Uniformes n°273 nov/déc 2010
Uniformes n°273 nov/déc 2010
  • Prix facial : 6,95 €

  • Parution : n°273 de nov/déc 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 86

  • Taille du fichier PDF : 83,5 Mo

  • Dans ce numéro : tenue tropicale Luftwaffe.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Reconstitution Total look Le « PIOU PIOU » (1) Texte et photos : Christophe Guillemet (Association Histoire et Passions) Août 1914, c’est la mobilisation générale. L’armée qui s’oppose aux troupes vêtues de feldgrau et coiffées de casques à pointe est « la plus belle d’Europe » avec ses pantalons et ses képis garance. Toutefois cet uniforme pratiquement inchangé depuis la défaite de 1870 donne au fantassin français une visibilité bien supérieure à ses homologues européens. 74 uniformes | COLLECTION Notre Piou Piou se fait tirer le portrait chez un photographe avant son départ pour le front. Pour l’occasion, il n’a conservé de son équipement que le ceinturon de cuir à plaque de cuivre modèle 1845. La capote est du modèle hôpitaux militaires modifiée. On peut supposer qu’il sort du magasin d’habillement puisqu’il n’a pas pris le temps de noircir ses brodequins. q Deux générations sous le même uniforme, un jeune fantassin fait le coup de feu auprès d’un « Pépère » (2) du 44 e régiment d’Infanterie territoriale (Photo Joannick Briand). p Képi fabriqué par un reconstitueur. Extérieurement il offre un aspect crédible pour la reconstitution, intérieurement, il est conçu de manière à ne laisser planer aucun doute sur le fait qu’il s’agit d’une copie. En 1911, une nouvelle tenue de nuance gris vert avait bien été expérimentée mais n’a jamais été retenue car « trop germanique ». C’est finalement avec « leurs beaux pantalons qui rendent leurs uniformes si attrayants pour les jeunes enfants et les jeunes filles amoureuses » que nos soldats monteront en ligne. Le képi Le képi de la mobilisation est le modèle 1884. Il se compose de six pièces de drap :
Plaque de ceinturon. Celle-ci est une fabrication « maison » comme le montre les traces de soudure invisibles ou presque sur le modèle original. La matière première peut être trouvée en débitant des douilles d’obus dont le métal est d’épaisseur adéquate. Le cuir provient d’un ceinturon pompier, facile à trouver pour un prix modique le bandeau de couleur bleu foncé, le turban, de couleur garance réalisé en quatre quartiers et le calot de même teinte. En reconstitution, il est bien entendu exclu de porter des originaux compte tenue de leur rareté et de leur fragilité Des revendeurs proposent des copies correctes à partir de 100 €. Certains reconstitueurs les fabriquent eux-mêmes. Il existe de véritables artistes qui réalisent des copies quasi parfaites. Amis collectionneurs, restez donc vigilants il se pourrait que certaines de ces pièces (même, à l’origine fabriquées par des personnes de bonne foi) cherchent à quitter les têtes des reconstitueurs pour se faire une place dans vos vitrines. La fabrication de ce képi sera expliquée dans un prochain numéro. La capote A l’entrée en guerre, la capote est du modèle 1877, gris de fer bleuté, de coupe croisée. Elle ferme sur le devant par deux Détails des crochets de suspension. Le modèle en U de l’entrée en guerre sera remplacé par un modèle dont l’extrémité est repliée assurant ainsi une meilleure fixation du triangle de suspension. rangées de 6 boutons de 23 mm de diamètre. Elle possède un collet droit d’une hauteur de 40 mm et des parements de manche fermant par un petit bouton de 17 mm. Des brides et des boutons sont cousus sur les épaules afin de fixer les pattes d’épaules à bourrelet adoptées en 1908. L’arrière de la capote comporte une martingale et deux poches à cartouches verticales possédant chacune un parement aux extrémités duquel sont cousus deux gros boutons permettant de maintenir les pans du vêtement relevés. Le modèle de capote le plus couramment rencontré en reconstitution est le modèle français « hôpitaux militaires » transformé pour l’occasion. Bien que la couleur du drap soit plus foncée, cette transformation peut être également opérée sur la base de capotes aviation française après guerre. Certains revendeurs proposent également des copies de qualités et de prix variés. Le pantalon En août 1914, le fantassin français porte le pantalon garance depuis plus de 80 ans sans que celui-ci ait subi de modifications majeures. Le pantalon est de coupe droite. Le bas des jambes est doublé d’une bande de toile de 60 mm afin d’éviter une usure trop rapide. Deux poches verticales sont pratiquées dans la couture au niveau des hanches et Ce terrible taureau (2) du 44 e régiment d’Infanterie territoriale (numéro du régiment en drap blanc) sert peut être sous les ordres du sergent André Maginot. Il est vêtu et équipé comme l’infanterie de ligne. Il porte une capote gris de fer bleuté modèle 1877 un pantalon garance, un képi modèle 1884 dépourvu de manchon de camouflage et l’équipement en cuir standard. La baïonnette est du premier modèle à poignée maillechort et quillon. Képi, capote et pantalon sont des copies du commerce. (Photo Joannick Briand). une poche à gousset est placée sur le côté droit. Dans le dos une martingale avec une boucle métallique à deux ardillons permet d’ajuster la taille de l’effet. La braguette ferme par des boutons de type équipement militaire. Le pantalon étant dépourvu de passants de ceinture, des boutons du même type sont cousus au niveau de la taille pour fixer des bretelles. Divers modèles sont rencontrés en reconstitution. Certains portent des originaux, d’autres des pantalons « école militaire » dont le passepoil a été retiré, d’autres encore des copies du commerce ou de leur propre fabrication. Les jambières Le Piou-Piou porte une paire de jambières en cuir fermant par des œillets et des crochets. Le modèle 1913 comporte d’un côté trois crochets et un œillet et de l’autre trois œillets et deux crochets. Les reconstitueurs portent soit des modèles originaux soit des modèles refaits de toutes pièces. Renseignements : Pour plus d’infos : Association Histoire et Passions. Contact : histoire.passions@orange.fr Les brodequins A la mobilisation, deux modèles se côtoient, le 1893 et le 1912. C’est le premier modèle qui est prédominant. Si vous possédez de tels brodequins dans votre collection, vous êtes déjà un privilégié. Ce n’est donc pas la peine de leur faire subir les derniers outrages en reconstitution. Une paire de brodequins cloutés français modèle après guerre fera parfaitement l’affaire. Rappelons que les brodequins étaient livrés en cuir fauve et que leur propriétaire devait les noircir dès réception. Ceinturon, cartouchières, bretelles de suspension, porte baïonnette. En 1914, tous ces équipements sont en cuir noir. Le plus ancien est le ceinturon du modèle à plaque de cuivre adopté en 1845. Sur celui-ci viennent se fixer les cartouchières et le porte baïonnette. Des bretelles de suspension permettent de répartir le poids de tout ce fourniment sur les épaules. Nous ne nous attarderons pas sur la question des cartouchières, porte baïonnette et bretelles de suspension que nous avons déjà traitée dans un précédent numéro (n°266). Les « astuces » de confection sont les mêmes ici à ceci prêt que ces pièces d’équipements sont teintées en noir. Plaques et ceinturons originaux peuvent encore être trouvés facilement et portés lors de vos sorties sans trop leur causer COLLECTION | uniformes 75



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