Uniformes n°261 nov/déc 2008
Uniformes n°261 nov/déc 2008
  • Prix facial : 6,50 €

  • Parution : n°261 de nov/déc 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 63,5 Mo

  • Dans ce numéro : le para du 18e R.C.P. en Algérie - 1956.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Groupe d’état-major dans les années 15. Les tuniques en drap bleu clair sont perçues, tous comme les képis bleu clair qui côtoient encore leur « homologue » gris de fer bleuté, mais les képis d’avant guerre sont toujours majoritairement présents. C’est en tout cas, un « joyeux » mélange où le terme d’uniforme perd un peu de sa valeur ! Les képis de campagne des officiers français 28 - La Gazette des Uniformes [Texte et photos : Frédéric Coune] L’idée de rendre l’officier difficilement identifiable auprès de l’ennemi est quelque chose de totalement inconcevable jusqu’au conflit de 1870 et dans une moindre mesure jusqu’à la 1 re guerre mondiale. Mais les nécessités d’une guerre moderne auront tôt fait de supprimer tout l’apparat clinquant propre à cette hiérarchie. La silhouette typique de l’officier d’infanterie début 1914 : la tunique en drap gris de fer foncé, mais la culotte rouge à bande noire est conservée, partiellement masquée par la capote. Le képi est lui aussi recouvert de sa fameuse housse bleu foncé dont la lucarne, particulièrement visible ici, permet de distinguer le grade et le n°régimentaire. On comprend mieux la magnifique cible que ces galons dorés désignaient tout particulièrement auprès des tireurs ennemis. Soucieuse de se reconstituer et de se moderniser après le désastre de 1870, l’armée française étudie la possibilité de diminuer la visibilité de ses hommes au travers d’uniformes ou d’accessoires le plus neutre possible. Les divers essais effectués au début du siècle sur la demande du ministre de la Guerre Berteau, avec notamment en 1911 la tenue réséda, ne sont pas concluant, plus
par le fait d’une hiérarchie conservatrice, rébarbative à toute idée nouvelle et d’un uniforme verdâtre jugé peu esthétique et trop proche de celui « d’en face », que par la soidisante inefficacité d’une couleur pourtant adopté par nombre d’armées étrangères. Fort de tous ces essais, il en ressort malgré tout la nécessité de diminuer la visibilité du képi d’officier à dessus garance et galons or. Chaque képi se couvre donc d’une housse de couleur bleu foncée, tout du moins tant que les lavages successifs et le soleil n’en ait raison. Une ouverture, sur le devant, permet de distinguer le grade de l’officier, rendant par là même toute tentative de camouflage inopérante. Extrêmement visible, cette lucarne va être la cause de pas mal de pertes chez les officiers, devenus une cible toute désignée par les tireurs d’élites d’en face et dès le 14 octobre 1914, cette ouverture frontal est interdite. Képi d’essai réséda, dont la couleur avait l’avantage de mieux se confondre dans la végétation, mais dont les accessoires n’auraient certainement pas été conservés : les étoiles se voulaient être un nouveau type de galon désignant un capitaine et la jugulaire est une gourmette de shako. Trop conservatrice, l’armée et les officiers, soutenus par une partie de la presse, refuseront ces nouvelles tenues. (Collection du musée de l’armée, Paris) Le plus grand panachage de tenue se rencontre durant la 1 re année de la guerre 14/18 avec son temps d’adaptation nécessaire, notamment à l’arrière : ici les képis d’avant guerre sont forcement encore majoritaires, d’autant plus que tous ces médecins ne sont peut-être pas encore en 1 re ligne, alors que les tuniques sont plus homogènes, mais l’un d’eux porte son couvre-képi, tandis qu’un autre officier porte un modèle gris de fer bleuté avec soutaches atténuées en soie ou laine. L'arrivée du képi en drap du fond Cette prise de conscience collective amène également le grand état-major à constater l’évidence : la tenue joue un rôle plus important qu’elle ne le pensait dans la bonne marche des opérations et des batailles. Les premiers mois de cette guerre vont donc profondément modifier les uniformes de toute l’armée, mais aussi les habitudes des officiers : l’heure n’est plus au panache et à la coquetterie. A partir du 9 décembre, les képis devront être identiques à ceux de la troupe, dans un premier temps recouvert de la même housse et très rapidement confectionné dans le même drap que la capote ou le manteau. Les modèles de couleur gris de fer bleuté font leur apparition, normalement sans attribut ou numéro régimentaire, ni galons, rapidement suivi du modèle en drap bleu clair (dénomination officielle du bleu horizon), ou gris de fer foncé chez les chasseurs à pied ou alpin. Et c’est paradoxalement cette volonté de dissimulé l’officier aux yeux ennemis, qui va entraîner d’autres tensions dans les relations avec la troupe qui, elle, ne distingue plus ses chefs des subordonnés. Ce manque de visibilité du grade, Dès le début des hostilités, les officiers reçoivent l’ordre de faire confectionner leurs képis en drap d’uniforme, c’est à dire en drap gris de fer bleuté. Ce modèle-ci est galonné de soutaches en soie moins vives que les dorées, ne possède plus de nœud hongrois et la fausse jugulaire métallique a été remplacée par un modèle en drap avec boutons également recouvert du même drap. prête à confusion et crée un manque de respect dans le salut vis à vis des officiers qui devient intolérable dans les hautes sphères hiérarchiques. Au niveau individuel, cette carence se compense par l’ajout de divers signes de reconnaissances du statut d’officier sur la coiffure, entraînant une grande fantaisie, plus ou moins tolérée. Ainsi apparaissent une multitude de képis comportant soit des galons réduits sur le devant, sur le même principe que les nouveaux galons de manche, soit en conservant l’ancien système de soutaches et nœuds hongrois mais dans un fil de coton moins visible, souvent de couleur bleu ciel, avec ou sans nœud hongrois. La fausse jugulaire métallique peut aussi être remplacée par un modèle en drap de même nuance avec des boutons à la couleur de l’arme, bronzé ou peint, voir dans une matière bleu (corozo, corne, cuir, etc...). La housse en drap bleue censée recouvrir le képi a, dans le cas de cet officier, directement servi à confectionner le képi et sa jugulaire. (Collection Alain Sillas) Les képis de campagnes des officiers français - 29



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