Uniformes n°275 mar/avr 2011
Uniformes n°275 mar/avr 2011
  • Prix facial : 6,95 €

  • Parution : n°275 de mar/avr 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 86

  • Taille du fichier PDF : 72,2 Mo

  • Dans ce numéro : tenue camouflée de la Heer.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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COLLECTION Histoire d’une unité Détail intéressant sur les marquages du pare-brise. Selon Allan Atwell les couleurs étaient Jaune pour les lettres et la bordure du « Keystone » rouge. (Coll. Allan P.Atwell) Le 15 Janvier 1945 le 112 th IR rejoignit à nouveau la 28 th ID. Pas pour longtemps car le 17 la division devait faire route de Charleville vers Ste Marie-aux-mines dans les Vosges. Pour parfaire se long déplacement de 350 kilomètres les MP avait recourt à un poste de guidage. Toutes les unités disposaient d’un véhicule de guidage et se dirigeaient ensuite vers le secteur général de la division. Ils avaient reçu avant le départ, un point de repère, un faubourg de Saint-Dié. Là un point de guidage était établi et les MP postés le long de la route arrêtait le premier véhicule de chaque unité en regardant les « serials » des pare-chocs et les envoyaient vers le poste de guidage. Là, le G1 et assistant du G4 leur communiquaient la destination finale sur une carte et mettait un guide à bords du premier véhicule de chaque unité pour montrer le chemin. 40 uniformes | COLLECTION L’exécution du Pvt. Slovik C’est dans cette petite ville minière qu’un autre drame de la Seconde Guerre mondiale allait se passer. En effet, après les batailles sanglantes de Hürtgen et celle des Ardennes le sort d’un homme du 109 th IR était scellé. Après être passé devant la cour martiale, les demandes de révisions de son procès, ainsi que de sa catégorie de recrue, de lettres à la Croix-Rouge et de demande de clémence jusqu’au général Eisenhower, le sort du Pvt. Eddie D. Slovik était établi. Il devait être passé par les armes et des ordres dans ce sens étaient déjà tombés. C’était au major William Fellman II, Provost Marshall, qu’incombait la tâche difficile d’organiser l’exécution de ce déserteur. Un immense problème se posait, car la dernière exécution dans l’armée des États-Unis pour désertion datait de la Guerre de Sécession en1864. Il manquait au major le « Standard Operating Procedure » pour exécuter les ordres. C’est ainsi que le major Fellman a du appeler le QG de l’armée pour lui donner le SOP correspondant. Il s’agissait du SOP N°54 : « Exécution des sentences de mort imposé par la cour martiale ». p Allan P.Atwell monte la garde au bureau de la trésorerie de la division à Niedmering, mars 1945. (Coll Allan P.Atwell) Casque US M1 de la Military Police. En ce qui concernait les préparatifs il fallait prévoir un mur de matière absorbante devant lequel le condamné devait prendre place, qui le cas échéant pouvait être attaché à un poteau pour le soutenir. Le Lt. Zygmont Koziak, qui devait être l’assistant du major pendant l’exécution était chargé de trouver un endroit adéquat. C’est le 27 Janvier 1945 qu’il trouva le site parfait : 86, rue Général Dourgeois. Dans son rapport il note : « Ce qui influença le choix du site c’est que l’endroit était retiré de toute activité de la ville adjacente. Un facteur important fut qu’un mur de 2,5 mètres entourait la propriété. La propriété était sécurisée par le gouvernement militaire et les occupants ne connaissaient pas la destination du site. Un garde de sécurité pouvait être établi 24 heures à l’avance de l’exécution et tous les accès vers le site pouvaient être bloqués pour tout civil et personnel militaire. » Le matin du 30 janvier les MP bloquaient les accès vers le site. Un mur en panneaux de bois était érigé entre le mur en pierres et le poteau afin de recevoir un éventuel ricochet au cas où une balle aurait traversé le corps pour se loger dans le mur. Slovik était en route venant de Paris dans un Dodge WC accompagné de 5 MP. Retardé par une tempête de neige ils n’arrivèrent que le matin du 31 Janvier à 07.30 heures. Pendant la route ils s’étaient arrêtés pour se restaurer, manger des sandwichs et du café. Slovik qui n’avait pas quitté le véhicule recevait également quelques sandwichs et du café, mais comme il avait l’estomac noué par l’émotion il refusa. Il demanda aux MP de le laisser courir dans la neige et qu’ils n’avaient qu’à l’abattre avec leurs carabines pour mettre un terme à ce périple. Ils pouvaient se justifier en disant qu’il a voulu prendre la fuite mais le responsable de la garde, un caporal, lui répondu qu’il était un petit gars bien gentil mais qu’il était attendu à sa destination. Le 31 janvier 1945 à 07.30 heures le petit convoi arriva donc au centre de Ste Marieles-mines dans le bureau du major Fellman qui signa pour réception du prisonnier. Il raconte : « Durant le transfert les clefs des menottes s’étaient perdus et nous avons donc du les enlever en les sciant. Ensuite je lui aie lu les ordres de la cour martial et
