915, le 11 e Corps sera relevé par les troupes britanniques dans la Somme où il se trouvait depuis septembre 1914, et rejoint la Champagne pour y participer à la grande offensive de l’automne. Du point de vue allemand, le dispositif défensif du nord de la France a bien résisté aux offensives alliées du printemps 1915, ce qui rassure le général Falkenhayn, pour l’heure toujours concentré à l’Est. n Remerciements de l’auteur pour les deux parties de cet article : madame Sophie Carluer et la famille Pilven, messieurs Werner Engelen, Fabrice Fraslin, François Gentreau, Michel Leclercq, Benoît Letève, Bertrand Malvaux, Jérémie Raussin, Laurent Ruby, Bertrand Sorlot. Uniformes COLLECTION 23



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