Uniformes n°271 jui/aoû 2010
Uniformes n°271 jui/aoû 2010
  • Prix facial : 6,95 €

  • Parution : n°271 de jui/aoû 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 86

  • Taille du fichier PDF : 86,9 Mo

  • Dans ce numéro : le casque allemand.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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COLLECTION HISTOIRE D‘UNE UNITÉ 28 UNIFORMES | COLLECTION Français d’origine nord-africaine à servir sous le drapeau tricolore. Ces cellules avaient été implantées dans la partie nord des territoires du sud à Aïn-Sefra, Messaad, Laghouat, Bou-Saâda, Ouled- Djellal et El-Oued, là où l’on savait pouvoir trouver pour les formations à cheval, des indigènes sachant monter. Les GCNA dépendaient sous la haute autorité de l’état-major général des forces armées en Algérie, des commandements de régions territoriales et de corps d’armée en ce qui concernait la discipline, l’instruction, la mise en condition et l’emploi du personnel, et pour l’organisation et l’administration, de leur commandant régional, chef de corps qui à ce titre remplissait à leur égard, un rôle d’inspection et traitait de tous les problèmes découlant de son rang, sauf pour l’intervention de la troupe pour laquelle chaque formation dépendait directement de l’offi cier supérieur responsable du secteur opérationnel sur le territoire duquel elle évoluait. Les 1er et 4 e groupes étaient commandés par un chef d’escadrons (cavalerie) et les 2 e et 3 e groupes par un chef de bataillon (infanterie), qui disposaient également et en propre des prérogatives d’un chef de corps. Autre curiosité à signaler, malgré la prédominance des 12 unités à pied sur les 16 les composant, les groupes nomades furent rattachés dès leur constitution à l’arme « Blindée et Cavalerie ». A l’origine le commandement régional des compagnies nomades s’était vu attribuer un effectif de 2.549 hommes répartis en 69 offi ciers, 381 sous-offi ciers et 2.099 nomades. Chaque GCNA disposait de 630 hommes comprenant 16 offi ciers, 94 sous-offi ciers et 520 nomades. Les comt Certificat de bonne conduite du corps de troupe nomade. u Affiche placardée dans les brigades de gendarmerie du territoire algérien. dans l’Oranais, le 2 e dans l’Oranais et l’Algérois, le 3 e dans le Constantinois et le 4 e sur les Hauts Plateaux de l’Algérois. Se succéderont à la tête du commandement régional, les lieutenants-colonels : Bravelet juillet 1955 - mai 1957, Le Bihan juin 1957 - octobre 1959, Wauquier novembre 1959 - juin 1961 Aubert.juillet 1961 - août 1962 Les offi ciers chargés de mettre sur pied ces formations et de les rendre opérationnelles, entreront en fonction dès le mois de juillet 1955. Il s’agira en particulier du lieutenant Cottin pour le 1er GCNA, des capitaines d’Estienne d’Orves pour le 2 e GCNA, Arnaud pour le 3 e GCNA et Ballet pour le 4 e GCNA. Héritières de la tradition des goums marocains, les compagnies nomades recevront certains de leurs cadres de ceux-ci, mais également des personnels pour la plupart en provenance des tirailleurs, des zouaves ou de l’infanterie coloniale pour les détachements à pied, des spahis ou des chasseurs d’Afrique pour ceux à cheval. La grande majorité des hommes du rang sera recrutée sur place, par engagement, auprès de la population locale. Les candidats ne manqueront pas en raison de l’attrait fi nancier que représentait le statut particulier dont bénéfi ciait cette troupe et de la possibilité de vivre à proximité de leurs foyers qui formaient autour du cantonnement et parfois dans l’enceinte même du poste une vivante communauté qui donnait à ces unités leur caractère original. A partir de janvier 1956, des appelés du contingent de souche européenne, d’Algérie (Pieds-Noirs) et de Métropole renforceront leurs effectifs. Dans les mois qui suivront, les cadres responsables de l’enrôlement prendront contact avec les antennes locales de recrutement, chargées en liaison avec les chefs de douars et de tribus d’inciter les t Opération du Zahrez Rharbi, région de Djelfa, mars 1961. Le chef d’escadrons Haëntjens, chef du 4 e GCNA avec les officiers de son état-major.