lui informa qu’il serait fusillé aujourd’hui à 10.00 heures. Ensuite je lui ai demandé s’il avait encore un dernier désir sur lequel il me répondit par la négative. Ensuite je lui proposai les services de l’aumônier, le père Cummings, ce qu’il accepta. » Vers 09.15 heures le convoi avec le prisonnier suivi du peloton d’exécution arriva au site. Le général Cota donna quelques mots d’encouragements à toutes les personnes concernés et se retira ensuite. Le peloton d’exécution recevait alors une inspection des armes par le Lt. Koziak et devaient ensuite abandonner leurs fusils sur une grande table dans une pièce isolée. Le major Fellman et le Lt. Koziak chargèrent alors les armes avec une cartouche dont une à blanc. Ensuite ils les mélangeaient de telle façon que ni l’un, ni l’autre ne savait encore dire laquelle était chargée à blanc. Ensuite le peloton d’exécution pouvait rentrer et récupérer leurs armes. Les hommes du peloton d’exécution n’étaient pas des MP mais des fantassins du 109 th IR provenant de la même unité que le condamné à mort. La philosophie derrière ce choix fut qu’il y avait tellement de désertions, que ceux qui désertaient seraient fusillés par leurs compagnons d’armes afin que de futurs candidats réfléchissent avant de passer à l’acte. Le peloton d’exécution était par contre dirigé par le Lt. Koziak. A 10.00 heures précises les coups de feu retentirent. Le Pfc Allan P.Atwell se rappelle : « Les coups de feu claquaient entre les montagnes et résonnaient encore après. Le silence après était pesant car tout le monde savait ce qui venait de se passer mais pas un seul mot fut prononcé. » Entretemps la 28 th ID participa à la bataille contre la poche de Colmar. Le peloton des MP fut un peu épargné des combats mais les tâches journalières de circulation et du traitement des prisonniers de guerre restèrent. La 28 th MP Platoon le 06 avril 1945 à l’occasion des cérémonies tenu au Fort Ehrenbreit-Stein à Koblenz. (Pennsylvania National Guard Museum) L’occupation La fin de la guerre se rapproche et finalement la 28 th ID cantonnera dans la ville allemande de Kaiserslautern où un gouvernement militaire sera instauré ensemble avec les nouvelles « autorités » locales. Si les hommes de l’infanterie peuvent se reposer un peu, c’est loin d’être le cas pour les MP’s qui ont fort à faire. Désormais il faut organiser des patrouilles dans la ville et les environs pour faire respecter les consignes du gouvernement militaire, contrôler les permissionnaires et intervenir le cas échéant. Il fallait traquer également les criminels de guerre et autres suspects du régime nazi. C’est ainsi que la fille de Franz Von Papen, Margarit, fut arrêté à Saarbrücken. Un autre aspect d’une ampleur imprévue venait s’ajouter aux tâches journalières à savoir la gestion des personnes déplacées. Le 24 mai 1945, le premier train quittât Hambourg vers la Russie avec ses premiers passagers. D’autres suivaient à ratio de deux trains par jour partant de Hambourg et de Neustadt. Le 25 juin 1945, tout le secteur de la 28 th ID, était vidé de ses « Russes » déplacés, totalisant un nombre de 51.000 personnes rapatriées. Restaient ensuite encore les Polonais et les Italiens. Le retour Pendant deux mois et demi les MP’s assurèrent avec le 110 th IR la sécurité dans la plaine de la Saar – Pfalz et Hessen. Ensuite la 28 th ID recevait ses ordres pour rejoindre Le Havre en vue de son rapatriement. C’est ainsi que la 28 th MP Platoon embarquait à bord du James Parker, le 26 Juillet 1945, pour arriver à Boston le 2 Août. Comme la 28 th ID était pressentie pour participer à l’assaut du Japon dans le Pacifique, l’unité restait donc active. Ce n’est qu’après VJ-Day que l’unité sera désactivée le 03 décembre 1945. La 28 th MP Platoon reçut le 14 avril 1945 par les « GO N°37 » la Meritorious Unit Service Plaque pour ses actions entre le 16 décembre 1944 et le 01 février 1945. Sources : Charles Mc Donald « Noël 44 – bataille des Ardennes ». Editions Didier Hatier JohnC. Mc Manus « Alamo in the Ardennes ». John Wiley & Sons Robert A. Miller « Division commander ». The Reprint Company Allan P.Atwell et Antonio Mirabito à Kaiserslautern, avril 1945. Peter Lion « The American St-Nick ». Windriver Publishing William Bradford Huie « The execution of Private Slovik ». Signet Books Unit report N°7 HQ 28 th ID 10/02/45 du Col J.L Gibney Action report 16/12/44 – 02/01/45 du Col Daniel B. Strickler Military Police Training Bulletin, Issue Nov-Dec 44 Remerciements : The Pennsylvania National Guard Museum et en particulier son Conservateur Mr. Charles B. Oellig. Jack Foley pour le témoignage de son père et ses photos Robert et Kenneth Koziak pour le témoignage de leur père Joe Ozimek pour son témoignage Allan P.Atwell pour son témoignage, ses encouragements et son amitié. Au magasin Le Poilu pour le prêt de certains objets. COLLECTION | uniformes 41



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