Uniformes n°267 nov/déc 2009
Uniformes n°267 nov/déc 2009
  • Prix facial : 6,95 €

  • Parution : n°267 de nov/déc 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 86

  • Taille du fichier PDF : 88,2 Mo

  • Dans ce numéro : les paras coloniaux... Algérie 1955/58.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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COLLECTION COIFFURES 26 UNIFORMES | COLLECTION t Le modificatif du 5 octobre 1933 au bulletin officiel n°107 du ministère de la Guerre, édition méthodique, description des uniformes des sapeurspompiers de la ville de Paris (officier et troupe), volume arrêté à la date du 1er février 1923, stipule : Troupe article 46 « ce casque est semblable à celui du modèle général décrit à l’article 25 bis du BOEM, volume 105 (casque nouveau modèle du modèle général), sauf en ce qui concerne les points suivants. La bombe est en acier inoxydable au nickel et au chrome 8/10 de millimètre environ, bordée sur son pourtour au moyen d’un jonc en laiton. Le casque est posé sur une housse de transport en croisé de coton noir, remis à tous les militaires du régiment de sapeurs-pompiers de Paris, à partir du mois de décembre 1955. t L’intérieur du casque est identique au modèle militaire datant de 1926. Il se compose d’un support de coiffe composé de quatre lamelles et d’une coiffe avec agrafes. Les lamelles support de coiffe sont en tôle d’acier inoxydable de 6/10 de millimètres d’épaisseur. Les échancrures destinées à agrafer la jugulaire sont également en tôle d’acier inoxydable de 5 à 6/10 de millimètre d’épaisseur. L’aération de la bombe s’effectue au moyen de huit petits orifices à l’identique du modèle 1926, également utilisé et recyclé dans les corps de sapeurspompiers de province. Deux agrafes maintiennent le cimier sur la bombe. t La coiffe identique au modèle 1926, est en cuir, cousue sur un bandeau de feutre. Elle se fixe sur les quatre lamelles de la bombe au moyen de huit agrafes. Six dents composent la coiffe et sont reliées entre elles au moyen d’un lacet. p La plaque attribut de Paris est en tombac (en tombac nickelé pour les sous-officiers). Elle représente les armes de la ville de Paris avec la croix de la légion d’honneur. Ces armes sont entourées d’une branche de chêne à droite et d’une branche de laurier à gauche, au dessus une banderole portant la devise de la ville de Paris « Fluctuat Nec Mergitur ». Entièrement ajourée, elle est fixée au casque au moyen d’un écrou vissé à l’intérieur du casque sur un goujon. Cette plaque a été composée et exécutée par Bernard Franck, fournisseur des armées en janvier 1903. inoxydable, ne permet pas sa dorure pour reconnaitre « au feu » les officiers. Ainsi, la plaque-attribut devient un moyen d’identification des catégories de personnels. Une plaque attribut pour identifier les personnels En tombac jaune pour la troupe, cette plaque représente les armes de la ville de Paris et sa devise « Fluctuat nec mergitur ». Ces armes sont entourées d’une branche de laurier à gauche et d’une branche de chêne à droite. La plaque attribut porte également la croix de la légion d’honneur, remise par le président de la république Emile Loubet, au drapeau du corps en 1903. Sur le cimier la grenade du corps est comme la plaque en tombac nickelé pour les sous-officiers. Les casques des officiers du corps portent une plaque et une grenade en laiton doré. Comme par habitude, le casque adopté par le régiment va être ensuite utilisé par les pompiers de province de la métropole. En province, seule la plaque- attribut diffère. Au centre de la plaque, on retrouve la grenade. La mention « sapeurs-pompiers » suivie du nom de la commune ou du département surplombe cette grenade. Durant la Seconde Guerre mondiale, mais également au lendemain du conflit, certaines communes utiliseront, faute de crédit nécessaire, les casques de l’armée de terre peints en noirs. Ce principe sera même autorisé par l’arrêté du 18 juillet 1953, précisant les tenues d’uniformes des sapeurs-pompiers communaux et indiquant que la tenue de feu devra comporter le « Casque modèle Paris ou provisoirement type armée 1939 en tôle d’acier ou manganèse avec cimier chromé. ». Les colonies ne sont pas en restent. Ainsi, les pompiers marocains comme algériens adoptent le modèle. Lors de la décolonisation, la plaque attribut est modifiée et porte l’étoile ou le croissant. Il faut dire que bon nombre d’officiers du régiment de sapeurs-pompiers de Paris, ont dirigé voir mis en place des corps de pompiers à la demande des nouveaux gouvernements. Utilisant les méthodes d’intervention, mais également les uniformes, les corps de pompiers sont mis alors à la mode française. Les autres services incendie des unités militaires, t 1952, on peut voir sur cette photographie que le casque modèle 1933 cohabitent sur les têtes de sapeurs-pompiers de ce corps de province avec le modèle 1895 ou 1908.
