Uniformes n°257 mar/avr 2008
Uniformes n°257 mar/avr 2008
  • Prix facial : 6,20 €

  • Parution : n°257 de mar/avr 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 74,7 Mo

  • Dans ce numéro : le sous-officier de la Leibstandarte... Hongrie 1945.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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14 - La Gazette des Uniformes Ce cliché nous permet d’observer qu’au milieu des années 50 la mode des effets retaillés (mis au goût du jour par les « Bigeard boys ») n’est pas encore d’actualité au sein des TAP. Ce parachutiste photographié devant son Dodge porte une veste de treillis modèle 47 dans sa version camouflée (aux poches de hanches caractéristiques), couramment observée au 18e RIPC en Algérie. Quelques instants de pose pour ce jeune radio du « 18 » chargé du poste SCR 300 de section durant un ratissage dans la forêt de Collo. Comme souvent notre homme ne porte que le casque léger modèle 51. Dans le Nord Constantinois Début mai, le régiment quitte à nouveau Batna mais cette fois-ci à destination du Nord Constantinois, pour devenir contre toute attente unité de secteur. Il est alors chargé de traiter le secteur d’El Arrouch et bénéficie du soutien direct d’une batterie du 35 e GALAP qui lui est rattaché. Le terrain est certes moins tourmenté que dans les Aurès mais demeure assez propice aux déplacements adverses avec ses vastes forêts et plantations de chênes lièges. Les parachutistes nomadisent sans relâche à l’intérieur des zones suspectes alors qu’une compagnie demeure par roulement à Philippeville pour y effectuer des sauts d’entretien. Le 2 mai, le 1er RHP vient renforcer le secteur et s’installe à Robertville. Jusqu’en juillet, les bataillons multiplient les embuscades de nuit et contrôles de population pour tenter de réduire les exactions du FLN qui se multiplient. Le régiment reçoit la visite du général Massu, commandant le Groupement Parachutiste d’Intervention (GPI) auquel est subordonné le 18 e RIPC. Le 20 août Paire de pattes de col brodées en cannetille au chiffre 18 sur fond bleu roi (donc destinée aux cadres du 18e RIPC puis du 18e RCP jusqu’en 1958). Elles n’ont jamais été montées par le tailleur qui les avait stockées et font parties d’un lot retrouvé tel quel cinquante ans plus tard. La garde au drapeau du 14e RIPC à Toulouse en 1951. soutien de deux compagnies du I/18 venues en renfort. Le 30 janvier les reliquats du III/18 rejoignent Batna en vue de leur rapatriement. Début février, les deux bataillons et le PC du 18 e RIPC sont rassemblés à Batna pour faire mouvement sur l’Oranie après avoir grandement participé à l’assainissement du massif des Aurès. Six semaines de remise en condition bien méritées permettent aux hommes de retrouver leur meilleur niveau opérationnel et de se familiariser avec les exercices nautiques grâce à la proximité du Centre d’Instruction des Opérations Amphibies d’Arzew. Mais les parachutistes sont rappelés dans les Aurès et débar- quent du train le 20 mars à la gare de Batna, mettant définitivement fin aux espoirs d’un rapatriement prochain sur la France. Le rythme opérationnel soutenu est vite retrouvé. Dès la fin du mois les « paras métros » sillonnent les djebels à la recherche du passage des djounouds, participant à de grandes opérations aux piètres résultats. Ces déploiements de force impressionnants s’avèrent la plupart du temps inadaptés, surtout par manque de tion entre les coordina- secteurs. les Européens de nombreuses localités du Constantinois sont attaqués et massacrés (comme à El Halia, St Charles, Lanoy, Oued Zénati, Constantine ou encore Philippeville) par une foule de paysans et ouvriers musulmans de la région, excités par quelques meneurs du FLN. Débordés par la soudaineté et l’ampleur du carnage, les éléments du secteur tente de sécuriser les agglomérations. De furieux combats de rues se déroulent durant lesquels deux parachutistes sont tués, mais au soir la situation est reprise en mains et la riposte à la hauteur du drame. Le 4 septembre les I et II/18 e RIPC « Blizzard » sont dissous et les libérables acheminés sur Philippeville. Un Bataillon de Marche dit BM N°I/18 e RIPC placé aux ordres du chef de bataillon Géraud est alors formé à partir des éléments non rapatriables, soit environ 750 hommes répartis en 4 compagnies de combat et une de commandement et d’appui. L’unité
