Trois Couleurs n°94 septembre 2011
Trois Couleurs n°94 septembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°94 de septembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MK2 Agency

  • Format : (170 x 285) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 17,3 Mo

  • Dans ce numéro : super Nanni... Moretti rhabille le pape.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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07/09 14/09 21/09 28/09 SORTIES EN SALLES CINÉMA À bout de course le départ de Jerzy Skolimowski (1967) Avec : Jean-Pierre Léaud, Catherine- Isabelle Duport… Distribution : Malavida Durée : 1h29 Resortie : 7 septembre 1967 : la Nouvelle vague française s’invite, via son ambassadeur Jean- Pierre Léaud, dans le cinéma virtuose et saturé d’énergie du Polonais JERZY SKOLIMOWSKI. Rencontre idéale, film sublime : Le Départ. _Par Jérôme Momcilovic Pour Jerzy Skolimowski, le titre – Le Départ – est on ne peut plus raccord. En 1967, après trois films brillants tournés chez lui en Pologne (Signe particulier : néant, Walkover et La Barrière), un quatrième, Haut les mains, est frappé par la censure et le condamne à l’exil, faisant de lui le cinéaste vagabond que l’on 3 raisons d’aller voir ce film 1… Pour le bagout vertigineux de Jean-Pierre Léaud, qui trouve ici l’un des plus beaux rôles de sa carrière. 116 septembre 2011 sait. Le Départ est ainsi tourné en Belgique, en français. Trois ans plus tard ce sera Londres et Deep End. Que raconte Le Départ ? L’histoire d’un garçon coiffeur (Jean-Pierre Léaud) bouillant d’une énergie brouillonne, qui se consume dans sa passion pour les courses automobiles. Le jeune homme s’est inscrit à un rallye mais il lui manque l’essentiel : la voiture. Le film est le récit des milles ruses qu’il déploie pour mettre la main sur ce précieux sésame. Mais la course a en fait déjà commencé devant nos yeux, sans voiture (et de toute façon on comprend vite que de rallye, il n’y aura point). C’est une course exténuante que le héros court, tout seul, le corps pareil à un câble électrique. Léaud en marche avant, en marche arrière, faux départs, demi-tours, glissades, changements de caps, et une parole qui va plus vite encore que les jambes. Léaud rencontre une fille, qui disparaît ; la retrouve, la perd encore, continue à 2… Pour le style époustouflant de Jerzy Skolimowski, véritable free jazz visuel d’une beauté à couper le souffle. chercher sa voiture. Au fond, c’est le même récit que ceux des précédents films de Jerzy Skolimowski : celui d’une jeunesse qui n’existe que dans la dépense, qui n’arrête pas de courir pour ne pas se demander pourquoi elle cavale. Dans ce burlesque tragique, Jean-Pierre Léaud est simplement prodigieux. Bouleversant quand, l’espace d’un instant, ses yeux se figent, révèlent un peu du vide intérieur du garçon coiffeur. C’est une séquence sidérante de beauté, sur le stand d’un salon de l’auto caressé par une chanson triste et sublime qui parle de départ, de chambres livides et de bouteilles vides, « vides, toujours ». ♦ Malavida 3… Pour la chanson-titre chantée par Christiane Legrand, et pour toute la bande originale signée Krzysztof Komeda. Malavida
Sony Pictures Releasing France SORTIES EN SALLES CINÉMA AMOUR À MORT RESTLESS de Gus Van Sant Avec : Henry Hopper, Mia Wasikowska… Distribution : Sony Pictures France Durée : 1h35 Sortie : 21 septembre Enoch est un jeune orphelin qui squatte les enterrements. Annabelle une jeune fille atteinte d’une tumeur au cerveau. Ces deux-là ont trois mois pour apprendre à vivre… et à mourir. Un film mineur de GUS VAN SANT ? Pas si simple. _Par Renan Cros 3 raisons d’aller voir ce film 1… Pour la beauté simple d’une histoire d’amour qui met en scène deux personnages pas comme les autres. Présenté cette année en ouverture d’Un certain regard à Cannes, Restless signait le grand retour de Gus Van Sant sur la Croisette. Celui qui a marqué les années 2000 avec ses audaces contemplatives a surpris tout le monde avec cette romance en apparence trop sage. Mais on aurait tort de ranger trop vite son film dans le placard des œuvres mineures. Gus Van Sant s’offre là le luxe de la simplicité et ouvre les obsessions et les motifs de son cinéma à un plus large public. Cette fantaisie mortuaire possède ainsi le charme cotonneux de My Own Private Idaho, le temps suspendu adolescent d’Elephant, l’étrangeté fantomatique de Last Days et de Gerry, mais aussi l’émotion immédiate et diffuse de Harvey Milk. Elle révèle au passage Henry Hopper, fils de Dennis, et Mia Wasikowska, échappée des filets burtoniens. Comme toujours, les acteurs sont le cœur du cinéma de Gus Van Sant, qui s’amuse à modifier à chaque séquence notre perception de ce couple improbable. Teen movie ? Film de fantômes ? Méditation stoïcienne ? Comédie à la Wes Anderson ? Mélodrame flamboyant ? Bestiaire gothique ? Restless est tout ça à la fois, comme si le réalisateur offrait à ces amants condamnés l’opportunité de vivre toutes les vies possibles. 2… Pour une nuit d’Halloween peuplée de fantômes, qui tourne à l’aveu romantique entre les jeunes amants. Le film a ainsi l’élégance de ne jamais faire de l’inéluctable le ressort larmoyant de son récit. La mort est là, tout le temps, mais le film joue avec, ponctué de parenthèses loufoques où le vrai et le faux se mélangent comme pour conjurer le sort prochain d’Annabelle. À l’image du fantôme d’un soldat japonais, compagnie philosophique d’Enoch, Restless permet à Gus Van Sant d’explorer à nouveau le temps fantomatique cher à son cinéma. Mais le plus beau des fantômes, c’est bien celui d’Harold et Maud, film de Hal Hasby sorti en 1971, qui hante nos amants irréguliers de son plus beau spectre. ♦ Sony Pictures Releasing France 3… Pour le dernier plan, une table remplie de sucreries, clin d’œil poignant et amusé à l’image du film. www.mk2.com 117 07/09 21/09 14/09 28/09



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