Uniformes n°299 mar/avr 2015
Uniformes n°299 mar/avr 2015
  • Prix facial : 7,50 €

  • Parution : n°299 de mar/avr 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 86

  • Taille du fichier PDF : 62 Mo

  • Dans ce numéro : le blouson US M41.

  • Prix de vente (PDF) : 3 €

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COLLECTION 1915 - COMBATS DANS TEXTE ET PHOTOS : BERTRAND GARANDEAU Début 1915, sur les rives de l’Ancre, entre Somme et Pas-de-Calais, après déjà plusieurs mois d’une lutte impitoyable mais figée, le commandement français veut reprendre des initiatives offensives. 1) IMPLACABLE FACE-A-FACE Cadre général de l’action En 1914, les Allemands ont dû renoncer à vaincre rapidement à l’Ouest, après l’échec du plan Schlieffen en septembre puis de la mêlée des Flandres en décembre. Il leur faut à présent agir à l’Est et 1915 sera donc l’année de la défensive en France : tenir à moindre coût en consolidant les défenses et en s’appuyant sur les ressources du territoire occupé. Les Français eux ne peuvent rester dans l’expectative : pour battre l’adversaire, on reprendra donc l’offensive dès que les conditions seront réunies, ce qui facilitera d’autant la tâche de l’allié russe sur qui reposent de grandes espérances. L’enfer au Granathof Le seul succès des attaques françaises de décembre 1914 avait été de s’implanter au sud de La Boisselle, dans un mouchoir de poche sinistre nommé l’Ilôt d’un côté et Granathof de l’autre. Selon un article de presse le village ressemblait à une succession de cratères, le sol devenu tellement labouré et la fumée gris-noir des explosions des obus français martelant constamment les positions allemandes évoquaient une peinture de l’Enfer de Dante. Les sapeurs du 11 e Corps y lancèrent de nombreuses galeries en vue de déclencher des mines : souhaitant éradiquer cette menace, un coup-demain nocturne fut monté par un détachement de circonstance nommé Bataillon Todenberg armé de Wurtembergeois du RIR 120. Dans la nuit du 17 janvier 1915, le raid surprend les deux compagnies du 65 e RI qui tiennent le secteur et parvient à capturer une centaine de Français, puis les Pioniere font sauter les ébauches de tunnel. Ce fait d’armes valut au RIR 120 le surnom Der Granathof Regiment. Néanmoins les mines n’y cessent pas pour autant : on estime que 61 explosions sont déclenchées d’avril 15 à janvier 16, ouvrant des cratères atteignant 30 km de diamètre. C’est d’ailleurs lors d’une de ces attaques combinées mine/infanterie que les Allemands découvrent la nouvelle tenue française bleu-horizon (26 mars). Ces explosions quasi-quotidiennes, déclenchées à partir de galeries à 8/12m de profondeur sont terribles pour les sapeurs, dont nombre meurent ensevelis, intoxiqués ou brûlés par les gaz. 14 Uniformes COLLECTION 2 e PARTIE – L’ASSAUT SUR TOUTVENT (SUITE DE UNIFORMES N°297) Quelques Poilus du 62 e RI au cantonnement, printemps 1915. L’ennemi est tourné en dérision à travers une tête de cochon coiffée d’une pointe de casque. (Coll. famille Pilven) L’arsenal du combattant de la mi-1915 condensé sur cette couverture de magazine : cuirasse pareballes, calotte en tôle d’acier, baillon anti-gaz, grenades mle 1914 et P2 mle 1915. Premier « mortier » français de tranchée, mis au point par le capitaine Cellerier : fabriqué à partir d’un corps d’obus à balles allemand de 7,7 cm, il pèse 12 kg, ne possède aucun organe de visée et tire jusqu’à 200m des projectiles artisanaux fabriqués avec des douilles de 65 mm chargées à la poudre noire. (MRA Bruxelles, cliché F.Coune) Parmi les armes émergentes du combattant de 1915, figurent les grenades à main particulièrement adaptées au combat cloisonné des tranchées. Sont présentées ici la suffocante-lacrymogène Bertrand chargée à la chloracétone, et la défensive Besozzi, d’origine italienne et fabriquée en France sous licence.
LA SOMME Cuirasse en acier Louppe-Hesloin, retrouvée en terre d’Artois. Ce modèle, originellement recouvert d’une housse, semble avoir été en dotation dès le début des combats de tranchée selon plusieurs témoignages. Au 64 e RI, on signale dès le 21 octobre 1914 que des cuirasses sont mises à disposition des troupes. A plusieurs reprises avant le printemps 1915, le RIR 99 trouve ces protections individuelles sur des tués du 65 e RI, ou abandonnées dans le no man’s land. Ces régiments appartenant à la même brigade (42 e), il s’agit peut-être d’une dotation contingentée à titre expérimental. Vestige du terrain, une calotte protège-tête en tôle d’acier dite cervelière, conçue pour préserver les hommes des balles de shrapnels. Une première commande de 700 000 pièces en trois tailles est livrée aux armées début mars 1915 par la firme Japy. Le Groupe de brancardiers de la 21 e DI note le 12 mars puis le 27 avril que les régiments d’infanterie et la compagnie du génie sont pourvus de calottes métalliques pour aller aux tranchées, se plaçant à l’intérieur du képi en attendant la distribution de casques en tôle d’acier. Le 75 e RI les perçoit le 6 juin 1915 en montant en ligne, la veille de l’attaque sur Toutvent. La notice précise le port de cette protection sous le képi mle 1914, mais la prescription est peu observée : l’Académie de médecine estime qu’elle pourrait sauver 60% des blessés à la tête, mais elle demeure négligée par les soldats en raison de son inconfort. HISTOIRE D’UNE UNITÉ Uniformes COLLECTION 15



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