Uniformes n°285 nov/déc 2012
Uniformes n°285 nov/déc 2012
  • Prix facial : 6,95 €

  • Parution : n°285 de nov/déc 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 83,8 Mo

  • Dans ce numéro : le béret bleu des Paras Métros.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Histoire d’un combattant COLLECTION Visualisez les actualités d’époque sur la Decima Mas grâce à ce flashcode Pour décoder son contenu, vous aurez besoin d’un simple smartphone et d’un lecteur de flashcodes. Lancez l’application sur votre smartphone et pointez le flashcode qui vous intéresse. Votre mobile le décode automatiquement et vous affiche son contenu. Les Volontaires de France à Canéjan au printemps 1944. L’uniforme est celui du bataillon San Marco avec un béret en drap noir et un insigne brodé en fil rouge. Carlo Panzarasa « volontaire de France » de la Decima MAS Texte : Laurent Berrafato Documents : Istituto Carlo Alfredo Panzarasa (I.R.S.M.E.C) Le 8 septembre 1943, l’Italie signe un armistice sans condition mettant fin à trois années de guerre aux côtés de l’Allemagne. Loin de ramener la paix en Italie, il va au contraire créer un climat de guerre civile qui coûtera la vie à plus de 100 000 italiens. A l’annonce de l’armistice de nombreux italiens, n’acceptant pas cette situation, se porteront volontaires pour continuer la lutte au sein des forces de l’Axe. Carlo Panzarasa était l’un d’eux. Né à Paris le 4 mai 1926 de parents immigrés italiens, Carlo Alfredo Panzarasa grandit dans le XVI e arrondissement de la capitale. Son éducation parentale lui inculque des principes fondamentaux dont celui, qui est à ses yeux primordial, l’amour de la patrie. L’entrée en guerre de l’Italie, le 10 juin 1940, entraine une vague de xénophobie anti-italienne de la part d’une partie de la population française. Son père, ne faisant pourtant pas de politique, est interné par les autorités françaises comme des milliers d’autres italiens vivant en France. Quelques jours plus tard les Allemands font leur entrée à Paris. Sans nouvelles de leur père, Carlo Panzarasa et sa grande sœur Vanna se précipitent auprès des autorités allemandes afin de leur demander de l’aide. Grâce à l’intervention d’un officier allemand, le père est rapidement libéré. Engagé volontaire à 17 ans Poursuivant ses études à Paris au cours des années 1940/43, Carlo Panzarasa fréquente également plusieurs camarades français adhérents du Francisme de Marcel Bucard et aussi des Italiens de la G.I.L.E., le mouvement de jeunesse fasciste à l’étranger dont Carlo adhérera en 1941. Toutefois Carlo Panzarasa n’adhérera jamais à aucun Insigne de béret des VdF. parti politique. L’annonce officielle de l’armistice italien, le 8 septembre 1943, surprend et révolte le jeune Panzarasa ainsi que de nombreux autres Italiens vivants en France. Spontanément des dizaines de jeunes italo-français se précipitent aux sièges des différents organismes italiens de Paris afin de se porter volontaires pour continuer la lutte. Au 12 rue Sédillot (VII e), se situe le siège du nouveau parti fasciste républicain (P.F.R.). Carlo et ses camarades assureront une garde armée des lieux dans l’attente d’un retour à une situation normale. La nouvelle république sociale (R.S.I.) créée par Benito Mussolini le 12 septembre 1943 s’organise petit à petit et ce n’est que début novembre que les volontaires parisiens peuvent être officiellement enrôlés. Environ 200 hommes de différentes régions attendront l’ordre de rejoindre leur unité qui arrivera début mars 1944. 36 uniformes | COLLECTION
Feuille d’engagement du volontaire Carlo Panzarasa à Paris le 2 novembre 1943. Italie été 1944, Carlo Panzarasa se fait photographier en tenue d’été. Notez la tête de mort tenant un poignard entre ses dents agrafée au dessus de la poche gauche. La base Betasom de Bordeaux La destination pour ces jeunes volontaires sera la base sous-marine de Bordeaux. La base atlantique de Bordeaux ou Betasom est la plus importante base sous-marine italo-allemande en France. A la création de la république sociale italienne, de nombreux marins italiens présents en France adhèrent immédiatement au nouveau régime. Le commandant Enzo Grossi dirige cette base. C’est un officier de valeur décoré de la Médaille d’Or pour la valeur militaire (la plus haute décoration militaire italienne) ainsi que de la Croix de Chevalier allemande. En mars 1944 est crée à Betasom le bataillon Longobardo du nom d’un commandant de sous-marin italien tombé en mission en juillet 1942. Le bataillon Longobardo est commandé par Guiseppe Parello, officier vétéran du front russe provenant de l’infanterie de l’armée royale. Il regroupe tous les volontaires franco-italiens dont le jeune Carlo Panzarasa. Ces « Volontari di Francia » vont devoir s’habituer, pour certains, à leur langue maternelle qu’ils connaissent parfois à peine. En effet, une bonne partie d’entre eux sont nés en France avec la nationalité française et ont effectué toute leur scolarité dans le même pays. Les parents de quelques-uns ont fui le Fascisme italien en 1922 à la prise du pouvoir, pour se réfugier en France. La motivation politique Autorisation de port d’arme délivrée par les autorités allemandes à Carlo Panzarasa le 4 janvier 1944. est quasiment absente pour grand nombre des « Volontari di Francia », la raison de leur engagement est, pour eux, une question de sauver l’honneur de leur pays. Le bataillon Longobardo est stationné à Canéjan où il reçoit une formation d’infanterie de marine classique commune à tous les bataillons San Marco. Lors d’une Patte de collet sur fond rouge des divisions San Marco et Decima MAS. inspection en avril 1944 des autorités de la R.S.I. à Canéjan, un capitaine de corvette de la Decima MAS, la fameuse unité commandée par le prince Junio Valerio Borghese, note l’excellente tenue du bataillon Longobardo, observation qui sera déterminante pour le passage des volontaires de France au sein de la Decima Flottiglia MAS. Départ vers l’Italie Fin juin 1944, le bataillon Longobardo quitte Bordeaux suite au débarquement allié en Normandie et rejoint l’Italie par voie ferrée. Les volontaires de France ne sont plus qu’environ 150 car certains de leurs camarades sont restés à Betasom pour défendre Lettre envoyée par la mère de Carlo Panzarasa au mois d’avril 1944. COLLECTION | uniformes 37



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