Uniformes n°263 mar/avr 2009
Uniformes n°263 mar/avr 2009
  • Prix facial : 6,50 €

  • Parution : n°263 de mar/avr 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 70,5 Mo

  • Dans ce numéro : Bastogne 1944... reconstitution de la bataille des Ardennes.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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54 - La Gazette des Uniformes Les musées de la Grande Guerre [Texte et photos : Gérard Lachaux] Le musée de Romagne (Meuse) Cette anodine bâtisse de Lorraine abrite une des plus étonnante collections de la Grande Guerre 1914-1918. Romagne-sous-Montfaucon est une petite commune de moins de 200 habitants, située dans le département de la Meuse, à proximité des Ardennes. Pendant la Grande guerre, elle a connu l’intense activité de l’armée allemande sur l’arrière du front de bataille. En effet, ce village lorrain se situe à une dizaine de kilomètres au nord-est du massif forestier de l’Argonne, à une quinzaine de kilomètres de la butte de Vauquois et de la crête du Mort-Homme, hauts lieux des plus violents affrontements de 14-18. Libéré à la fin de septembre 1918 par les troupes américaines, Romagne est devenu célèbre outre-atlantique. Tout près du village, les corps des soldats de Pershing, tombés dans les combats de Meuse-Argonne ont été rassemblés dans un immense cimetière, le consacrant comme l’un des principaux lieux de pèlerinage pour les nombreux visiteurs américains des champs de bataille de France. La nécropole de Romagne s’étend sur 52 hectares et regroupe les restes de 14 246 Sammies. A Romagne, les années 70 ont vu naître une passion, celle de Jean-Paul de Vries. Originaire d’Eindhoven, le jeune hollandais venait régulièrement en vacances avec ses parents dans ce village aux confins de la Lorraine et des Ardennes. Un jour, un agriculteur du crû lui avait donné un casque et une baïonnette ; dès lors, Jean-Paul de Vries n’a eu de cesse que de récupérer tous les vestiges de 14-18 glanés exclusivement sur le territoire communal de Romagne. S’étant installé dans le village, il ouvre son premier musée en l’an 2000 et y présente près de 10 000 pièces de son immense collection. Trois ans plus tard, dans un grand bâtiment agricole aménagé, il inaugure une nouvelle exposition présentant environ 20 000 pièces. En 2003, l’œuvre de Mr. de Vries reçoit l’approbation du Conseil Général de la Meuse. La notoriété du musée dépasse alors largement les frontières et la BBC y envoie même une équipe pour la réalisation d’un documentaire. Le culte des reliques « Derrière chaque objet, les témoins Une manière originale de présenter quelques-unes des innombrables bouteilles, verres et contenant alimentaires retrouvés par centaines après le long séjour des troupes allemandes. Plusieurs vitrines présente un vaste échantillonnage de verreries. Les encriers et les flacons de toutes les couleurs constituent les éléments d’une collection qui ne connaît pas de limite. muets, se cache une histoire personnelle » déclare Mr. de Vries qui justifie ainsi son engouement pour les vestiges de guerre glanés sur le terrain. Les pièces de collection en bon état ne l’intéressent pas, car pour lui, elles sont sans âme. Cependant, ce véritable culte des reliques semble surtout partagé hors de France. En 2007, le musée de Romagne a reçu 3 800 visiteurs, 90% d’entre eux n’étaient pas Français, mais Américains, Britanniques, Hollandais, Belges et Allemands. Le dépliant du musée, imprimé aux Pays-Bas est rédigé en quatre
Reconstitution d’un abri de téléphonistes. Les objets présentés ici, comme tous les autres, ont été trouvés à Romagne, dans le village même et ses environs. Dans une vitrine sont présentées de nombreuses bandes en aluminium qui étaient des moyens d’identification provisoire des tombes américaines. Elles avaient été jetées après la constitution définitive de la nécropole de Romagne. Darrell Youngberg, JamesL. Blow, Irving H. Deakyn, Frank I. Coziah sont quelques uns des noms qui figurent dans cet émouvant rappel du sacrifice. Sur fond de drapeau, sont présentés, dans l’état où ils ont été découverts, des objets personnels de soldats américains, brosses à dents, couteau, rasoir, peigne, plaque d’identité et petits souvenirs des combats. Cette vitrine plate a reçu de nombreuses reliques de l’armée impériale allemande. Les plaques de casques et les plaques de ceinturons témoignent du passage d’unités prussiennes, bavaroises, saxonnes, badoises et wurtembergeoises dans ce secteur de la Meuse. Parmi ces objets qu’on ne peut classer, on remarque un élément de hautbois et une baguette de tambour à côté des restes de plusieurs harmonicas. La musique accompagnait toutes les armées. Au premier plan une plaque de ceinturon de garde forestier et celle du ceinturon d’un fantassin français de 1914 constituent une des rares exceptions du musée, presque exclusivement garni d’objets d’origine allemande et américaine. Des dizaines d’ustensiles de campement, parfois percés de projectiles, sont accrochés sur tout un mur. Parmi ceux-ci, les gamelles et les quarts des soldats américains retiennent surtout l’attention, ayant appartenu à des combattants de la 1 re armée U.S. du général Liggett qui a reconquis la majeure partie du massif argonnais. Les musées de la Grande Guerre - 55



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