Uniformes n°261 nov/déc 2008
Uniformes n°261 nov/déc 2008
  • Prix facial : 6,50 €

  • Parution : n°261 de nov/déc 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 63,5 Mo

  • Dans ce numéro : le para du 18e R.C.P. en Algérie - 1956.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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[REVUE DE DÉTAIL] 18 - La Gazette des Uniformes Capitaine de U-Boot, Norvège été 1944 [Texte et photos : Jean-Patrick André & Olivier André] La casquette à coiffe blanche basculée en arrière, l’œil rivé au binoculaire du périscope, le capitaine épie les mouvements du navire lourdement chargé qui sera sa proie. Presque invisible en immersion périscopique, le sousmarin s’apprête à lâcher ses torpilles ; puis il disparaîtra rapidement dans le bleu profond de l’océan ; car de chasseur, il va devenir gibier. La survie des sous-mariniers allemands tient tout à la fois au sens tactique élevé dont doit faire preuve leur capitaine et à la rapidité avec laquelle ils exécuteront ses ordres. Pour être bon chasseur, il convient de mêler étroitement la ruse et l’adresse ; c’est une difficulté qui s’accroît considérablement lorsque le gibier peut à son tour devenir prédateur. Une arme obsolète Lorsque le second conflit mondial éclate, l’Allemagne ne dispose que d’une trentaine de submersibles capables de naviguer en haute mer. C’est vraiment peu pour intimider les marines alliées qui, de toute façon, affichent une suprématie absolue sur les mers et les océans. À cette époque, le sous-marin, qui avait montré une grande efficacité lors de la Grande Guerre, n’était plus considéré, à tort, comme une arme dont on pouvait craindre les effets. L’amirauté britannique, très conservatrice, l’avait même relégué au rang d’arme obsolète, d’autant plus que la Home Fleet disposait d’un système de détection de sousmarins, l’ASDIC. Très rapidement, afin de faire face à la résistance de la Grande- Bretagne que la maîtrise des mers met à l’abri d’un isolement mortel, Officier subalterne, notre Kapitänleutnant (capitaine de vaisseau) a pris le commandement du U-668, un Type VII C qui croise entre les côtes de Norvège et la mer de Barents. Sa Schirmmütze à coiffe blanche le distingue au premier coup d’œil des 55 autres membres de l’équipage. À bord des sous-marins allemands, la rigueur habituelle de l’armée allemande en matière d’uniformes, laisse place à la tenue la mieux adaptée aux circonstances de vie dans l’espace réduit du submersible. La dotation d’effets réglementaires est, bien entendu, valable pour tous les membres d’équipage qui perçoivent les six tenues prévues. Notre officier a choisi de porter par-dessus une chemise civile à carreaux, un blouson de Battle Dress britannique en Denim, toile de treillis de nuance brun terne. Un aigle national en métal doré, habituellement prévu pour la tenue d’été, est retenu au-dessus de la poche de poitrine droite. Les boutons sont ceux de la Kriegsmarine ; il en est de même pour les pattes d’épaule d’officier cousues à l’emmanchure. Le pantalon est celui de la tenue de cuir gris destinée au personnel autre que celui des machines. Une paire de brodequins en cuir noirci complète cette tenue, mais le port de bottes ou de chaussures de pont est également fréquent.
U-Flottile, port de Brest 1942. L’équipage du U-203 (Type VII C) au complet est prêt pour une nouvelle mission, l’une des cinq qu’il accomplira dans l’Atlantique durant cette année 1942. Son commandant est le Kapitänleutnant (KL) Rolf Mutzelberg. Décédé accidentellement le 11 septembre 1942 au cours d’une mission, il sera remplacé par son second. De retour à Lorient, c’est l’Oberleutnant zur See (OL) HermannKottmannqui prendra le commandement du U-203. (DR) l’Allemagne va devoir mettre les bouchées doubles pour développer une stratégie de guerre sousmarine sans précédent. Hitler, très mal à l’aise sur les questions maritimes, va confier