Uniformes n°286 jan/fév 2013
Uniformes n°286 jan/fév 2013
  • Prix facial : 6,95 €

  • Parution : n°286 de jan/fév 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 86

  • Taille du fichier PDF : 67,8 Mo

  • Dans ce numéro : les GMR, contre le maquis des glières, 1944.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 30 - 31  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
30 31
REVUE DE DÉTAILS COLLECTION L’uniforme des officiers de tirailleurs TEXTE ET PHOTOS : Hervé Humbert 1893-1914 A la veille de la Grande Guerre, les troupes d’Afrique constituent une composante essentielle de l’infanterie française. Les régiments de tirailleurs indigènes 1 dont le nombre a été porté de 4 à 9 en 1913, attirent, au même titre que les régiments de Zouaves ou de la Légion Etrangère de nombreux officiers. Outre la possibilité d’échapper à la routine de la vie de garnison en métropole, ils leurs permettent d’espérer des promotions plus rapides en s’illustrant dans le cadre des nombreuses opérations qui ponctuent cette période. Stationnés en Algérie et en Tunisie, leur tenue se doit d’incarner le prestige de l’Armée Française auprès des populations locales qui constituent l’essentiel du recrutement de la troupe. 1-Dénomination officielle de l’époque C’est donc cet uniforme, teinté d’orientalisme que nous nous proposons d’étudier dans le cadre de cet article. Nous nous limiterons à la tenue de sortie ou grande tenue des officiers français ; ne seront pas abordés dans cette étude les effets de campagne de même que les uniformes des officiers indigènes. La tunique A l’instar de toutes les subdivisions de l’infanterie, la tunique succède au dolman en 1893. Elle est en drap fin bleu ciel d’une nuance assez soutenue pour les premières confections qui deviendra de plus en plus claire au fil des années. Elle est doublée de drap satin de même nuance. Elle ferme dans un premier temps par 7 gros boutons dorés sans empreinte puis par 9 à partir de 1911. Ils sont d’un diamètre de 21 mm. On rencontre indifféremment des modèles demisphériques ou des boutons grelots. Le col est de couleur jonquille et comporte des pattes en drap du fond sur lesquelles est cousu le numéro du régiment de 18 à 20 mm de hauteur en cannetille dorée. Il ferme selon sa hauteur, règlementairement limitée à 60 mm mais parfois dépassée, par deux ou trois crochets métalliques. A l’intérieur, cinq boutons permettent d’y accrocher un faux col blanc. Le dos comporte des basques en forme d’accolade avec 6 boutons du modèle ci-dessus cousus sur chaque sommet. Une fente peut être pratiquée sur le côté gauche afin de permettre le passage de la bélière de sabre mais n’est pas observée systématiquement. Sur les manches sont cousus en fer de lance les galons en soutaches dorées de 5 à 6 mm de largeur. Elles se terminent par un parement en pointe. Des crevées sont pratiquées au dos de chaque manche sur Ce lieutenant du 2 e Tirailleurs (Mostaganem) qui s’est fait photographier à Mont de Marsan peut-être au cours d’une permission ou dans l’attente d’un départ pour l’Algérie à la suite d’une mutation, nous permet d’apprécier l’élégance de son uniforme à laquelle contribue le pantalon ample dit ‘’flottard » typique des troupes d’Afrique. Sa tunique est du modèle à 7 boutons, le sabre avec dragonne de grande tenue est du modèle 1882 commun à l’infanterie. une longueur de 21 à 26 cm, dans certains cas jusqu’à l’extrémité de la manche. Ces crevées sont garnies de soie rouge. Elles sont entourées d’un galon or à la soubise de 17 mm de large et ferment par des petits boutons grelots dont le nombre peut varier de 18 à 24. Dans la majorité des confections, le dernier bouton grelot est situé juste avant le parement qui se ferme par deux petits crochets métalliques. Dans des cas moins fréquents, les grelots sont cousus jusqu’à l’extrémité de la manche. La tunique ne comprend pas de brides d’épaulette, ni épaulettes. Pantalon et culotte La tunique se complète d’un pantalon droit garance à bande bleu clair. Mais on observe plus généralement, le port du pantalon ample dit ‘’flottard » resserré sur les chevilles qui apporte une touche orientale à la tenue. La largeur de la bande bleu ciel, fixée règlementairement à 50 mm, varie selon les tailleurs (et peut-être les demandes des officiers !). Sur les exemples examinés, les dimensions vont de 60 à 65 mm. Une poche est pratiquée de chaque côté, l’ouverture se situe à l’arrière de la bande. Des boutons et une agrafe assurent la fermeture sur le devant. Une martingale située à l’arrière permet de l’ajuster grâce à une boucle à double ardillon. Enfin, la culotte dont la partie inférieure se ferme par des petits boutons, se porte avec les bottes en cuir. Des jambières en drap peuvent lui être adjointes afin de simuler le port du pantalon. Le képi Défini en 1883, il verra sa forme évoluer passant d’une forme tronconique dans les années 1890 à une forme très haute et très évasée début 1900 puis s’abaissera progressivement pour aboutir aux petits képis dits ‘’Polo » vers 1914, suivant en cela la mode du moment. Son bandeau est bleu ciel, turban et calot garance. Galons et fausse jugulaire dorés de même que le numéro de corps ou la grenade brodés en cannetille. Il peut aussi comporter une jugulaire en cuir verni noir amovible à volonté, le port de cette dernière indiquant en effet que l’officier est en service. Il n’existe pas de képi de grande tenue avec attribut et plumet. 30 UNIFORMES | COLLECTION