p L’arrêté du 18 juillet 1953 prévoit en matière de protection de la tête des sapeurs-pompiers. A côté du casque acier inoxydable modèle parisien, le casque nommé « modèle communal ». Ce casque est en réalité le résultat de l’adaptation d’un cimier en acier inoxydable sur une bombe de casque militaire. D’un coût inférieur de moitié au modèle régimentaire, ce casque a été utilisé jusqu’à peu dans les petites communes. Il a été souvent été nommé « casque France-Selection » du nom de la société longtemps présente en matière d’habillement, dans les corps de sapeurs-pompiers, et qui conserve encore aujourd’hui la fabrication des casques modèle 1933.comme les pompiers de l’air ou les marinspompiers, utilisent alors le même modèle. La maison Franck et fils a gagné son pari. Son casque est partout ou plutôt sur toutes les têtes. Pendant un peu plus d’un demi-siècle, le bon vieux casque qui rappelait celui des poilus de la Grande Guerre allait rester inséparable de la silhouette du sapeur-pompier. Ce modèle de casque reste une référence dans le domaine de la protection des têtes des pompiers et sapeurs-pompiers de l’Empire colonial français. A une exception près, contrairement au reste du pays, les pompiers de la capitale alsacienne ont choisi d’utiliser le casque mis en service plus de dix ans auparavant, mais d’une façon bien particulière. En effet, si le chef de corps, le commandant Roussin, a décidé d’acquérir en 1945 des casques identiques au modèle parisien, il entend en réserver le seul usage aux cérémonies et aux défilés. Pour monter au feu, les pompiers conservent donc le casque modèle 1926 peint en noir avec une grenade rouge. En 1962, ce casque métallique est remplacé par un modèle à la forme quasi-identique en plastique. (à suivre) t Le corps départemental des sapeurs-pompiers de Seine et Marne, imité par celui du district de l’agglomération sénonaise, a équipé ses casques d’une bande de matériau rétroréflechissant pour faciliter l’identification des grades, notamment la nuit. La couleur rouge correspondait aux hommes du rang, la jaune aux sous-officiers. Le blanc permettait de reconnaître les officiers. Il est à noter que le sous-officier propriétaire de ce casque a changé uniquement la plaque attribut mais à conserver la grenade en laiton des hommes du rang. Djamel Ben Mohamedest capitaine de sapeurs-pompiers professionnels au corps départemental des sapeurs-pompiers de l’Yonne. Il est en charge de l’acquisition des équipements de protection individuelle et de l’habillement. u En 1944, une centaine de casques du Régiment de sapeurs-pompiers furent modifiés en supprimant la visière qui fut remplacée par un bandeau sur le devant de la bombe, pour constituer une dotation collective de casque de motocyclistes. Ces casques fabriqués rapidement furent remplacés une dizaine d’années plus tard par des modèles conçus spécialement pour les motocyclistes, chargés des missions de liaisons ou encore d’accompagnement des ensembles grandes puissances. En 1970, ces casques protégeront les équipes de commandos légers d’intervention de premiers secours (CLIPS), avant d’être définitivement remplacé par des modèles conformes aux normes en vigueur. (Photo Carlo Zaglia) t Quelques accessoires ont vu le jour pour augmenter le niveau de protection des sapeurs-pompiers. Ainsi, ce pare-feu de type Vidal, mis au point avec un tamis en métal, était utilisé lors des incendies à fort potentiel calorifiques. Peu utilisé par les sapeurs-pompiers, un ou deux exemplaires de ce matériel était prévu dans la norme des engins d’incendie et de secours. Une variante de ce produit existe en version polycarbonate. p Unité militaire en charge de la protection de la ville de Marseille depuis 1939, le bataillon de marins pompiers de Marseille a utilisé le modèle 1933 progressivement à partir des années 40. Ce casque a un temps cohabité avec le modèle 1926, noir et doté d’une ancre de marine. Avant l’arrivée du casque F1 sur la tête des marins, il est à noté que les chefs de garde partaient au feu, non pas avec le casque modèle 1933 mais avec un casque de chantier rouge sur lequel on retrouvait la plaque spécifique du BMPM. La plaque des casques du BMPM associe des éléments des armes de Marseille à savoir l’écu d’argent à croix d’azur surmonté des murailles de la ville au symbole de la Marine : l’ancre, et à celui des pompiers les haches d’incendie. L’ensemble est posé sur un lit de flammes.La grenade a laissé sa place à l’ancre de Marine soulignant l’appartenance du Bataillon à la Marine Nationale. COLLECTION | UNIFORMES 27



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