Uniformes n°255 nov/déc 2007
Uniformes n°255 nov/déc 2007
  • Prix facial : 6,20 €

  • Parution : n°255 de nov/déc 2007

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 94,2 Mo

  • Dans ce numéro : Kriegsmarine... casquettes et insignes.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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L’armée de terre polonaise en France : 1939-1940 [Texte : Daniel Blanchard/Photos : Frédéric Coune] Après l’invasion soviétique en Pologne le 17 septembre 1939, le haut commandement polonais donne des ordres pour inciter les militaires à fuir en France. Fin 1939, des unités ou des groupes réussissent ainsi à échapper à la captivité et rejoignent la France. Le pays comptait environ 750 000 habitants originaires de Pologne, dont 500 000 avaient conservé la nationalité polonaise. Cette communauté fournit les premiers rangs de la nouvelle armée polonaise constituée sur la terre d’accueil. La conscription est décrétée et les réservistes rappelés par voie d’affiches. Un accord initial portait sur la création d’une seule division d’infanterie. Genèse et formation Depuis le 30 septembre, Wladyslaw Sikorski est le chef du gouvernement en exil réfugié à Angers. Quand le 7 décembre, ce général 30 - La Gazette des Uniformes devient aussi Commandant en Chef des forces armées, un nouveau plan de développement de l’armée polonaise est mis en œuvre, prévoyant la formation de deux divisions d’infanterie supplémentaires et d’une division blindée, créées sur le modèle français. Le 4 janvier 1940, Sikorski et Daladier signent un nouvel accord militaire pour l’organisation de l’armée polonaise en France. Après des négociations avec le général polonais, ardent francophile et n’ayant joué aucun rôle dans la débâcle de septembre 1939, la France donne son accord pour aider à former sur son sol, une armée polonaise Entre les drapeaux français et polonais, une affiche de propagande des trois Alliés de 1939 « France – Pologne - Grande Bretagne », sept casques Adrian polonais, une czapka wz 36 de capitaine d’infanterie, un calot de caporal de la 2 ème DCP, une czapka de sergent de la 1 ère DG, magazine Le Miroir n°37 du 12 mai 1940, deux dictionnaires polono-français imprimé à Varsovie en 1929 et franco-polonais imprimé à Paris en mars 1940, deux écussons de coiffe kaki à aigle blanc, un almanach des Postes de 1940. indépendante. En effet, le gouvernement français est quelque peu embarrassé par sa passivité lors de l’attaque de la Pologne. Les nombreux volontaires affluent par le train jusqu’au camp de Coëtquidan en Bretagne, qui constitue le principal centre de formation de l’armée polonaise En dépit de ces accords, les diverses unités polonaises passent l’automne et le début de l’hiver 39/40 dans des camps militaires éloignés de la ligne de front. Tout comme pour l’armée française en position d’attente derrière la ligne Maginot, c’est la « Drôle de Guerre ». Les forces polonaises s’organi-
Le 08/06/44, au camp de Burgdorf (Berthoud) en Suisse, des officiers et sousofficiers de la 2 DSP célèbrent le D.DAY devant le panneau de l’unité. On distingue l’insigne de poitrine, les aigles de coiffe et les pattes de col régimentaires sent et suivent un entraînement intensif, bien qu’elles souffrent de l’insuffisance d’équipements et d’armement. Elles comptent 82 261 hommes, dont 7 661 officiers, provenant des 33 000 réfugiés de Pologne ou émigrés d’autres pays (Brésil, Canada, USA, etc.) et des 50 000 volontaires, recrutés parmi la communauté polonaise de France. Les cadres supérieurs sont essentiellement issus des personnels évadés de Pologne. Uniformes et équipements Après leur enregistrement, les nouveaux arrivants reçoivent seulement des uniformes bleu horizon, des sabots, des képis, des bérets de chasseurs ainsi que des armes et des équipements obsolètes issus des surplus des années 1918-1922. Ils s’exercent même au maniement d’arme avec des bâtons de différentes tailles, imitant des fusils ou des mitrailleuses selon leur longueur ! Seulement au printemps 1940, la tenue réglementaire des soldats polonais devient l’uniforme français type 35, le nouvel équipement et l’armement récent, selon le règlement relatif à la tenue de l’Armée Polonaise en France : casque Adrian M.26 et M.35, uniformes et capotes kakis M.22/35, cartouchières M.16 et M.36. Les seules distinctions sont les marques de grade, les pattes de collet, les rondaches de casque, les insignes de coiffe (l’aigle polonais couronné sur un bouclier antique M. 40, tissé en fil blanc ou en métal), les boutons estampés d’un aigle couronné, ainsi que la traditionnelle casquette quadricorne « czapka » des officiers, et parfois de fabrication fantaisie pour la troupe. Cependant, faute de stocks suffisants, on distribue à la hâte des Insigne 2 ème Division de Chasseurs à Pied internée en Suisse, dessiné par le Lt. Garlinski, une croix suisse noire ajourée, flanquée de 4 cors argentés dans les angles, l’aigle national couronné argenté au centre, les initiales DSP (Dywizji Strzelcow Pieczych) sur les trois branches supérieures et les dates 1940-1941 sur la branche inférieure, 36x36 mm, fabriqué par Huguenin Frères à Le Locle, fixation à molette à oreilles marquée Huguenin déposé. casques avec la rondache française à grenade, puis sans insigne, et finalement les modèles de la Défense Passive. La production étant lancée trop tardivement, peu d’uniformes seront pourvus des boutons polonais. La fabrication des rondaches de casque sera nettement insuffisante. Les soldats émigrés de Pologne en uniforme réutilisent leurs boutons et leurs insignes métalliques sur les bérets, casques ou bonnets de police français. Dépourvus de tout insigne, les hommes en partance pour la Norvège peignent un aigle national à la peinture grise de la Marine. 4 insignes de la 1 ère Div. Grenadiers modèle troupe 1940, aigle couronné sur bouclier antique à 13 clous, 55 x 35 mm, fabrication française, de gauche à droite : type 1 : griffes hautes ; type 2 : griffes centrales ; type 3 : pattes (cassées) ; type 4 : coulé en plomb. types 1, 2, 4 pour la fixation sur coiffe en tissu ; type 3 pour la fixation sur casque. L’armée polonaise en France 1939-1940 - 31



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