Trendy n°3 nov 14 à fév 2015
Trendy n°3 nov 14 à fév 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de nov 14 à fév 2015

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Groupe Express-Roularta

  • Format : (174 x 225) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : études... dans quel cursus réussirez-vous le mieux ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Myself & co 16 Dur, dur, parfois de se faire des amis quand on vient tout juste d’intégrer une nouvelle école. W _. - -moil- recettes Nouvelle école, nouvelle ville Vous venez de bouger pour vos études et la solitude vous pèse. Rassurez-vous, prendre quelques plis suffit parfois pour vite vivre les choses autrement. 1161111111 [anti-blues Les si vous vous sentez seul(e) Vivre seul dans 15 m² dans une ville où l’on vient tout juste d’emménager pour ses études. Avoir des difficultés à se faire des amis pendant les premiers mois à la fac, où il n’y a parfois pas beaucoup d’endroits de convivialité. Se retrouver face à son bureau parce que la bibliothèque est fermée… Vous vous sentez seul et vous le vivez mal, mais c’est le cas, en réalité, de beaucoup d’étudiants. Anne Van Der Stegen/Fédéphoto
Car sortir du cocon familial, notamment quand on entre à la fac, c’est voir sa vie complètement chamboulée. Apprendre à gérer le quotidien, à travailler ses cours en se prenant en main peut créer un sentiment de solitude. « C’est cette difficulté, et parfois le sentiment d’échec que ces étudiants ressentent, qui les renvoie à eux-mêmes », explique Hélène Weber, psychologue et sociologue qui reçoit dans son bureau « beaucoup d’élèves de première ou deuxième année confrontés à ce problème. » Vous n’êtes donc pas anormal. Mais comment réagir pour ne pas sombrer quand la belle vie promise se révèle plus dure que ce que l’on attendait ? Passez du temps dans votre université ou votre école La fac est trop souvent un simple lieu de passage. Difficile, dans ces conditions, de se faire des amis. Alors, investissez votre fac ! Par exemple, en choisissant de manger au restaurant universitaire, ou en préférant la BU (bibliothèque universitaire) aux quatre murs de votre chambre. « Il ne faut pas fuir le campus, il faut y vivre », résume Morgan Ravel, le responsable de l’association GAELIS (Groupement des associations et élus étudiants de Lyon indépendants et solidaires). Sport, théâtre, cinéma… profitez des associations de votre établissement Il faut aussi ouvrir les yeux, car votre université ou votre école regorge d’associations étudiantes, que ce soit pour faire du sport ou du théâtre, pour aller au cinéma, devenir bénévole et aider les autres. Il y a souvent mille possibilités, dont parfois des événements expressément dédiés à la création du lien social. Comme la semaine « Sors de ta piaule », organisée par la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes) et GAELIS à Lyon, et qui existe dans d’autres villes sous d’autres noms. Au programme, des cafés-rencontres, des projections de films, des cours de sport… Passez par les réseaux de rencontres amicales Si votre fac ne propose pas l’activité qui vous plaît ou si vous avez plutôt envie de rencontrer des personnes à l’extérieur, qui vous changent du cadre de vos études, pensez à vous inscrire à une activité municipale et à regarder les brochures du centre d’animation de votre quartier. Les activités y sont en général très peu onéreuses. Autre astuce  : vous pouvez rejoindre un réseau de rencontres amicales comme OVS (OnVaSortir !) , Amiez ou Webcitadin. Grâce à ces réseaux, on peut faire connaissance autour d’un concert ou d’un pique-nique, organisés par les membres et ouverts à tous. Tâchez de prendre de bonnes habitudes Se faire des amis passe aussi par une série de bonnes habitudes à prendre. Par exemple, arriver en cours avec dix ou Nombreuses sont les initiatives telles que la semaine « Sors de ta piaule », à Lyon, pour favoriser les contacts. quinze minutes d’avance est important pour créer du lien avec ceux qui sont déjà là. C’est un moment où vos camarades seront sans doute plus disposés à échanger qu’après le cours, où chacun doit filer à un rendez-vous ou à ses révisions. Si vous êtes toujours en retard ou pile à l’heure, c’est peutêtre l’une des premières choses à changer ! Autre bonne habitude  : essayer de constituer un petit groupe de personnes avec lesquelles étudier. À défaut d’avoir réussi à constituer un tel groupe, revenir régulièrement dans la même bibliothèque – voire à la même place – peut être une bonne parade. Vous y croiserez certainement des têtes familières, avec lesquelles vous finirez par nouer un lien. Petit à petit, l’oiseau étudiant… se refait un nid. Chez vous, créez-vous un vrai cocon Se sentir seul chez soi, dans une nouvelle ville ou dans une nouvelle fac est parfois lié à un manque de repères. Ainsi Loïc, étudiant à Troyes (10), rentrait à Paris chaque week-end parce qu’il ne se sentait pas bien dans son studio, rapporte Hélène Weber sur son blog « Donner du sens à vos études »  : « Les voisins étaient bruyants et un dégât des eaux lui gâchait la vie depuis plusieurs semaines. » Difficile, quand on n’est pas là le week-end et qu’on n’a qu’une seule envie – partir –, de se créer des attaches. Il est donc important de se sentir bien chez soi, par exemple en passant un coup de peinture sur les murs en arrivant, en ajoutant de la déco, en mettant quelques plantes… Autant de petits actes qui vous feront aimer votre nouvelle vie et transformeront peut-être le sentiment de solitude en un moment de recentrage sur soi plus confortable. Et si vous sentez la vraie déprime pointer ? « Il importe avant tout de poser le bon diagnostic, si besoin à l’aide d’un psychologue, explique Laurentine Veron, psychologue à l’association Apsytudes. Pourquoi est-ce que je me sens mal à l’aise et seul ? Une fois ce diagnostic posé, il devient plus facile de lutter. Si je suis timide, peut-être faut-il multiplier les canaux de rencontre, s’inscrire dans une association. Si je suis mal dans mes études, peut-être faut-il penser à une autre orientation. Si je souffre de rentrer le soir seul dans mon logement trop petit, peut-être faut-il envisager la colocation ou bien une résidence universitaire pour l’année suivante ? Si je suis déprimé, j’ai sans doute besoin d’une aide psychologique… » N’attendez pas d’être complètement déprimé et démotivé pour vous tourner vers un psy, d’autant qu’il y en a dans toutes les facs. Les consultations sont la plupart du temps gratuites et c’est une aide très précieuse. « Quand quelqu’un est en pleine dépression chez soi, il n’a, le plus souvent, pas la capacité de se bouger. Il vaut mieux alors qu’il consulte », explique Laurentine Veron. ◊Aude Lorriaux 17



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