Uniformes n°267 nov/déc 2009
Uniformes n°267 nov/déc 2009
  • Prix facial : 6,95 €

  • Parution : n°267 de nov/déc 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 86

  • Taille du fichier PDF : 88,2 Mo

  • Dans ce numéro : les paras coloniaux... Algérie 1955/58.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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COLLECTION COIFFURES Le casque de sapeurs-pompiers modèle 1933 (1 re partie) un règne de près de 70 ans TEXTE ET PHOTOS : Djamel Ben MohamedLe casque de sapeurs-pompiers, appelé communément « modèle 1933 » va être la coiffure dont l’utilisation sera la plus longue dans les corps des soldats du feu. En préambule, on peut dire que l’uniformologie n’est pas une science exacte dans le domaine des sapeurs-pompiers français. En effet, longtemps les soldats du feu des communes rurales, dotés de moyens financiers réduits ont du s’adapter et adapter leurs tenues à travers les âges. Tantôt ne remplaçant que les tenues de travail, tantôt le casque et cela au gré des ressources publiques disponibles. Certes, le régiment de sapeurs-pompiers de Paris, unité militaire depuis 1811, a longtemps servi d’exemple et de référence en matière d’uniformes, d’autant qu’à partir du 17 septembre 1887, un arrêté du ministère de l’intérieur précisera que les tenues des sapeurs-pompiers communaux seront réglementairement identiques à celles adoptées par leurs collègues militaires parisiens. Seule, la couleur des boutons et des galons, or pour Paris, argent pour les communaux, les distinguera. Ce texte et les suivants seront appliqués de manière très disparate dans l’Hexagone, jusque dans un passé très récent. A ce titre, il est important pour le collectionneur, lorsqu’il trouve une pièce 24 UNIFORMES | COLLECTION qui sort de l’ordinaire, d’essayer de s’intéresser à la vie de ceux qui l’ont utilisé. Des adaptations ou des transformations locales, sont parfois le fruit des sapeurs-pompiers eux-mêmes, qui faute de mieux, ont essayé de ressembler au standard de l’époque. Ces adaptations « rurales » ne doivent pas quand même occulter d’éventuels « bidouillages » de vendeurs mal intentionnés que l’on peut trouver sur le net ou dans les brocantes. t Nous sommes au début des années 50, dans les environs d’une ville à proximité de la région parisienne. Les sapeurs-pompiers de face porte un casque modèle 1933, avec une plaque du régiment de sapeurs-pompiers. On peut supposer que ce dernier après avoir effectué son service militaire au Régiment, a conservé son casque. Il l’utilise comme moyen de protection en remplacement du modèle 1895 voire 1885 en service dans ce corps de sapeurs-pompiers volontaire. Vers un casque plus protecteur En matière de protection de tête, les sapeurs-pompiers ont longtemps eu recours à des adaptations de produits stricto-sensu militaires. Durant les années folles, les sapeurs-pompiers de Paris, vont changer de look, en adoptant un nouveau casque. Contrairement à leurs « voisins » allemands, les sapeurs-pompiers de Paris, ne vont pas adopter le casque Adrian des militaires de la Grande Guerre, mis au point pour les poilus. Certes la forme est quasiment identique. Mais, il existe un point commun entre le cas- u Sapeur-pompier équipé du casque modèle 1933. Le cimier est embouti d’une seule pièce dans de la tôle d’acier inoxydable ou du laiton nickelé ou chromé ; échancré sur les deux pièces dans de la tôle d’acier inoxydable ou dans du laiton nickelé ou chromé ; échancré sur les deux côtés dans la partie qui correspond au dessus de la bombe, de façon à permettre l’aération ; percé, à sa partie antérieure d’un trou destiné à la fixation de la grenade amovible en tombac.
t Dans une publicité diffusée dans tous les corps de sapeurs-pompiers, la maison Franck et fils d’Aubervilliers vante les mérites de ce nouveau casque. A l’époque, la référence au régiment de sapeurs-pompiers de Paris est un argument de vente pour les commerciaux. En effet, nombreux sont les corps de sapeurs-pompiers qui par mimétisme, utilisent les matériels de l’unité militaire. que des poilus et celui des sapeurspompiers : le fabricant. C’est en effet la maison Bernard Franck et fils, fournisseurs des armées et du Régiment pour le casque modèle 1895, qui va fabriquer le nouveau modèle. En 1932, le colonel Pouderoux qui commande le régiment de sapeurs-pompiers de Paris est convaincu que le casque modèle 1895 qui coiffe ses hommes est devenu plus décoratif que protecteur. Il est temps d’envisager un autre modèle plus solide et plus efficace. Une étude est confiée à la maison Bernard Franck & Fils. Battu par la maison Japy, dans la fourniture des casques Adrian, la maison parisienne tient en quelque sorte une revanche. Les études menées pour le casque des poilus, lors de la première guerre mondiale, n’auront pas été vaines et serviront à mettre au point un casque légendaire chez les sapeurs-pompiers qui sera porté, personne ne le sait encore par plus de trois générations, un record dans le domaine des équipements de tête chez les sapeurs-pompiers français ! Le 18 janvier 1932, le fabricant présente un modèle au comité de perfectionnement du Régiment. C’est donc un casque en acier inoxydable au nickel chromé semblable en de nombreux points à celui du modèle général en service dans l’armée française. Si la visibilité au feu est identique au modèle en service, ce casque est quatre fois plus résistant. Il coûte 34 francs de plus. U ne l é g en de commence… Ce casque est mis en service, par arrêté du 5 octobre 1933, le 1er u Dans cet extrait de catalogue d’un fournisseur de l’Oise, on peut constater, que malgré la mise sur le marché du nouveau modèle parisien, les anciens modèles de casques sont toujours disponibles notamment pour les communes rurales qui ne disposent pas de moyens financiers important. Noter l’appellation « modèle 1934 » et non « 1933 », suite à la modification du cimier. Enfin, il faut signaler que les premiers cimiers en laiton du modèle 1933 ont été adapté sur les casques anciens modèle, leurs offrant un niveau de protection supérieur tout relatif (détail). u Casque modèle 1895. novembre suivant. A compter de cette date, il coiffe tous les militaires du régiment, à l’exception de certains officiers qui, pendant de nombreuses années et jusqu’après la Seconde Guerre mondiale, mettront encore une certaine coquetterie à porter au feu le casque en laiton de l’ancien modèle. En 1934, le Colonel Islert signale dans un rapport au comité de perfectionnement que les casques en service peuvent être modifiés pour être rendu plus efficace. En effet, la maison Franck et Fils a informé le commandement du Régiment, de la possibilité de fabriquer deux types de cimier : un en laiton nickelé ou chromé, l’autre en acier inoxydable. Si la fabrication du premier a un coup moindre que le second, le cimier en acier, le second offre des meilleures garanties de sécurité. Lors de cette présentation, le chef de corps insiste sur le fait que « Le cimier en laiton (...) n’offre qu’une protection insuffisante de la partie supérieure de la tête de l’homme, particulièrement exposée à des chocs parfois violents au cours des incendies. Il serait indispensable que la sécurité de l’homme fût garantie par un cimier en acier inoxydable, d’une résistance à l’aplatissement supérieure à celle du cimier en laiton ». Cette modification qui entraîne une augmentation de six francs par casque de la troupe est adoptée par le comité de perfectionnement, le 17 mai 1934. L’inconvénient du recours au cimier en acier COLLECTION | UNIFORMES 25



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