Trois Couleurs n°176 février 2020
Trois Couleurs n°176 février 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°176 de février 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : MK2 Agency

  • Format : (170 x 285) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 37,8 Mo

  • Dans ce numéro : chaud biz, après la Hadopi, l'Arcom.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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BELA LUGOSI. BIOGRAPHIE D’UNE MÉTAMORPHOSE OFF En 1935 paraît dans la revue française Ciné-Miroir un article intitulé « La maison du vampire ». Il s’agit d’une visite à Hollywood dans la demeure gothique et fastueuse de l’acteur Bela Lugosi, rendu célèbre quelques années plus tôt par son rôle dans Dracula, le film de Tod Browning. Derrière l’énorme porte en bois garnie de clous à tête pyramidale s’étend un gigantesque hall décoré d’armures, de lances et de masses d’armes, avec au plafond des chauves-souris pendues tête en bas. On raconte que les techniciens des studios Universal qui ont réalisé ce décor viennent renouveler tous les jours les fausses toiles d’araignée, et que le maître des lieux les a priés de retirer les miroirs… Cette description figure dans Biographie d’une métamorphose, un précieux petit livre sur Bela Lugosi, paru en Italie en 1984 puis réédité avec succès en 1998, enfin traduit en français. L’auteur, Edgardo Franzosini, est un habitué des biographies de personnalités hors du commun  : il a écrit notamment sur le sculpteur animalier Rembrandt Bugatti (le frère du constructeur automobile), ainsi que sur l’artiste naïf Raymond Isidore, sorte de facteur Cheval du Val de Loire. Son angle d’attaque pour aborder Lugosi est radical  : d’après lui, l’acteur ne se serait pas contenté de jouer les vampires, il en serait devenu un lui-même, dévoré littéralement par son rôle fétiche. Ses derniers mots, en juin 1956, n’ont-ils pas été  : « Je suis le comte Dracula, je suis le roi des vampires, je suis immortel. » À partir de cette idée, Franzosini retrace la vie de l’acteur, des PROJECTILES AU SENS PROPRE Dans cet étonnant essai en forme libre, l’écrivain Pierre Senges aborde un sujet très sérieux  : la tarte à la crème, telle que Laurel et Hardy l’ont popularisée au cinéma dans La Bataille du siècle en 1927. Une analyse en profondeur, érudite et bien envoyée. B. Q.  : de Pierre Senges (Verticales, 162 p.) LIVRES théâtres de Budapest à l’exil en Allemagne puis aux États-Unis, où il vivote, avant d’incarner le personnage qui changera sa vie, Dracula, au théâtre puis au cinéma. Loin d’une biographie conventionnelle, ce livre rempli d’anecdotes, de détours, de digressions personnelles, tient plutôt de la promenade dans l’univers de Lugosi. Franzosini reconstitue l’atmosphère du Le maître des lieux les a priés de retirer les miroirs. Hollywood d’avant-guerre, avec ses vedettes excentriques – Tod Browning, Lon Chaney –, et médite sur le mythe vampirique au cinéma, le tout avec une liberté de ton et de forme qui font de son livre un ovni cinéphilique et littéraire, mélancolique et fort chic. BERNARD QUIRINY çjil gcl 4 g NOTRE LÂCHETÉ Réédition de l’unique roman d’Alain Lemière, alias Berthier, paru en 1930  : la confession sinistre d’un raté, en couple avec une femme qu’il aime et déteste à la fois, saluée à l’époque par la critique. Un récit bref, d’une noirceur totale, plein d’aphorismes amers. B. Q.  : d’Alain Berthier (Le Dilettante, 126 p.) 108 —  : « Bela Lugosi. Biographie d’une métamorphose » d’Edgardo Franzosini, traduit de l’italien par Thierry Gillybœuf (La Baconnière, 1 2 6p.) — DES GENS COMME EUX Un couple de riches entrepreneurs construit un énorme chalet dans une vallée… Après Éric Guirado (Possessions), Samira Sedira s’inspire à son tour de l’affaire Flactif dans ce roman sur la jalousie, la maladresse qui blesse et les conflits entre classes sociales. B. Q.  : g de Samira Sedira (Éditions du Rouergue, 1 4 0p.)
00 00 LA MAISON DES BOIS Arte a la bonne idée de proposer sur son site en accès gratuit jusqu’au mois de mai l’intégrale de cette minisérie réalisée en 1971 pour l’ORTF par Maurice Pialat. Le cinéaste y suit, sur un scénario de René Wheeler, la vie d’un village en 1917. Une immersion saisissante dans une France rurale de la Première Guerre mondiale plus vraie que nature. G.L.  : Intégrale sur arte.tv à 00 SÉRIES THE OUTSIDER —  : Saison 1 sur OCS — Adaptation d’excellente facture d’un roman de Stephen King, ce thriller surnaturel envoûte par sa noirceur insondable. Dans le pilote, impeccablement réalisé par un Jason Bateman également présent devant la caméra dans le rôle d’un enseignant accusé du meurtre d’un enfant, une infinie détresse nimbe chaque plan et entoure chaque protagoniste. Et pour cause. Quelque chose d’inéluctable plane sur cette petite bourgade, et très vite les certitudes vacillent  : le soir du meurtre, le suspect a été formellement identifié sur les lieux du drame et était filmé au même moment assistant à une conférence à cent kilomètres de là… Le mystère va s’épaissir, mais le démêler n’aura rien d’une partie de plaisir – à l’écriture, Richard Price (Clockers, The Wire) y veille, aidé par une bande REVOIS VOIS PRÉVOIS WORK IN PROGRESS Face à une offre sérielle pléthorique, dur pour les petits projets comme Work in Progress de se faire remarquer. Drôle et touchant, cet autoportrait de la créatrice Abby McEnany en quadra lesbienne dépressive – dont la psy meurt lors d’une consultation ! – rappelle pourtant que la télé se prête au moins autant aux chroniques intimistes qu’aux blockbusters. G.L.  : Saison 1 sur CanalPlay 109 originale aux élans solennels signée du binôme Danny Bensi et Saunder Jurriaans (Boy Erased, Enemy). The Outsider s’inscrit dans la lignée des grandes fresques télé à suspense, en tête desquelles la saison 1 de True Detective, travaillée par la même notion de lutte contre un mal absolu. Si l’on accepte bien volontiers de se laisser submerger par les ténèbres, c’est parce que le récit laisse filtrer un rai de lumière en confiant l’enquête sur l’affaire à deux beaux personnages  : la détective privé atypique Holly Gibney (Cynthia Erivo) et le flic cartésien Ralph Anderson (l’Australien Ben Mendelsohn, toujours parfait). Avec eux, comme déjà avec Matthew McConaughey et Woody Harrelson dans True Detective, on a l’impression que la lumière a, peut-être, une chance de l’emporter sur l’obscurité. GRÉGORY LEDERGUE j 00 THE STAIRCASE Encore dépourvue de diffuseur officiel, cette adaptation de la série documentaire multiprimée Soupçons de Jean-Xavier de Lestrade est en développement du côté d’Annapurna Television. Et pour jouer le rôle de Michael Peterson, le romancier accusé du meurtre de sa femme, la société de production n’a pas lésiné  : elle s’offre Harrison Ford. G.L.  : Saison 1 prochainement OCS OFF



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