Uniformes n°261 nov/déc 2008
Uniformes n°261 nov/déc 2008
  • Prix facial : 6,50 €

  • Parution : n°261 de nov/déc 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 63,5 Mo

  • Dans ce numéro : le para du 18e R.C.P. en Algérie - 1956.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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12 - La Gazette des Uniformes Tenue d’un sous-officier du 18 e RCP au repos au camp Péhau, Philippeville 1960. Notre sergent porte une chemise de saut en toile kaki claire sur laquelle il a fixé de façon caractéristique (à l’aide d’une boutonnière) ses galons cousus sur fond noir. Celleci comporte deux poches de poitrine fermant à l’aide de pressions, et se boutonne sur les devants. Le pantalon de saut camouflé est du modèle 47/56 en tissu lisse alors que la casquette Bigeard est confectionnée en tissu à chevrons. A cette époque les chaussures sont les « rangers » modèle 1952 qui ont presque complètement supplantées les lourdes bottes de saut. Le lieutenant Willems, adjoint du capitaine Barbe et futur commandant de la CP (en avril 1961). On comparera sa tenue de saut modèle 47/56 avec celle du modèle 47/53 de son chauffeur le para Noiret, très délavée. Bien que « cavaliers » les paras de la CP interviennent régulièrement à pied comme les autres compagnies du régiment. On remarquera aussi son PA MAC 50 dans un étui en cuir d’achat personnel inspiré de celui du colt 45. du convoi. Stoppé par un éboulement dans un virage à 200 mètres de la côte 802, les paras marquent une nouvelle pause et une petite équipe met pied à terre pour dégager la voie. Les véhicules peuvent alors redémarrer, mais dès cet instant la tension devient extrême, un pressentiment gagne progressivement les hommes. Vers 13h15, arrivant à hauteur d’une petite maison forestière peu avant le sommet, le souslieutenant ordonne aux chauffeurs de stopper à nouveau pour procéder à une reconnaissance à pied des alentours. L’embuscade se dévoile soudainement, placés de part et d’autre de la piste et parfaitement dissimulés, les fells ouvrent un feu nourri sur les parachutistes qui s’écroulent. Le radio de la jeep de commandement n’a que le temps de signaler l’accrochage avant d’être abattu. Le jeune officier lâche plusieurs rafales de la mitrailleuse de bord et tombe aussitôt foudroyé. Pris sous les feux croisés, les paras du 1er peloton sont fauchés les uns après les autres, quelques survivants (tous grièvement blessés) continuent de lutter jusqu’à épuisement de leurs forces et de leurs munitions. Les djounouds donnent alors l’assaut et submergent les premiers véhicules, récupérant les armes achevant les blessés les plus proches et déshabillant les morts. Des tireurs placés sur les hauteurs environnantes ralentissent toute tentative de débordement des autres pelotons. Les assaillants décrochent ensuite rapidement sous les coups du canon de 75 SR du 2 e peloton après avoir incendié deux jeep Delahaye et emporté un FM 24/29, une mitrailleuse Reibel, 7 PM, 4 fusils, plusieurs poignards USM3, 3 postes SCR 300 et un ANGRC 9. C’est
Le capitaine Barbe en opération courant 1960. On relèvera le pantalon anglais de la tenue windproof porté par le radio et observé ponctuellement au sein de la CP à cette époque. Conservant son allure d’origine celui-ci semble néanmoins avoir été retaillé. Les casquettes perçues en août 1959 au régiment sont ici confectionnées en tissu à chevrons dans un camouflage tardif type 47/56. une scène de désolation qui s’offre aux yeux des camarades qui débouchent enfin sur les lieux du drame. Le combat a duré moins de dix minutes pourtant on dénombre 11 tués et 6 blessés. La Compagnie Portée Le 24 juillet 1957, l’Escadron de Reconnaissance prend officiellement le nom de Compagnie Portée. Après avoir effectué les traditionnels sauts d’entretien, le régiment s’apprête à faire mouvement sur les Aurès en vue d’une nouvelle