Uniformes n°296 sep/oct 2014
Uniformes n°296 sep/oct 2014
  • Prix facial : 7,50 €

  • Parution : n°296 de sep/oct 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 86

  • Taille du fichier PDF : 66,2 Mo

  • Dans ce numéro : histoire d'une unité... les bataillons de parachutistes vietnamiens en Indochine.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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COLLECTION HISTOIRE D'UNE UNITÉ 72 UNIFORMES | COLLECTION Le lieutenant Maxime Scot (debout à droite) entouré de ses paras du 3 e BPVN début 1953 arbore un sourire victorieux. Le bataillon est alors vêtu de tenues camouflées britanniques et US. On relèvera le pantalon camouflé de la tenue anglaise windproof du lieutenant, modifié par la création de poches latérales munies de pression. Nha Trang, juillet 1954. Ce souslieutenant du 3 e BPVN rattaché au GAP 3 porte un pantalon de treillis TTA modèle 1947/53 camouflé dont le motif s’observe aussi sur les tenues de saut modèle 1947/52. Il a revêtu une chemise à manches courtes de confection locale (atelier de coupe et de confection de Saïgon) inspirée du modèle US sur laquelle sont fixés sur la poche droite un brevet de parachutiste de fabrication locale et l’insigne du bataillon. Coiffé d’un béret amarante de type commando orné du macaron français au bras armé ailé, il est armé d’un colt 45 glissé dans une gaine de cuir US suspendue au ceinturon TAP modèle 50. Ces officiers du 3 e BPVN photographiés durant l’été 1954 nous permettent d’observer à cette époque la présence d’un pantalon de saut camouflé vraisemblablement du modèle 1947/53 porté par l’homme de droite (à moins que ce cadre n’ait fait démonter les petites poches frontales d’un pantalon de saut camouflé 1947/52, assez peu utiles il est vrai). Insigne du 3 e BPVN, fabrication Drago Olivier Métra. Sur les suspentes figure les lettres TDND qui signifient en vietnamien Tieu Doan Nhay Du (bataillon parachutiste).
Citation à l’ordre de la Division et croix de la Vaillance Vietnamienne attribuées en 1953 au sergent-chef Ivanoff qui, faisant parti des éléments non rapatriables du 10 e BPCP, a été versé à l’encadrement du 3 e BPVN lors de sa création.(Collection André Ivanoff) pousser jusqu’à Xieng Kouang située à une trentaine de kilomètres qu’il atteint par les pistes de brousse sans opposition. Le 20 mai, un accrochage à l’Est de la ville permet d’éliminer 7 vietminhs, et d’en capturer 11 autres avec autant d’armes récupérées sans un blessé. Rapatrié sanitaire, le capitaine Monteil est remplacé à partir de début juin par le capitaine Mollo qui prend alors le commandement du bataillon. Rentrés à Hanoï quelques jours plus tard, les hommes bénéficient d’une période de repos mise à profit pour reconditionner le matériel et effectuer les sauts d’entretien. Fin juillet, le 3e BPVN est aérotransporté sur Tourane afin de participer à opération d’envergure baptisée « Camargue » qui doit nettoyer la région de la « Rue sans joie » située au Nord Ouest de Hué et permettre de détruire le régiment vietminh 95. Placé en réserve, le bataillon saute tardivement le 28 juillet sur les dunes côtières de Ke Mon malgré un vent violent venu de la mer suite à une erreur de transmission. Deux parachutistes sont tués (traînés au sol, ils ont été pour certains étranglés par leurs suspentes) et soixante sont blessés. Le capitaine Mollo entraîné hors de la DZ, ne doit la vie qu’à sa chute dans un puit qui permet à la voilure de son parachute de se dégonfler. Une partie du matériel lourd du bataillon est perdu mais celui-ci prend néanmoins sa place dans le dispositif pour la nuit aux côtés du II/1er RCP. Le bilan de l’opération qui dure quelques jours s’avère décevant aux vues des moyens déployés, malgré quelques perte, le régiment 95 s’est évaporé. Le bataillon reste au Centre Vietnam jusqu’en septembre (opérations « Concarneau », « Lamballe », « Mont Saint Michel » et « Flandres ») puis regagne le Tonkin pour opérer autour de Nam Dinh dans le delta du Fleuve Rouge. Ban Hine Siu Aérotransporté en deux vagues le 25 et le 26 décembre 1953 depuis l’aéroport de Cat Bi (Tonkin) au Laos, le 3 e BPVN rejoint le camp retranché de SENO afin de s’opposer à une nouvelle offensive vietminh d’envergure. Le 5 janvier, le bataillon fait mouvement pour effectuer une reconnaissance en profondeur. Le 6 janvier, il se porte à la rencontre du 6 e BPC qui, talonné par les viets, ne s’attarde pas dans ce coin malsain. La jonction s’effectue non loin du poste de Ban Hine Siu (environ 40 kilomètres au Nord Est de SENO). Prévenu par Bigeard de la pression exercée par le vietminh dans le secteur, le capitaine Croix de la Vaillance Vietnamienne. Nha Trang, fin 1954. Le commandant Mollo quitte le commandement du 3 e BPVN dont l’encadrement devient entièrement vietnamien. On notera les fourragères aux couleurs du ruban de la croix de la Vaillance Vietnamienne. Mollo reçoit néanmoins pour ordre de se porter jusqu’au poste où les compagnies du « 3 » se regroupent au matin du 7 janvier. Celuici, en partie détruit, a été abandonné par sa garnison de supplétifs laotiens. Les paras vietnamiens aménagent alors leur dispositif et organisent la défense en hérisson autour des ruines du poste qui sert de point d’appui à l’ensemble. L’ambiance est pesante, l’ennemi invisible n’est pas loin. La nuit est calme et au matin du 8 janvier, plusieurs reconnaissances permettent de détecter la présence du vietminh. Isolé, privé de tout soutien d’artillerie ou d’aviation, le bataillon entame sa deuxième nuit d’attente non sans angoisse. Le premier assaut est lancé vers 3 heures du matin sous les salves de mortiers. Les combats deviennent féroces, éclairés par les flammes de l’incendie qui dévore le poste. Les attaques ne faiblissent pas et les munitions s’épuisent dangereusement. Des corps à corps d’une rare violence se déroulent sur le périmètre de défense qui cède en certains points malgré l’hécatombe subie par les régiments de la Division 325. A l’aube, le contact est établi avec l’aviation et les bearcats straffent les abords de la position, puis un Dakota largue les précieuses munitions. Forts de ce soutien, le capitaine Mollo et le capitaine Ferrano (commandant en second) décident de contre-attaquer et de repousser l’ennemi au-delà du village afin d’aérer le dispositif. Les blessés les plus graves sont évacués par hélicoptères tandis que le bataillon s’apprête à forcer le passage afin de s’arracher aux griffes de l’adversaire. La colonne décroche vers 17h30 sous le couvert de l'aviation et après 7 heures de marche et une embuscade atteint vers 22 heures les premiers éléments du 6 e BPC venus en recueil. Les pertes sont lourdes avec 51 tués et 84 blessés et 101 disparus sur 688 présents au bataillon. La 3 e compagnie est temporairement dissoute et sera reconstituée au Tonkin Le bataillon reste au Laos jusqu’en avril puis rentre à Hanoï. Chargé de la surveillance des terrains de Gia Lam et Cat Bi, il n’est pas engagé à Dien Bien Phu mais participe en juin à l’opération « Eglantine » dans la région de Pleiku (Centre Vietnam) aux côtés du 7 e BPC et récupère les survivants du GM 100 sévèrement étrillé. Suite au cessez-le-feu, le 3 e BPVN fait mouvement sur Nha Trang pour entrer avec les 5 e et 7 e BPVN dans la composition du GAP 3 qui en janvier 1955 donnera naissance au Groupement Parachutiste de l'Armée de la République du Vietnam (ARVN). L'auteur et la rédaction tiennent à remercier messieurs Orecchia, Ivanoff, Tarrius, le magasin Le Poilu (prêt de la chemise EO), Noam et Frédéric Espérance (reconstitution) pour leur aide dans la réalisation de cet article. COLLECTION | UNIFORMES 73



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