Uniformes n°274 jan/fév 2011
Uniformes n°274 jan/fév 2011
  • Prix facial : 6,95 €

  • Parution : n°274 de jan/fév 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 86

  • Taille du fichier PDF : 87,9 Mo

  • Dans ce numéro : le sous-casque américain M1.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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COLLECTION Histoire d’une unité En dépit de la tenue qui est celle de la mobilisation, nous sommes pourtant fin 1915, début 16 comme en témoignent certains équipements dont le fusil Lebel 07 qui a subit la modification de 1915, et une patte de col à soutaches sur un sapeur non présent sur cette image. Seul celui debout porte le n°de son régiment sur le képi tandis qu’un autre arbore l’insigne de spécialité des SCF, la locomotive. Tenue de compagne vers 1917 typique des dernières années de la guerre pour le génie. Notre sapeur, qui a deux années révolues passées au front porte une veste modèle 1914 confectionnée en drap gris bleuté d’importation, non doublée de toile blanche mais modifiée en 1915 par le Maître Tailleur du 5e RG. Celle-ci est munie de 3 chevrons de présence au front en drap bleu foncé, qu’il n’arbore pas, en revanche, sur sa capote modèle 1917 à double boutonnage, toujours portée en tenue de campagne, mais le plus souvent ôtée pour les chantiers). Cette capote vient de recevoir les toutes nouvelles pattes de collet selon les directives de janvier 1917 (pattes en forme de losange, en velours noir avec double soutache écarlate et chiffres en drap écarlate découpé à l’emporte pièce). Le passepoil de la culotte est noir. Il a conservé sur lui son équipement individuel en cuir, son bidon modèle 1877 de 2 litres recouvert d’une housse en drap BH, une musette modèle 1892 en toile cachou, et son étui métallique pour le masque à gaz M2. Le havresac modèle 1893 est une réalisation du temps de guerre simplifiée en toile forte de couleur beige sur lequel notre sapeur a arrimé son couvre-pieds (la petite couverture de laine brune), sa toile de tente de couleur beige, sa gamelle modèle 1877 et, sur le devant du sac, le fer de la grande pelle de parc du génie dans son étui de cuir, le manche désolidarisé est fixé sur le côté avec les mats et les piquets de la tente. La tête est protégée par le casque Adrian dont l’attribut reprend toujours le même motif de l’arme du génie que l’on retrouve aussi sur les boutons. 18 uniformes | COLLECTION et assurent le remplacement des cheminots lors des grandes grèves nationales de 1910. Sur le plan militaire, le régiment forme aussi ses personnels aux fonctions de combattant d’infanterie, mais aussi de pontonnier. C’est essentiellement dans le domaine colonial que le régiment fera ses preuves. Il serait laborieux d’en énumérer toutes ses missions, mais le travail du Génie est indissociable de celui de l’expansion coloniale alors à son apogée. Après s’être battu aux cotéx des troupes pendant la phase de conquête, le Génie est là pour aménager les zones d’occupation, tracer et ouvrir les voies de communication, construire les éventuelles fortifications et exploiter les liaisons télégraphiques. Mais une fois le terrain pacifié il faut encore construire les bâtiments des casernes, hôpitaux et administrations militaires. Pour le 5, les missions qui lui sont tout particulièrement confiés sont bien évidemment celles liées à la mise en œuvre des réseaux ferrés. Etude des tracés, des ouvrages d’arts, construction et exploitation des chemins de fer lorsque les entreprises privées ne peuvent y subvenir ou lorsque la sécurité de ces lignes est encore précaire. Algérie, Maroc, Sénégal, Chine, Madagascar, Dahomey, Guyane, Côte d’ivoire, entre autre verront passer les sapeurs des chemins de fer. A l’entrée en guerre, en 1914, le généralissime Joffre saura tirer toutes les ressources de son passage dans le Génie pour exploiter pleinement le potentiel du chemin de fer : acheminement des troupes, des vivres, des munitions, déplacement de l’artillerie lourde, réalisation de nouvelles lignes provisoires en fonction du front, réparation des ponts pour ne pas interrompre le trafic, ou à l’inverse, destruction des réseaux lors des replis. Il n’est pas rare que les sapeurs rétablissent un moyen de franchissement ou reconstruisent un ouvrage qu’ils avaient eux-mêmes détruit lors d’un mouvement de retraite quelques mois plus tôt. L’importance des voies de communication est un élément primordial, d’autant plus que le front se stabilise. Celles existantes ne suffisant plus depuis longtemps à l’usage intensif qu’on leur réclame et sont donc renforcées. La montée en puissance du régiment est proportionnelle à l’effort de guerre :
