Uniformes n°256 jan/fév 2008
Uniformes n°256 jan/fév 2008
  • Prix facial : 6,20 €

  • Parution : n°256 de jan/fév 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 75,5 Mo

  • Dans ce numéro : le 9e Spahis en Algérie... 1954-1962.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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[REVUE DE DÉTAIL] Le Groupe de Commandos d’Afrique De Cernay au lac de Constance Dernière partie | 1944-1945 36 - La Gazette des Uniformes [Texte et photos : Jean-Patrick André et Olivier André] La prise de Belfort, en novembre 1944, a ouvert la route de l’Alsace aux unités de l’armée d’Afrique. Mais les Allemands occupent encore une bonne partie de la Haute Alsace. Les hommes de Bouvet, malgré les pertes, vont donc devoir les affronter à nouveau, mais cette fois sous la neige et dans le froid glacial de l’hiver 44-45. Le 9 janvier 1945, Bouvet profite d’une invitation à dîner du général de Lattre pour lui demander un renfort en cadres ; ce qu’il obtient. À présent, l’objectif assigné au Groupe est Cernay ; localité sur la Thur adossée aux contreforts sud et sud-est des Vosges qui barre l’accès à la plaine d’Alsace. Le 15, le Groupe de Commandos d’Afrique (5 e bataillon de choc) forme officiellement avec le Groupe de Courson (6 e bataillon de choc) et l’unité FFI parisienne le bataillon « Désiré », le 3 e Groupement de choc placé sous les ordres du lieutenantcolonel Bouvet. C’est le commandant Ducournau, récemment promu, qui assure le commandement du Groupe de Commandos d’Afrique, et le chef d’escadrons de Courson celui des autres éléments. Le 20 janvier, le Groupement de choc doit être engagé dans une attaque ayant pour objectif la prise de Cernay et d’Uffholtz ; la Couverture du numéro spécial de 1946, supplément à la revue « l’Armée française au combat ». C’est le dessinateur et scénariste Raoul Auger qui réalise ce dessin mettant en relief les hommes du 1er Commando débarquant de leurs rubber boats sur les rochers du cap Nègre dans la nuit du 14 au 15 août 1944. 2 e division d’infanterie marocaine devant précéder le Groupement afin de lui ouvrir les passages sur la Thur. La 4 e division marocaine de montagne doit également prendre part à cette opération. L’action du Groupement consiste à franchir de nuit la Thur et à s’emparer des deux objectifs par une manœuvre de débordement par l’est. Bouvet pressent mal l’affaire et il ne se trompe pas. Les 40 kilomètres qui séparent Giromagny et Burnhaupt-le-Haut seront à parcourir à pied en deux étapes. Le froid, le verglas et la neige sont au rendez-vous et rendent la progression difficile. Le 20 janvier, l’attaque de la 2 e DIM est déclenchée après une importante préparation d’artillerie. Les tirailleurs des 4 e et 5 e RTM progressent en direction du sud de Cernay et dans la forêt de Nonnenbruck. Bouvet envisage, si l’opération se poursuit de façon satisfaisante, de faire avancer le Groupement à partir de 15 heures, pour profiter au maxi-
mum de la nuit. Le froid est intense ; - 20° centigrade. À la mi-journée, la résistance allemande s’est durcie et Bouvet a la désagréable surprise de voir que les quelques prisonniers allemands qui sont ramenés au PC sont des Gebirgsjäger, parfaitement équipés et entraînés pour le combat en montagne et en zone enneigée. Vers 18 heures, les passages sur la Thur n’ont toujours pas été conquis. Bouvet s’en inquiète vivement. En effet, l’opération que doit mener le Groupement n’est possible que si les passages sur la Thur sont praticables. Or, force est de constater que ce n’est pas le cas. Le verrou allemand de Cernay lui apparaît très solidement tenu. Pire, tout effet de surprise est anéanti. La mission des commandos prend des allures de mission impossible. Bouvet avait réclamé et obtenu, que l’attaque de son Groupement soit soutenue sur son flanc droit et sur ses arrières par de l’artillerie et des chars. Il décide donc de proposer à la 2 e DIM de suspendre l’attaque en cours afin de mettre immédiatement sur pied une nouvelle attaque bien appuyée par les chars et l’artillerie. Malheureusement, le général Carpentier est en tournée d’inspection, son chef d’état-major ne peut le joindre ni autoriser aucune modification en ce qui concerne le plan initial. L’ordre formel de poursuivre l’opération parvient donc à Bouvet. Très réticent et très inquiet pour Cernay, 21 janvier 1945. L’opération sera marquée tout à la fois par des conditions météorologiques particulièrement défavorables et l’extrême combativité des chasseurs de montagne allemands, ce qui engendrera de lourdes pertes dans les rangs du Groupement Bouvet. À moitié ensevelis par la neige, les commandos tiennent le terrain et en dépit de la violence des combats, les Allemands ne passeront pas. (DR) la suite de cette affaire, Bouvet ordonne à contrecœur la poursuite de la mission. Il met cependant en garde Ducournau sur les très graves dangers que comporte l’opération et lui remet un mot écrit qui stipule : « Vous êtes un vieux soldat, je me méfie des renseignements concernant la voie ferrée. Je n’y crois pas. Ne lancez pas l’affaire si vous constatez réellement l’absence des 4 e et 5 e RTM sur cette ligne ». Le Groupement a progressé jusqu’à Lützelhof et Bouvet donne ses dernières instructions à Ducournau. À 2h45, au milieu de tourbillons de neige, l’opération vers Cernay est lancée. La Doller, coupant l’axe de progression, est franchie péniblement par le seul pont praticable qui est à moitié détruit. Ce premier retard est suivi d’un deuxième contretemps occasionné par une erreur d’orientation du guide fourni par le 4 e RTM. Avec plus d’une heure de retard, il est alors 4 heures, Ducournau constate que la voie ferrée n’a pas été atteinte par les tirailleurs ; il décide de suivre les instructions de Bouvet. Au lever du jour, les positions allemandes se dévoilent et assènent aux commandos de violents tirs Attaque sur Cernay le 21 janvier 1945 et poursuite des opérations après l’arrêt de la contre-attaque allemande. La longue colonne des commandos progresse dans l’épaisse couche de neige qui recouvre les contreforts des Vosges en ce début d’année 1945. Leur objectif, Cernay, sera pour nombre d’eux une mission sans retour. (DR) Le Groupe de Commandos d'Afrique - 37



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