Uniformes n°267 nov/déc 2009
Uniformes n°267 nov/déc 2009
  • Prix facial : 6,95 €

  • Parution : n°267 de nov/déc 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 86

  • Taille du fichier PDF : 88,2 Mo

  • Dans ce numéro : les paras coloniaux... Algérie 1955/58.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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COLLECTION HISTOIRE D’UN COMBATTANT Le général Gibon Guilhem p Etat-major et éléments du 3 e R.T.A (8 e compagnie) vers 1890. Charles Gibon (haute taille et veste à brandebourg) est à l’arrière-plan du groupe d’officiers. Le 23 janvier 1862 naissait à Rueil, Charles Gibon, fils du lieutenant-colonel Armand Gibon servant au 1er régiment de grenadiers de la garde impériale. Huit ans plus tard, la France est en guerre avec l’Allemagne, Armand Gibon devenu général de brigade est mortellement blessé Le 19 octobre 1870 au combat de Sainte-Anne à proximité de Metz. A la suite de cet événement, sa veuve, d’origine écossaise retourne en Angleterre où elle épousera un officier 18 UNIFORMES | COLLECTION Renvoyé de Saint-Cyr Le 19 mars 1898, Charles Gibon est nommé instructeur à l’école spéciale milide l’armée des Indes. Le jeune Gibon est confi é aux bons soins du général Lacretelle et à son épouse Valérie. Il ne reverra jamais sa mère. Fils d’un officier mort au champ d’honneur, élevé dans un milieu voué aux plus pures traditions militaire, c’est tout naturellement que Charles Gibon va opter pour le métier des armes. Engagé volontaire le 25 octobre 1882, il est reçu à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion des « Pavillons noirs » – Il en sort deux ans plus tard, classé 97 e sur 406. Nommé sous-lieutenant le 24 septembre 1884, il rejoint le 142 e régiment d’infanterie le 1er novembre suivant. « M. le sous-lieutenant Gibon vient d’arriver au corps, sortant de l’école spéciale militaire d’ou il est sorti avec le n°97 sur 406 élèves - Arrivé au corps en novembre 84 - Se présente bien - Grand et bel officier- Bien constitué – Vigoureux – Apte à faire campagne – Fera je crois, un officier distingué – Très bonne éducation – Montre du Zèle – Fera bien – Animé d’un bon esprit militaire – Un peu timide à conduire doucement. » Le 12 février 1885, le souslieutenant Gibon rejoint Salon et prend la conduite d’un détachement au 1er régiment de zouaves. Deux jours plus tard, il débarque à Oran. Le 29 février 1888, il est nommé Lieutenant, affecté au 4ème régiment de tirailleurs algériens en garnison à Sousse. Un mois plus tard, il rejoint la Tunisie. Le 11 septembre 1888, il passe au 3 e régiment de tirailleurs algériens. Le 16 janvier 1891, le Bey de Tunis lui confère la décoration de 3 e classe (officiers) de l’or- t Charles Gibon jeune sous-lieutenant au 142 e de ligne à Lodève en 1884. TEXTE ET PHOTOS : Bruno Nion p Insigne régimentaire du 39 e R.I., adopté le 4 décembre 1936, représentant un drakkar normand voguant sur la Seine, avec pour fond la cathédrale de Rouen. dre de Nichan Iftikhar. Son séjour outremer se termine le 31 mai 1894, soit près de neuf années passées sur le sol africain. Nommé capitaine le 4 mai 1894, Charles Gibon de retour en métropole est affecté au 65 e régiment d’infanterie. Le 9 décembre 1896 Il est nommé ordonnance du général Lannes qui commande la 21 e division (11 e corps d’armée). « Distingué sous tous les rapports, il a déjà malgré sa jeunesse, de beaux services militaires et remplit avec tact, discrétion et capacité ses fonctions d’officier d’ordonnance. » (Nantes, 6 janvier 1897 le général commandant la 21 e division). Le 12 juillet 1897, Charles Gibon est nommé au grade de chevalier de la légion d’honneur. Le 5 novembre 1897, il réintègre le 65 e R.I. « Le ministre ne voulant pas maintenir un officier non breveté dans les fonctions d’ordonnance d’un général de division. » Disgrâce ? - déclaré admissible à l’école de guerre en juillet 1893, il n’avait pas été reçu malgré un classement honorable...