p Au lever du jour le capitaine Lentsch, commandant de la 10 e CNA à pied, fait le point sur une carte d’état-major. pagnies à pied comptaient chacune 151 hommes répartis en cinq sections, une de commandement et quatre de combat. Les formations montées bénéficiaient du même effectif pour un peloton hors rang et trois de combat. En raison de ses conditions particulières d’emploi, le corps de troupe nomade verra le nombre de ses personnels fluctuer pour atteindre en 1959, 2.779 hommes renforcés par 325 harkis. La mission des compagnies nomades Le rôle des compagnies nomades, troupes légères d’intervention dont les moyens de lutte se limitaient aux armes individuelles et à quelques fusilsmitrailleurs, correspondait à celui dévolu aux goums. A ce titre, elles devaient assurer la relève des Tabors marocains implantés à l’époque sur le territoire algérien. Cependant ces formations aux réelles possibilités d’adaptation à la vie en terrain hostile, rustiques et autonomes, pouvant nomadiser en permanence, dont la caractéristique essentielle était d’employer un fort pourcentage de Français de souche nord-africaine, atteignant 90% au sein des groupes de combat, avec un encadrement formé majoritairement de sous-officiers indigènes, représentaient des détachements constamment en état d’alerte, prêts à tout moment, à concourir au maintien de l’ordre intérieur et à la défense du pays. D’une manière générale, les missions susceptibles de leur incomber, ne se différenciaient pas fondamentalement de celles attribuées aux autres unités de l’armée, seule la façon particulière de les remplir les distinguait de ces dernières, même si pour certaines d’entre elles la pacification impliquant un contact suivi avec la population, ne constituait pas la moindre de leur occupation. Elles avaient en fait pour vocation de localiser, rallier ou détruire les éléments rebelles, démanteler leur organisation politico-administrative (OPA) et sécuriser l’habitant. S’y ajoutait la recherche du renseignement et l’appui de l’action politique. A l’origine, il avait été prévu que la « nomadisation militaire » se fasse comme la civile, c’est-à-dire en des mouvements perpétuels, mais très vite on s’organisa p Planton en tenue d’hiver, portant le blouson et le sarouel kaki en drap foncé, ainsi que le double burnous bleu et blanc. Il est coiffé d’un chèche enturbanné à la spahis avec l’insigne au fennec, épinglé frontalement. autour d’un poste fixe, sans pour autant abandonner l’idée de sorties de plus ou moins longue durée. Ces formations adoptèrent une grande mobilité adaptée aux circonstances, leur permettant de se déplacer et de s’arrêter ici ou là, selon les nécessités, mais également de faire face à un adversaire très combatif, dont les hommes savaient tirer le meilleur parti possible du terrain sur lequel ils évoluaient. Néanmoins, elles se trouvèrent parfois mises à la disposition des secteurs opérationnels pour participer de façon ponctuelle à des actions d’arrondissement. En fait destinée au contrôle de vastes zones sans attributions particulières, la troupe nomade s’habitua à vivre dans des régions le plus souvent isolées, parfois presque inhabitées où les populations vivaient encore au rythme de leurs ancêtres, avec pour préoccupation permanente, la survie quotidienne. Les cadres européens durent s’adapter au pays et aux conditions d’existence dans le bled qui n’étaient pas à la portée de tous et exigeaient de chacun équilibre et force d’âme, car vivre en permanence dans une nature hostile en buvant l’eau de guelta et en mangeant jours après jours, tadjine, chorba ou couscous pouvait se révéler pénible. Malgré cela, beaucoup apprécieront leur séjour chez les goumiers et garderont de leur passage dans ce corps de troupe, le souvenir d’une mission empreinte de liberté t Départ en patrouille d’un peloton de cavaliers. A noter le port du chèche ou du képi. COLLECTION | UNIFORMES 29



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