p Groupe de sous officiers de la 25 e compagnie au début de l’année 1916. des 16 compagnies du temps de paix, le régiment passe à 32 compagnies à la mobilisation (plus 6 Cies de territoriaux) et en créé 12 d’instructions après 1916. La diversité des chantiers amènent les sapeurs parfois au plus près du front, notamment pour établir les voies de pointage et de déplacement des régiments d’artillerie lourde. Même s’il n’en est pas l’utilisateur principal, le 5 va devoir aussi apporter son aide à un autre système de voie, moins large, mise en place par l’artillerie pour son approvisionnement de proximité : la célèbre voie de 60. Avec un millier de km, environ 200 locotracteurs et 3700 wagons dans le courant de l’année 1915, ce système est incontournable car il permet d’accéder directement des soutes à munitions aux casemates de tir La puissance et la souplesse du train en ont fait un des éléments primordial de la 1 re guerre, en plus de son rôle stratégique évoqué auparavant, il sera aussi de tous les besoins, tant pour le retour temporaire des permissionnaires vers leurs foyers, que pour l’évacuation des blessés (allant jusqu’à évacuer 80000 blessés durant le 1er mois de la bataille de Verdun). C’est par le train que toute l’intendance arrive (uniformes, équipements) mais également que transitent les millions de lettres et de colis des poilus via les wagons de la poste aux armées. A la fin de 1918, le chef de corps du 5e RG commande 85 unités pour un effectif total de 450 officiers et 21500 sapeurs et sous-officiers éparpillés sur l’ensemble de la zone des armées, dont le front d’Orient. A ces chiffres s’ajoutent des compagnies auxiliaires et d’autres de travailleurs pour environ 110 000 hommes et 2250 officiers ainsi que les sections des chemins de fer Le képi subira pendant la 1ère guerre nombres de modifications destinées à le rendre moins visible. Il ne sera plus autorisé au front avec l’arrivée du casque, et sera remplacé par le bonnet de police. Il reprendra ses couleurs d’avant guerre en 1918. Ce modèle polo de maître-tailleur, en drap fin bleu horizon reprend la classique fausse jugulaire en galon métallique doré du képi d’avant guerre, ainsi que le chiffre 5 brodé en cannetille. En revanche les soutaches dorées de grade (ici de sous-lieutenant) et du nœud hongrois sont remplacées ici par des soutaches en soie bleu ciel, répondant ainsi à la demande de basse visibilité. de campagne regroupant les personnels des réseaux ferrés mobilisés gérant la zone arrière et les populations civiles. Le 5 aura établis plus de 7000 km de voies ferrées comportant plus de 22500 appareils de voies et de nombreux ouvrages d’arts. La fin du conflit ne sonnera pas la fin des opérations pour le Génie, qui bien au contraire se retrouvera devant un chantier d’une ampleur gigantesque. La reconstruction du pays. (À suivre...) 1) C’est au même endroit que le 10 juin dernier, le régiment a rendu, à l’issue de la cérémonie de dissolution du 5 e Génie devant le gouverneur militaire de Paris, son drapeau au service historique de l’armée de Terre. Toutes les archives N&B et collections présentées dans cet article proviennent de l’ancienne salle de tradition du 5e Génie, désormais confiée au 19e Génie. Un site internet conserve « virtuellement » l’ensemble de ce patrimoine : http://patrimoine5rg.free.fr L’auteur adresse ses remerciements aux lieutenantcolonel Picot et au chef d’escadron Tréchot pour l’aide apportée à la réalisation de cet article. Après trois ans de guerre l’apparence de l’officier français a bien changée. Il est désormais habillé à l’identique de la troupe mais dans un drap bleu horizon plus fin. La capote comporte des pattes de collet en forme de losange introduites en janvier 1917, en velours noir avec double soutache rouge et numéro 5 en métal doré imitant la cannetille, et des galons réduits sur le bas de ses manches. Les équipements en cuir sont entièrement de couleur fauve (jambières, brodequins, étui de revolver, ceinturon baudrier de type anglais (Sam Browne belt jugé plus pratique et élégant) et volumineux porte-cartes). L’étui de masque à gaz est peint en bleu ciel. COLLECTION | uniformes 19



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