Uniformes n°263 mar/avr 2009
Uniformes n°263 mar/avr 2009
  • Prix facial : 6,50 €

  • Parution : n°263 de mar/avr 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 70,5 Mo

  • Dans ce numéro : Bastogne 1944... reconstitution de la bataille des Ardennes.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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retailler si nécessaire. Avec ce nouveau profil d’oiseau de proie, ils vont devenir les « hommes peints » de la guerre d’Algérie, ceux que les fellaghas appelleront bientôt les « lézards ». De l’Edough aux Némentchas Attendant l’arrivée de l’escadron de jeeps armées et du commando encore en formation en métropole, le régiment s’installe dès novembre sur le terrain au cœur du massif boisé de l’Edough, aux portes de Bône. C’est dans ce cadre sauvage que l’osmose va peu à se réaliser et que débute l’apprentissage guerrier des « bleus » sous l’œil attentif des anciens. Mais les bandes rebelles qui infestent le Constantinois ne se laissent pas facilement acculer. De brefs accrochages se multiplient, parfois meurtriers comme celui du 9 novembre qui coûte la vie à l’aspirant Cadot, premier tué du régiment. Pour l’instant il faut s’aguerrir et durer. Début janvier 1956, le régiment fait mouvement sur Djidjeli et la presqu’île broussailleuse de Collo où le FLN agit en maître. C’est en menant la dure vie de l’ennemi que les parachutistes prennent peu à peu la mesure de ce que sera ce conflit. A la mi-février, le « 3 » gagne la petite Kabylie et Bougie où deux katibas ont été signalées. L’opération « 744 » du 21 février donne l’occasion à Bigeard d’innover dans l’art de la guerre moderne puisqu’il réalise pour la première fois l’héliportage d’une de ses compagnies directement sur la zone des combats, le tandem paras-hélicos est né. Décontenancés par la rapidité d’exécution des « Bigeard boys », les fells sont balayés et 43 corps accompagnés de 117 armes sont rassemblés au crépuscule. Tout juste rentré au repos à Bône, le 3 e RPC est placé en alerte au matin du 8 mars suite à la désertion durant la nuit précédente d’éléments du III/3 e RTA. Menés par le sergent-chef Bensalem (ancien d’Italie et d’Indochine, médaillé militaire à Dien Bien Phu), les mutins ont quitté leurs cantonnements de la ferme Degoul après avoir abattu l’encadrement et les tirailleurs demeurés fidèles pour ensuite tenter de trouver refuge en Tunisie. Ils doivent opérer au plus tôt leur jonction avec une katiba placée non loin en recueil. Mechta Besbessa A midi, les paras sont regroupés au village de Villars non loin des lieux de la trahison. Après un rapide briefing, Bigeard lance ses « casquettes » sur la piste des fuyards. La 4 e compagnie embarque à bord des hélicoptères mais une erreur du navigateur de l’appareil de tête les conduits directement sur un piton où se terrent les rebelles médusés qui ouvrent aussitôt le feu. La baraka de « Bir Hakeim » (3) semble se confirmer. Ses sections de tête viennent d’accrocher les djounouds recherchés. Un para est abattu sur la zone même du posé, mais passé un bref moment de surprise ses camarades se placent à couvert pour riposter. Bruno rameute alors les renforts pour la curée depuis son Bell, avant de diriger le ballet des compagnies à partir d’un éperon rocheux dominant le champ de bataille où flotte la flamme noire à la devise mystique « Croire et Oser ». Les fells se sont retranchés dans les bâtiments de pierre délabrés, décidés à vendre chèrement leur vie. Mais l’arrivée de la 3 e compagnie du capitaine Volquemanne scelle définitive- ment leur sort. Après plus de deux heures d’un combat d’une rare violence, les armes se taisent vers 17h et 126 cadavres jonchent la rocaille alors que 114 armes sont soigneusement alignées. La katiba de Si Lounès a cessé d’exister. Impressionnée par l’effica- cité des parachutistes du « 3 » la presse s’émerveille et titre « Bigeard a frappé comme la foudre ». Du 12 au 18 mars, le régiment nettoie le quadrilatère Mondovi-Duvivier-Laver- dure-Lamy quadrillant plus de 700 km 2 et abattant 21 rebelles au prix d’un seul bles- 3/Indicatif radio du capitaine Flores, commandant la 4 e compagnie et ancien des FFL. Alger début 1957, ces paras de la section du sergent chef Lame portent pour la plupart la tenue de saut camouflée 47/54. Un ensemble homogène 47/52 est pourtant observé sur le parachutiste de gauche. Cette tenue est très ponctuellement portée au sein des TAP durant les premières années du conflit. L’armement des hommes alignés au premier rang va du PM MAT 49 à l’USM1 en passant par le fusil MAS 36 CR 39.
TENUE DE PRISE D’ARMES D’UN LIEUTENANT DU 3 E RPC (PARIS 14 JUILLET 1957). Notre officier est revêtu d’une tenue de saut camouflée retaillée. La veste modèle 47/53 a été modifiée sur les devants par l’adjonction d’une fermeture mécanique apparente sur toute sa longueur remplaçant le double système précédent, typique des cadres du régiment. On retrouve sur celles-ci les insignes propres au régiment. On remarquera que la fourragère des TOE gagnée par le 3 e BCCP en Indochine. Le pantalon 47/53 a été retaillé pour mieux mettre en valeur la silhouette sportive. C’est le béret rouge modèle 52 orné de l’insigne au bras armé ailé qui est porté pour l’occasion. Accroché au ceinturon US, on retrouve le Colt 45 dans un étui en cuir US. Les bottes de saut sont de confection maître bottier, en cuir noir souple plus confortable, avec l’empeigne renforcée d’un rivet et semelle cousue. Insigne du 3 e RPC. Fabrication Drago, début 1956. Souhaitant façonner son unité jusque dans les moindres détails, le lieutenant-colonel Bigeard va lui-même en dessiner le nouvel insigne, frappé de la célèbre devise « Etre et Durer » qui deviendra par la suite le chant du régiment. Les Bigeard Boys en Algerie : 3 e RPC (1955-1958) - 11



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