Uniformes n°293 mar/avr 2014
Uniformes n°293 mar/avr 2014
  • Prix facial : 7,50 €

  • Parution : n°293 de mar/avr 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 64,9 Mo

  • Dans ce numéro : front de l'ouest 1944-1945.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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EQUIPEMENT COLLECTION L’invention du détecteur de métaux TEXTE ET DOCUMENTS : Jean-Charles Leroy Avec la participation de Stéphane Brière Voici une petite étude sur un scientifique et inventeur issu des forces polonaises libres, membre de la 10 e Brigade blindée, Joseph Stanislaw Kosacki. On lui doit une invention des plus utiles dans le domaine du déminage… le détecteur de métaux. Joseph Stanislaw Kosacki est né le 21 avril 1909 à Lapy, dans l’Est de la Pologne. Après le lycée, il intègre la Faculté de Génie Electrique en 1928 et en sort diplômé en 1933. A la suite de ses études, il effectue son service militaire. Il est dirigé vers une formation pour officiers de réserve de l’Ecole des Ingénieurs de Modlin (de Septembre 1933 à Juillet 1934). Puis, jusqu’en septembre de la même année, il rejoint le peloton de cadets des Bataillons électrochimiques. Il est promu sous-lieutenant de réserve au terme de cette formation. Il commence sa carrière civile dès 1934 à l’Institut National des Télécommunications à Varsovie où il y tient un rôle de responsable jusqu’au début de la guerre. Le 4 septembre 1939, Kosacki se porte volontaire. Il est affecté au groupe technique au Département des communications spéciales. C’est ce groupe qui, lors de la défense de la capitale polonaise, lance des messages à la radio de Varsovie pourtant endommagée. C’est de ce bâtiment que le maire de Varsovie Stefan Starzynski fit ses fameux discours exhortant à la résistance, aux heures les plus sombres de la capitale polonaise. Après avoir fui Varsovie, Kosacki est interné en Hongrie comme de nombreux autres soldats polonais. En décembre 1939, il s’échappe du camp et, utilisant un passeport délivré par le consulat polonais à Budapest, sous un faux nom (Joseph Lewandowski), il gagne l’Italie puis la France. Il rejoint les forces polonaises en formation en France, mais après la débâcle de 1940, il lui faut à nouveau s’échapper vers la Grande-Bretagne. Là, il est envoyé en Ecosse pour Soldat de la Première Division Blindée Polonaise avec un détecteur de mines N°4, successeur du N°3 Polish Mine Detector. Celui ci est moins lourd et moins volumineux. Manche télescopique en trois parties. Boitier de réglage monté sur une sangle de portage du sac ou se trouve le boitier résonateur avec sa batterie. L’ensemble de ce détecteur peut, une fois démonté se placer dans le sac du boitier résonateur. (Association « Odwach » www.odwach.pl) Joseph Stanislaw Kosacki. (DR) être finalement affecté au Centre de formation en communications à Dundee. Il est transféré dans la ville universitaire à proximité de Saint-Andrews, où il travaille jusqu’en 1943. Naissance du premier détecteur de métaux C’est en 1941 qu’un accident tragique se produit, accident qui va meurtrir Kosacki et le lancer dans ses recherches, recherches qui vont aboutir à l’une des inventions les plus importantes de la guerre. Sur une plage, près d’Arbroath, en Ecosse, pendant une patrouille de soldats du 14 e Lanciers, dépendant alors de la 10 e Brigade de Cavalerie blindée (futur noyau de ce qui allait devenait la 1 re Division Blindée Polonaise l’année suivante) une mine explose au passage de ces soldats. Ce tragique événement incite Kosacki à renouveler ses travaux d’avant-guerre, sur le principe consistant à utiliser les ondes radio pour détecter des pièces métalliques cachées dans le sol. Après trois mois de recherches, d’essais et d’améliorations, le premier prototype de détecteur de mines voit le jour. Ce seul prototype original est maintenant dans le musée de l’Institut militaire de l’Ingénierie Technique qui porte 26 UNIFORMES | COLLECTION
Femmes vérifiant des détecteurs de mines réalisés dans une usine quelque part en Grande-Bretagne. (IWM) Sappers des Royal Engineers utilisant un détecteur de mines en Afrique du Nord, le 28 Août 1942. (IWM) le nom du professeur Joseph Kosacki, à Wroclaw en Pologne. Les britanniques concèdent l’importance de cette découverte, et allouent à Kosacki tous les moyens utiles à la production de cet appareil sous l’appellation de « Polish Mine Detector Mark 1 ». Ce sont 500 exemplaires de détecteurs de mines Mark2 qui on été envoyés pour faciliter l’avance sur El-Alamein et contribuer à la victoire alliée. Leur effet a été de doubler la vitesse des troupes britanniques de la VIII e Armée du maréchal Montgomery à travers les sables minés de 100 à 200 mètres à l’heure. L’effet de surprise fut ainsi garanti. Kosacki est alors désigné tout naturellement pour superviser la production à Londres. Sa découverte n’a pas été brevetée, il l’a donnée « en cadeau » à l’armée britannique. Il recevra une lettre du roi Georges VI pour le remercier de son geste. Il restera en Grande-Bretagne jusqu’en avril 1947, date à laquelle il rejoint son pays d’origine, la Pologne. Les Allemands, grands spécialistes des mines, s’adapteront en inventant les mines en verre. Avec son ami, le professeur Janusz Groszkowski, il se fait un point d’honneur à participer au redressement de son pays si profondément touché et brisé par le conflit. Il succède à divers postes de responsabilité dans le domaine des télécommunications et travaille également de 1956 jusqu’à sa retraite (en 1976) à l’Institut pour la Recherche Nucléaire (initialement à Varsovie, puis à proximité de Swierk Otwock) comme Chef du Département de l’électronique, et prend aussi des fonctions de formateurs à l’Académie Technique Militaire. Après sa retraite, il a trouvé plus de temps libre pour se consacrer à sa famille et ses loisirs : la philatélie entre autre Un soldat du 1er bataillon, King’s Own Scottish Borderers, à l’entrainement avec un détecteur de mines qu’il essaye de régler avec l’aide d’un casque MKIII à Denmead, Hampshire, le 29 Avril 1944. (IWM) COLLECTION | UNIFORMES 27



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