implantation. Le 31 juillet, le 18 e RCP est à Batna et participe à une opération au profit du secteur d’El Kantara. Durant tout le mois d’août, les interventions vont se multiplier, parfois avec succès comme celle du 12 août au nordest de Batna qui permet de neutraliser 34 rebelles et de récupérer leur armement 2. Les 18 et 19 août, la Compagnie sillonne le Chélia participant à la découverte d’une infirmerie. Le 27 août, la CP entreprend la fouille de la mechta Bou Taleb aux côtés de la 4 e compagnie, permettant la récupération de quelques armes. Les 2 et 3 septembre, le régiment est engagé au sudouest de Batna. La CP assure la protection des camions, rendus inutiles sur un terrain détrempé par les pluies. Les durs crapahuts s’enchaînent durant le reste du mois de septembre, le 24 la Compagnie Portée est accrochée alors qu’elle recherche une grotte, et perd un blessé grave. Le 9 octobre, le régiment ratisse les pentes du djebel Bous à la recherche d’un camp FLN alors que la CP est héliportée sur la crête, mais l’ennemi se dérobe et seul un fuyard en possession d’un fusil est abattu. Jusqu’à la mi-octobre, la routine opérationnelle s’installe sans clash majeur 2/15 fusils 303, 2PM Stati, 1 carabine US et un FM Bren. 3/En application d’une décision datant du 3 septembre 1957 le béret bleu roi est abandonné au profit de l’amarante. Losange modèle 45 à fond noir et soutaches oranges avec numéro brodé en cannetille dorée pour les cadres. entre Mac Mahon et K h en c h e l a. Mais le 17 octobre, les paras sont sur le djebel Fedjoujaccompagnés du III/94 RI et d’un escadron du 9 e RCA. Placée au sud du dispositif de bouclage la CP déplore un blessé avant de recevoir le soutien d’un peloton de blindés. L’ennemi est fixé par les straffings des T6 et des Mistrals et assommé par les tirs des pièces du 10 e RAC. En début d’après-midi, une compagnie de la 13 e DBLE arrive en renfort et les accrochages se multiplient jusqu’à la nuit. Le ratissage reprend dès l’aube et coûte un tué à la CP. Mais le bilan est positif : 25 tués, 8 prisonniers et 22 armes de guerre viennent s’ajouter à une liste déjà longue. Le 30 octobre, le 1er peloton du souslieutenant Mercury contrôle la mechta Olad Sidi Ahmed(région de Lambèse) lorsque, sur le chemin du retour, il est contacté par le capitaine Darse accroché près de Batna. Bifurquant immédiatement les parachutistes dégagent leur commandant de compagnie, abat- tant plusieurs rebelles mais déplorant la mort du chauffeur de ce dernier. Le 3 novembre la CP, les 2 e et 3 e compagnies sont héliportées à l’ouest du Chelia. Le lendemain, la compagnie opère dans la région de Pasteur où 13 djounouds sont abattus. Après avoir participé au défilé du 11 novembre à Batna, la CP reprend le chemin des djebels jus- qu’à la fin du mois et participe le 29 novembre à une opération de police à Mac Mahon. Les activités opérationnelles sont considérablement ralenties jusqu’au début de l’année 1958 par les mauvaises conditions atmosphériques qui règnent dans les Aurès et sont souvent limitées à un ou deux jours. Le 8 janvier, le capitaine Lefranc prend le commandement de la CP mais jusqu’à la mi-février l’ennemi se fait rare et seuls quelques sangliers sont au bilan. Les 20 et 21 février, le 18 e RCP se déploie dans le secteur de Biskra. Du 25 février jusqu’au 10 mars, la Compagnie Portée est mise à disposition du secteur de Barika, multipliant les coups de main et patrouilles au sud du Hodna. Intégré à un sous groupement régimentaire, elle participe les 22 et 23 mars à l’opération « Zoulou 6 » durant laquelle elle abat deux guetteurs lors d’une reconnais- sance. Dans les premiers jours d’avril, les parachutistes métropolitains du « 18 » coiffent avec fierté le béret rouge 3 et sont désormais commandés par le lieutenant-colonel de Sarrazin. L'Escadron (CP) du 18 e RCP en Algérie 1956-1961 - 13



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