Uniformes n°268 jan/fév 2010
Uniformes n°268 jan/fév 2010
  • Prix facial : 6,95 €

  • Parution : n°268 de jan/fév 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 86

  • Taille du fichier PDF : 79,7 Mo

  • Dans ce numéro : Bastogne 44... l'enfer des ardennes.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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COLLECTION COIFFURES p Au milieu des années 70, la société France- Sélection, alors fabricant du modèle 33, réalise des modèles en matière plastique stratifié. L’avantage de recourir à ce type de matière reste la possibilité de teinter dans la masse les modèles dans un but de reconnaissance des différents échelons. Si le modèle de couleur orange n’a pas eu de descendance, certains modèle gris mat ont été utilisés par des corps industriels, mais n’ont pas eu le succès escompté dans l’hexagone. L’aspect plastique n’étant pas assez protecteur, à contrario de l’inox ! (Collection Musée des sapeurs-pompiers de France – Montville (76) Photos Carlo Zaglia) p En 1978, le Commandant Jean Barticcionni, chef de corps de Toulon met au point un casque révolutionnaire qui préfigure le futur modèle F1. Ce casque, n’a jamais été fabriqué en série et est resté au stade du prototype industriel. u Symbole fort lorsqu’il était porté sur la tête des poilus, le casque français des sapeurs-pompiers inspiré du modèle guerrier a encore de longues années devant lui. Depuis l’apparition du casque modèle F1 en 1985, il est devenu le casque de tradition utiliser notamment par les gardes au Drapeau. 60 UNIFORMES | COLLECTION fondamentalement l’équipement de tête des sapeurspompiers de Paris. Déjà en 1974, une étude menée par le service national de la protection civile en 1974 est la preuve de recherches où certaines questions sont encore 30 ans plus tard actualité. Un questionnaire très détaillé passe alors, en revue les préoccupations des sapeurs-pompiers. On peut en citer quelques unes qui démontrent le retard des soldats du feu. Tout d’abord, les risques de conductibilité de l’électricité par l’équipement de tête – point traité par les anglais 40 ans plutôt, à la suite d’un seul accident, conduisant à l’adoption, Outre-manche d’un casque en liège. L’identifi cation des intervenants par des couleurs de casque – adopté depuis longtemps par nos homologues étrangers, et depuis 2000 par les sapeurs-pompiers des Yvelines ! Enfin, l’utilisation d’une peinture « phosphorescente » pour être mieux vu ! L’échec des casques en plastique De manière très anecdotique, une question concerne également la plaque de casque qui pourrait alors être moulée dans celui-ci. Ce questionnaire qui semblait très novateur n’aboutira pas. Le casque nouveau, plus léger, plus sécuritaire et plus visible est sacrifié sur l’autel des traditions. Ainsi que le signale dans son étude, l’officier du Havre quelques années auparavant « ces casques sont plus résistants aux chocs, plus légers, non conducteurs de l’électricité, isothermes, bon marché ; ils devraient donc recueillir tous les suffrages. Il n’en est malheureusement pas ainsi, les sapeurs-pompiers profondément attachés à ce qu’ils considèrent comme l’insigne le plus représentatif de leur profession, répugnent à s’en séparer. Or rien
qu le 14 juillet 1984, plusieurs sapeurs-pompiers du corps de Toulon portent le casque modèle JB II, également développé en 1982 par le chef de corps de Toulon. Ce modèle a connu un succès plus important et a été commercialisé en France mais aussi en Afrique du Nord par la société Dubois. ne justifie à notre connaissance, un tel comportement, sinon l’immobilisme, rien ne s’oppose à la conservation du casque actuel (NDLA : modèle 1933) pour les cérémonies officielles ». Ce point qui a du faire couler beaucoup d’encre à l’époque est malheureusement toujours d’actualité. Plusieurs modèles en matériaux plastiques seront testés, sans succès dans les différents corps de sapeurs-pompiers, pour remplacer le modèle 1933. Outre des tests très locaux, il faut signaler la mise à l’essai de casques de type Mispa, porté par les pompiers italiens au sein de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris. La société France Sélection, établie à Aubervilliers qui prendra la succession de la Maison Franck, proposera dans ses catalogues un modèle de casque identique au modèle 1933 mais en plastique. Dans la revue technique du feu d’avril 1977, on peut lire que « La Direction de la Sécurité Civile a fait réaliser une série de prototypes de casque d’intervention dont les 300 premiers exemplaires sont actuellement à l’essai dans les corps de sapeurs-pompiers de Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Mulhouse, Paris et Rouen. Les premières orientations ont été menées en collaboration avec une commission d’officiers et d’inspecteurs départementaux des services d’incendies. Les grandes lignes du projet ont été fi xées après une synthèse des réponses à un questionnaire envoyé à la profession. Ce casque réalisé en matière plastique stratifié est onc plus léger que le casque actuel. Il est proposé en trois couleurs teintées dans la masse (rouge, orange et jaune) qui permettent de distinguer le rôle des différents porteurs au cours des interventions. Sa base est ceinturée d’une bande réfléchissante à restitution de lumière. Sa forme qui rappelle celle du casque traditionnel a été spécialement étudiée pour assurer une plus grande sécurité notamment par la diminution des bords. Deux coiffes de cuir à l’intérieur assurent un bon confort et amortissent les chocs. Enfin il a été muni d’une jugulaire en deux parties et d’une mentonnière pour permettre une bonne stabilité sur la tête. A l’issue du cycle actuel des essais, il sera possible d’orienter en toute connaissance de cause la défi nition du casque d’intervention. Rappelons que ce problème est à l’étude depuis de nombreuses années » Mais ces essais ne seront pas concluants pour des raisons une fois de plus de traditions. Il faudra attendre 1985, pour voir arriver dans les centres de secours parisiens puis par extrapolation dans les autres unités civiles françaises, du casque modèle F1 mis au point par le bureau études générales de la Brigade de sapeurspompiers de Paris et la société CGF Gallet située à Chatillon sur Challaronne (Ain). Une autre histoire commence Remerciements : L’auteur tient à remercier Alain Roth pour la mise à disposition de certaines pièces, Thierry Santamaria du Bataillon de marins pompiers de Marseille pour les informations fournies, ainsi que le Lieutenant-colonel Jean-Pierre Collinet, président des amis du musée des sapeurs-pompiers de France (Montville (76)) pour m’avoir autorisé à présenter deux pièces de ce fabuleux musée. Djamel Ben Mohamedest capitaine de sapeurspompiers professionnels au corps départemental des sapeurs-pompiers de l’Yonne. Il est en charge de l’acquisition des équipements de protection individuelle et de l’habillement. u Cette photographie a été prise à l’été 2003, à l’occasion d’un incendie d’habitation. Ce sapeurpompier est doté d’un cuir répondant à la directive de la direction de la sécurité civile du 18 juin 1993. Il porte un casque modèle 1933. 60 ans séparent ces deux équipements de « protection ». COLLECTION | UNIFORMES 61



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