Uniformes n°268 jan/fév 2010
Uniformes n°268 jan/fév 2010
  • Prix facial : 6,95 €

  • Parution : n°268 de jan/fév 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 86

  • Taille du fichier PDF : 79,7 Mo

  • Dans ce numéro : Bastogne 44... l'enfer des ardennes.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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COLLECTION OBJETS ET DOCUMENTS Ñ Insignes départementaux et régionaux. Peuvent se porter, entre autres, sur un brassard ou sur le haut de la manche gauche du veston. Haut : Drôme, Aude, Lot et Garonne. Milieu : Bourbonnais, Var, Basses-Pyrénées. Bas : Pyrénées-Orientales, Marche, Indre. Le jeune qui entre à la Jeunesse Légionnaire d’Algérie reste au moins pendant deux mois Aspirant avant d’être nommé Cadet à l’occasion d’une cérémonie solennelle au cours de laquelle il prononce son engagement : « Je me mets au service de la France et m’engage à obéir à mes chefs pour faire la Révolution Nationale ». L’insigne tissé pour la poche gauche de l’uniforme et l’insigne civil du mouvement lui sont alors remis. Ce dernier représente une croix celtique en métal blanc. Il existe également une croix celtique mais en métal doré appelée « Croix d’Airain ». Cette dernière peut être décernée pour acte de courage et de dévouement. En civil, elle remplace l’insigne basique du mouvement. En tenue, elle se porte sur le côté gauche, audessus de la poche. L’uniforme est caractérisé par la chemise grise. En été, il se compose d’un béret basque bleu marine avec l’insigne tissé de VRN ; d’une chemise gris-fer à col fermé, manches longues, pattes d’épaule et poches ; d’une culotte courte bleu marine ; d’une cravate noire (en signe de deuil). La tenue d’hiver comporte en plus un pantalon long bleu marine et éventuellement un blouson ou chandail bleu marine. Les insignes de grade sont constitués par des barrettes verticales placées sur la poche droite et portant des galons. Ces barrettes (grises ou bleu marine) mesurent 11 cm de haut sur 3 de large. Les galons (rouges ou dorés) ont 1 cm de large. « Transformation » de la Légion Le désir d’élargir la Légion à d’autres catégories de Français n’est pas nouveau puisque les « Amis de la Légion » ont été fondés dans ce but bien précis. Peuvent adhérer les veuves de guerre, femmes de prisonniers, ascendants et orphelins de guerre ; les mobilisés non combattants parrainés par deux légionnaires ; les Français et Françaises « présentant toutes garanties de moralité et de patriotisme », également parrainés ; les jeunes de 16 à 21 ans. 66 UNIFORMES | COLLECTION É Carte établie par la section de Clermont-Ferrand pour un journaliste américain né à la Nouvelle Orléans. Au verso, sa photo a été collée sur le texte du serment des légionnaires combattants et un nouveau texte a été inscrit au-dessus du tricolore : « Je jure de rester fidèle à l’amitié pour la France pour laquelle j’ai exposé ma vie ». C’est le 31 août 1941, à l’occasion de la célébration du premier anniversaire de la Légion que le maréchal Pétain annonce officiellement l’élargissement de cette dernière : « (...) Vous m’avez proposé dans ce dessein de vous appeler Légion Française des Combattants et des Volontaires de la Révolution Nationale. J’accepte ce titre qui accroîtra votre rayonnement ». Des « Instructions » sur la réglementation de la nouvelle Légion paraissent les 18 septembre et 6 novembre 1941. Quant à la loi modifiant celle du 29 août 1940, elle est publiée le 18 novembre 1941. Les adhérents sont désormais répartis en deux catégories : les légionnaires combattants (tous ceux qui sont réputés combattants aux termes des lois et règlements en vigueur et ceux auxquels une décision, individuelle ou générale, des juridictions d’honneur de la Légion a reconnu cette qualité) et les légionnaires volontaires de la Révolution nationale (tous les Français et Françaises non combattants, à partir de l’âge de 20 ans qui prêtent le serment des légionnaires volontaires). Les « Amis de la Légion » sont donc supprimés et leur insigne (écu tricolore avec casque gaulois ailé sans le glaive) devient désormais celui des légionnaires volontaires. Les légionnaires combattants conservant celui de la Légion (avec le glaive). En mars 1941, François Valentin accède aux fonctions de directeur général de la Légion. A cette période, c’est l’amiral Darlan le vice-président du Conseil. Et pour ce dernier, la Légion doit être une structure de soutien à l’ensemble de sa politique. La Légion, vouée à l’origine au regroupement des anciens combattants, entre donc progressivement dans le jeu de la politique. Engagée largement sous Darlan, cet entraînement s’accompagne d’un durcissement interne du mouvement. La création, en janvier 1942, du Service d’ordre légionnaire (SOL) témoigne de la volonté des éléments les plus actifs de s’affranchir d’une tutelle jugée trop attentiste. En juin 1942, l’ancien député Raymond Lachal devient directeur général de la Légion, à la place de François Valentin parti rejoindre la Résistance. Le Service d’ordre légionnaire Bien avant la reconnaissance officielle du SOL, des initiatives locales (Alpes-Maritimes, Haute-Savoie, Haute-Garonne...) avaient déjà été prises en matière de service d’ordre. Joseph Darnand, nommé directeur de la Légion pour tout le Sud-Est, l’avait développé dans les