p Répétition de la cérémonie d’accueil à l’occasion de la venue du président de la république Raymond Poincaré, à Rouen. La scène se situe devant l’ancienne gare ferroviaire de Rouen le 7 juin 1914. Le lieutenant-colonel Gibon Guilhem (document en main) règle les détails avant l’arrivée du cortège présidentiel. La gare a été richement décorée, et l’événement ne manque pas d’attirer la foule des curieux. p u Carton d’invitation adressé au chef de bataillon Gibon Guilhem à l’occasion d’une soirée donnée au cirque municipal d’Amiens. u 8 e bataillon de chasseurs à pied, 1912. « Haute taille – très distingué... » Des mentions maintes fois transcrites sur les états de service du chef de bataillon Gibon Guilhem. taire. Une promotion certainement due, à son expérience et à des états de service particulièrement élogieux. Son séjour à Saint-Cyr s’achève deux ans plus tard, rayé des cadres pour « insubordination, si l’on peut le qualifier comme tel « Etant l’objet d’une mutation le rayant des cadres de l’école, s’est présenté au général le lundi 24 septembre dans son cabinet en lui adressant les paroles suivantes « Puisque je suis expulsé de l’école, je viens vous présenter mes hommages ». Si le motif de ce renvoi nous est inconnu, le propos faisait allusion, au penchant homosexuel du général Passérieu qui commandait l’école spéciale militaire... Le jeune capitaine se verra probablement incité, ou contraint d’adresser une lettre d’excuse au général, ce qui lui vaudra une notation partiale de la part de ce dernier : « La punition que j’ai infligée à Monsieur le capitaine Gibon ne doit pas porter atteinte à sa carrière ; le mot malheureux qu’il a prononcé a été réprimé durement (Trois jours d’arrêt de rigueur !...). Monsieur le capitaine Gibon m’a adressé ultérieurement une lettre d’excuses que j’accepte. Cet officier produit une bonne impression et je suis convaincu et j’espère qu’il arrivera aux hauts grades. » Une lettre adressée le 30 septembre 1900 à Charles Gibon, par son parrain le général Roger, ancien aide camp du général Lacretelle, nous restitue un certain climat qui règne alors à Saint-Cyr : « Mon cher... « J’ai été stupéfait en revenant de Besançon le 27 septembre de trouver dans les journaux du cru la série de mutations qu’on peut appeler le chambardement de Saint-Cyr. Vous en étiez, c’était dans l’ordre. Je ne m’en suis pas étonné et j’aurai été pour vous, bien fâché qu’il en fût autrement. En voyant à l’officiel du lendemain que vous étiez affecté au 67ème à Soissons, je m’étais réjoui, c’était une compensation. J’ai appris, enfin, par une lettre de madame Lacretelle ce qui vous était arrivé avec le commandant de l’école, et, ce matin, ouvrant de nouveau l’officiel, j’y trouve encore une mutation vous concernant. Cette fois vous êtes envoyé au 62 à Lorient. C’est évidemment une nouvelle disgrâce. Les circonstances ont bien fait de retarder pour la lettre que je me proposais de vous écrire pour vous témoigner ma sympathie. Je peux vous dire tout à la fois. J’ai pensé, un instant, avant d’avoir consulté l’annuaire que vous retourniez dans la division du général Lannes. L’annuaire m’a détrompé. Donc il n’y a pas d’erreur et vous voilà encore grande victime. Prenez la chose Philosophiquement ou les temps changeront et il vous en sera tenu compte, ou bien ils ne changeront pas et alors !!! Mais vous êtes jeune : ils changeront. Je n’ai pas besoin de vous assurer ma sympathie... » Une carrière exemplaire Le 25 septembre 1900, après deux années passées à Saint-Cyr, Charles Gibon rejoint le 62 e régiment d’infanterie. Entre le 15 novembre 1901 et le 20 septembre 1902, il effectue un stage au 28 e régiment d’artillerie de campagne : « Le capitaine Gibon est devenu, après une année de stage, un véritable artilleur, il a COLLECTION | UNIFORMES 19



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