Les drapeaux des 6 e, 7 e et 8 e Régiments de Tirailleurs lors de la revue de Longchamp du 14 juillet 1913 année de leur création, ainsi que celle du 9e. Ils viennent vraisemblablement d’être remis à leurs porte-drapeaux, tous trois lieutenants appartenant à l’État-major du Régiment. Tunique et képi d’un lieutenant du 1er Régiment de Tirailleurs (Blidah, Algérie). Tunique à 9 boutons avec médaille coloniale barrette Algérie et médaille commémorative du Maroc. Dès 1907, le 1er Tirailleurs a fourni des troupes pour les diverses opérations menées au Maroc. Le képi, légèrement évasé sur le dessus, a une forme cylindrique assez basse avec un turban de 2 à 3 cm ce qui permet de le dater des années 1905-1910. Le porteur de cet ensemble a peut-être participé au combat de Charleroi du 22 août 1914. En effet le 1er bataillon de ce régiment entrait dans la constitution du 1er Régiment de Marche de Tirailleurs Algériens (75 e Brigade, 38 e Division) décimé par les mitrailleuses et les obus allemands lors des contreattaques effectuées à la baïonnette sur les pentes du glacis du Chatelet. Après que cinq de ses porteurs aient été tués, le drapeau ne pourra être ramené et restera sur le terrain. Détails d’une manche de tunique de capitaine. A gauche, les galons en fer de lance épousent la forme du parement. Notez la hauteur du troisième galon qui affleure presque l’emmanchure. A droite, gros plan des crevées. 18 boutons grelots et autant de brides assurent la fermeture de la manche ici ouverte pour laisser apparaître la soie rouge qui en garnit l’intérieur. Cette dernière est ici fendue quasiment jusqu’à son extrémité. Un galon à la soubise large de 17 mm encadre les crevées. A gauche képi de capitaine du 3 e Régiment de Tirailleurs (Bone, Algérie) avec fausse jugulaire et jugulaire coulissante en cuir noir bordée de deux filets dorés. Cette dernière pouvait s’enlever à volonté, elle signifiait que l’officier était en service lorsqu’elle était passée sous le menton. Son port était facultatif en tenue de ville. Les boutons dorés sont sans empreinte. A droite képi d’un capitaine Hors Cadre ou sans troupes avec grenade brodée. COLLECTION | UNIFORMES 31



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 1Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 2-3Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 4-5Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 6-7Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 8-9Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 10-11Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 12-13Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 14-15Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 16-17Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 18-19Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 20-21Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 22-23Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 24-25Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 26-27Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 28-29Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 30-31Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 32-33Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 34-35Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 36-37Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 38-39Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 40-41Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 42-43Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 44-45Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 46-47Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 48-49Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 50-51Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 52-53Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 54-55Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 56-57Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 58-59Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 60-61Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 62-63Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 64-65Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 66-67Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 68-69Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 70-71Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 72-73Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 74-75Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 76-77Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 78-79Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 80-81Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 82-83Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 84-85Uniformes numéro 286 jan/fév 2013 Page 86