départements de son secteur. En janvier 1942, le Chef de l’Etat consacre l’existence officielle du Service d’ordre légionnaire dans toute la zone sud et en Afrique du Nord en lui désignant Darnand comme inspecteur général. Et le 22 février, à l’occasion de la première cérémonie d’investiture qui se déroule à Nice, aux arènes de Cimiez, ce dernier énumère, un à un, les 21 points du SOL que ponctuent le « OUI » des 2 500 hommes présents. Darnand prête ensuite le serment du SOL : « Je m’engage sur l’honneur à servir la France et le Maréchal Pétain, Chef de la Légion, à consacrer toutes mes forces à faire triompher la Révolution Nationale et son idéal suivant les ordres de mes chefs et la discipline librement acceptée du S.O.L. ». Les SOL se redressent, criant « Je le jure ». Décidés à être le fer de lance de la Révolution nationale, et donc soutenus par le maré-
chal Pétain, les membres du SOL se détachent de plus en plus de cette Légion beaucoup trop apathique à leur goût. Cultivant le culte du chef, l’antisémitisme et le rejet de la démocratie, ils passent du patriotisme originel de la Légion au soutien inconditionnel de la politique de collaboration avec l’Allemagne clairement appliquée par Laval dès son retour au pouvoir (avril 1942). Au cours de l’été et de l’automne 1942, le SOL poursuit sa mise en place. Les cérémonies d’investiture donnent lieu à d’imposantes manifestations (Annecy, Lyon, Marseille). La cérémonie d’investiture des SOL de Marseille et des Bouches-du-Rhône se déroule le 4 octobre 1942. Selon le rite adopté dans les villes d’Annecy, Nice et Lyon, une veillée d’armes prélude à la journée solennelle du serment. Après la remise du fanion SOL par Mme Agnely (veuve de l’officier mort pour la France sur le front de Lorraine en 1940 et dont Darnand avait ramené le corps), les SOL vont défiler sur la Canebière. Joseph Darnand, délégué permanent de la Légion auprès du gouvernement et inspecteur général du SOL rappelle que l’ardeur de ces hommes jeunes avait effarouché certains chefs légionnaires, parce que le SOL affirmait une position politique très nette en faveur de la collaboration européenne dont le Maréchal avait fixé le principe. Une collaboration active avec l’Allemagne Le 21 juin 1941, les forces allemandes partent à l’assaut de l’Union soviétique. En zone occupée, les chefs des principaux partis (Eugène Deloncle, Marcel Déat, Jacques Doriot) lancent une Légion des volontaires français contre le visme (LVF). Pour Joseph Darnand, bolcheciper à cette croisade antibolchevique la création d’une Légion tricolore en zone libre va lui permettre de parti- dont le SOL ne peut être absent : «... Je vois maintenant notre devoir avec une clarté qui va jusqu’à l’évidence. Je le dis d’un mot : notre devoir est d’être du nombre de ceux qui, dans la Légion tricolore, seront à l’avant-garde de la lutte européenne... Je vous dis donc : il faut que nous soyons représentés dans la Légion tricolore. Des S.O.L. prouveront dans ses É Investiture SOL à Lyon, les 11 et 12 juillet 1942. La délégation de Montpellier autour de leur chef, Pierre Cance, en veste claire. Ñ Béret avec insigne SOL. Le béret est un modèle civil « de luxe » avec son bandeau de sudation en cuir et sa doublure en coton écru. Le cachet de couleur bleu nous apprend qu’il fut confectionné par la société « Union Chapelière Française » effectivement implantée à Carcasson- ne en 1943. La forme en « C » de la couture sur la doublure en coton est typique des fabrications de l’époque. On retrouve d’ailleurs ce type de doublure avec couture en « C » assez fréquemment sur les bérets confectionnés pour les Chantiers de jeunesse par les entreprises de bonneteries du Sud-Ouest de la France. Å Différents modèles de l’insigne de béret SOL. Å Recto et verso d’une carte de membre du SOL présentant les principales conditions d’admission. Å Billets de la Loterie nationale émis en 1942 et payables, pour celui du haut, à Nice, au guichet officiel de l’Union départementale de la Légion française des combattants des Alpes-Maritimes et, pour celui du bas, à Casablanca. rangs que nous sommes des fils de France qui consentent tous les sacrifices dès que la Patrie l’exige... ». Si l’appel de Darnand à ses SOL ne fait pas toujours l’unanimité (le nationalisme maurassien y est prépondérant), la majorité de ses hommes lui reste fidèle et certains rejoignent les rangs de la Légion tricolore. Mais cette dernière n’est finalement pas autorisée par les Allemands. Ils ne restent plus aux volontaires qu’à rejoindre la LVF. La Légion au bout du chemin Jusqu’en 1942, la Légion reflète les espoirs et les illusions d’un redressement national s’opérant sous la protection du « vainqueur de Verdun ». Les événements de novembre 1942 sonnent le glas des illusions pour le milieu légionnaire où la crise est ouverte. Quant au SOL, le maréchal Pétain, dans un discours du 5 janvier 1943, estimant qu’il faut aux SOL (« force jeune et dynamique de la Légion ») une certaine autonomie, déclare que ces derniers, sous les ordres de leur chef Darnand, dépendront désormais du chef du gouvernement sous la forme d’une Milice nationale. La « Milice française » vient de naître... Remerciements à MM. Pierre-Philippe Lambert et Eric Lefèvre. COLLECTION | UNIFORMES 67



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