dans un premier temps, cette mission de blocus de la Grande-Bretagne à l’amiral Reader, patron de la Kriegsmarine Il est en effet vital pour le Royaume-Uni de pouvoir employer sa flotte pour protéger les convois d’approvisionnement qui assurent sa survie et lui permettent de poursuivre la guerre contre le Reich allemand. Tout ou presque transite alors par les voies maritimes. Hitler l’a bien compris ; s’il veut mettre à genoux les Anglais, il devra en finir au plus tôt avec leur flotte de surface qui protège les convois de navires marchands. La tâche est pourtant immense et l’Allemagne ne dispose pas, loin s’en faut, d’une flotte de surface capable de régler la question anglaise. Il apparaît alors au Führer qu’une action combinée de la Lutftwaffe et de la Kriegsmarine devrait permettre au Reich de venir à bout de ces Anglais, décidément bien coriaces. La bataille d’Angleterre est lancée, tandis que sur les mers, les navires de surface de la Kriegsmarine partent à la chasse aux cargos et autres unités marchandes. Très rapidement il va être démontré qu’en surface, la Kriegsmarine ne fait pas le poids et que ses missions de chasse n’obtiennent pas les résultats escomptés. Il en va tout autrement sous les mers. Là, les U-Boot vont se montrer redoutables, même si les débuts ne furent pas prometteurs du fait du faible nombre d’unités (57) et de leur court rayon d’action. Fin 1941, les 2 200 000 tonnes envoyées par le fond par les nouveaux U-Boote type VII C dont Doenitz a grandement favorisé la production, forcent les Anglais à réviser leur jugement quant à cette arme « obsolète » laquelle allait bientôt devenir leur pire tourment. Seewölfe Après leurs premiers succès individuels, les sous-marins allemands vont adopter une tactique d’attaque inspirée de celle des meutes de chiens employées pour la chasse à courre. Lorsqu’un sousmarin en patrouille repère un convoi de navires alliés, il transmet sa position et la direction suivie au quartier général opérationnel. Immédiatement alertés grâce à un code secret contenu dans une machine embarquée, l’Enigma, les « Seewölfe » les « loups de mer » ou encore « loups gris » qui sont dans le secteur, vont rapidement se rassembler en un point précis de passage du convoi et à la nuit venue, vont lancer leur attaque. Convaincu, à raison, que les Alliés avaient découvert le code Enigma, Doenitz, alors commandant en chef des sous-marins Befehlshaber der Unterseeboote de la Kriegsmarine, ordonna le remplacement des codes dès le 1er février. Les résultats sont immédiats et spectaculaires ; à la fin de 1942 ce sont 6 200 000 tonnes qui ont été envoyées par le fond par les U-Boote. Dans la même année, ont été perdues 87 de leurs unités. L’amiral KarlDoenitz a toujours été un fervent défenseur et promoteur de cette arme sous-marine qui fait tant de mal aux Alliés. C’est sous son impulsion que la flotte des U-Boote fut engagée dans la bataille de l’Atlantique nord et sur toutes les mers et sous toutes les latitudes où son action pouvait porter un coup aux approvisionnements des Alliés. La La casquette basculée en arrière ou carrément à l’envers, afin que la visière ne gène pas l’observation. Cette attitude est typique d’un commandant de sous-marin allemand au moment où il observe la surface grâce au périscope. C’est un moment important que l’observation périscopique, celui dont dépendra grandement les ordres qu’il donnera à son équipage. Il s’agit ici du Korvettenkapitän (capitaine de corvette) Aldabert Schnee (1913-1982) l’un des as des sous-marins allemands. Entré dans la Kriegsmarine en 1934, il commandera successivement les U-6, U-60, U-121, U-201 et U-2511. Vingt et une victoires au cours de sept missions, totalisant 90 847 tonnes envoyées par le fond sont à son actif. Il était titulaire de la Croix de Chevalier avec feuilles de chêne. (DR) Revue de détail - 19



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