est redéployée dans le Constantinois avec de nombreuses servitudes de secteur. Son potentiel opérationnel est ainsi limité, ce qui ne l’empêche pas de monter des embuscades de nuit comme celle du 12 septembre qui permet d’abattre deux rebelles et de récupèrer plusieurs armes ainsi qu’un drapeau frappé de l’étoile et du croissant. Relevé début octobre par le I/24 e RIC, le Bataillon de Marche fait mouvement sur le quartier d’Oued Zénatipour une nouvelle implantation. Au même moment est décidé en France la formation d’un nouveau bataillon de marche (de type « Blizzard ») par la 25 e DIAP à destination de l’Algérie : le IV/18 e RIPC. Ce dernier est créé le 1er décembre dans l’urgence à partir d’éléments disparates peu aguerris et placé sous les ordres du commandant Grall. Le matériel nécessaire est prélevé au camp de Gers et les unités cantonnés entre Tarbes (quartiers Soult et Larrey) et Pau (camp d’Idron). Le nouveau bataillon fait son entrée dans la rade d’Alger le 22 décembre sur le Sidi-Ferruch avant de rejoindre Batna par voies ferrées le jour de Noël 1955 où il est accueilli par la nouba du 7 e RTA. L’unité manquant cruellement de cohésion et l’instruction laissant encore à désirer, le commandant Grall obtient théoriquement quinze jours de délais avant de rejoindre en tant que réserve mobile les troupes opérationnelles des Aurès Némenchas dirigées par le général Vanuxem. Mais les compagnies sont sollicitées dès les premiers jours de janvier. Ainsi le 6, la compagnie du capitaine Fauroux tout juste débarquée des camions ratisse le terrain couvert de taillis dans la région de Condorcet. Une section est prise sous les feux d’armes automatiques servies par des fells en uniformes qui se font passer pour des troupes du secteur. Deux parachutistes sont fauchés, quatre autres blessés et plusieurs armes perdues (3), emportées par l’ennemi qui s’éclipse sous couvert de la brume nocturne. De son côté le BM N°I/18 RIPC multiplie les patrouilles et les fouilles jusqu’en janvier, mettant à jour de nombreuses caches, accumulant fusils de chasse, armes de guerre et munitions sans connaître de « clash » majeur. Le BM du commandant Géraud 3) PM, 24 chargeurs et un poste SCR 536. quitte l’Algérie à la fin du mois après avoir vu ses compagnies relevées à Oued Zénatipar un nouveau II/18 e RIPC (capitaine Fanget) venu de métropole. Le mois de février, particulièrement rigoureux, ne permet qu’une activité très réduite aux nouveaux venus qui arrêtent néanmoins un responsable local du FLN accompagné d’un collecteur de fonds. Il en va de même pour le IV/18 désormais déployé dans la région de Bône puis dans le quartier de Duvivier (Est Constantinois), longtemps bloqué par d’importantes chutes de neige. Le mois de mars connaissant une nette amélioration climatique, les parachutistes peuvent enfin sillonner le bled. Le 8 mars, trois compagnies du IV/18 prennent en chasse des déserteurs du 3 e RTA en liaison avec le 3 e RPC du lieutenant-colonel Bigeard au sud-ouest de Laverdure. Le 15 mars un détachement de renfort rejoint le bataillon, qui grâce au maintien sous les drapeaux de la classe 54/1, dispose des effectifs suffisant pour mettre sur pieds une compagnie supplémentaire et étoffer les autres d’une section. A la même époque, un parachutiste du II/18 est assassiné à Oued Zénatimais l’élément de recueil des terroristes est presque aussitôt localisé et neutralisé, dix hommes sont abattus au cours du combat qui suit. Le 26 mars, Diplôme et insigne du brevet de parachutiste accompagné des diplômes des services aériens et de bonne conduite d’un parachutiste du 18e RIPC. On retrouve aussi le losange bleu roi modèle 45 et l’insigne du 18e RIPC (fabrication Drago OM). [Collection J.P. Pace] une patrouille est accrochée à Bled Oulad Didi Moussa et perd un tué, les fells sont repoussés avec l’aide de l’aviation laissant six tués sur le terrain. Le 31, c’est un camion de ravitaillement du bataillon qui surprend fortuitement un groupe ennemi en train de monter une embuscade sur la route de Rénier. Cependant, suite à une restructuration en profondeur des régiments parachutistes (4), le 18 e RIPC est amené à disparaître. Le II/18 e RIPC est ainsi dissous le 31 mai 1956 pour intégrer l’ordre de bataille du 18 e Régiment de Chasseurs Parachutistes (18 e RCP, colonel de Beaugrenier) créé officiellement au 1er juin 1956, alors que le IV/18 e RIPC donne naissance le même jour, après une brève existence, au 9 e Régiment de Chasseurs Parachutistes (9 e RCP, lieutenant-colonel Buchoud) (5). Remerciements : L’auteur et la Rédaction tiennent à remercier messieurs N. Beaujan, J.P. Pace et V. Tarrius pour leur aimable collaboration ainsi que le magasin le Poilu. 4) Laquelle aboutit à la création des 10e et 25e DP, fer de lance de l’armée française en Algérie. 5) Les autres éléments du 9e RCP provenant d’autres unités du 18e RIPC dissous. Les 14 è et 18 è RIPC en Afrique du Nord 1951-1956 - 15



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