Trendy n°1 oct 13 à fév 2014
Trendy n°1 oct 13 à fév 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de oct 13 à fév 2014

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Groupe Express-Roularta

  • Format : (174 x 225) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 6,0 Mo

  • Dans ce numéro : conseils pour réussir sa vie étudiante... bien démarrer votre année en mode Trendy !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Le monde en parle 40 préparations beaucoup plus élaborées, comme un foie gras poêlé et croustillant de grillons au sarrasin, ou son élégante « inclusion de grillons en bubble au whisky » ! […] Depuis une trentaine d’années, de nombreux laboratoires ont étudié les caractéristiques écologiques des élevages d’insectes, les effets des différentes formes d’alimentation, les déchets qu’ils engendrent. Les chercheurs ont ainsi mesuré l’indice de consommation des insectes (également appelé taux de conversion). C’est une mesure de la proportion d’aliments effectivement transformés en matière animale. Dans le cas des bovins, ce taux est de 8 ou 10, c’est-à-dire qu’il faut de 8 à 10 kilos de nourriture pour obtenir 1 kilo de bœuf. Le reste est consommé pour leurs déplacements et pour le fonctionnement de leur organisme. La digestion de l’herbe ou du foin demande en effet de l’énergie. De plus, la vache est un animal « à sang chaud »  : la production de sa chaleur interne lui coûte aussi beaucoup d’énergie. Un intérêt écologique évident Pour un insecte, l’indice de consommation est inférieur à 2. Il est plus efficace dans le processus de transformation de sa nourriture et surtout ne dépense pas d’énergie à maintenir sa température constante. Si l’on tient compte de la part réellement consommable de l’animal élevé, l’intérêt des insectes est encore plus net  : il n’y a pas de carcasse à éliminer ! De même, les insectes nécessitent beaucoup moins d’eau que le bétail. Enfin, leur croissance est très rapide. En trois mois, un ver de farine (la larve d’un petit coléoptère, le ténébrion) verra son poids multiplié par 250, cent fois plus qu’un veau dans le même temps. Évidemment, une larve n’est pas un veau, mais 1 million de larves représentent la même masse ! […] Selon les travaux menés à l’université de Wageningen, les déchets produits par les insectes sont moins abondants et plus faciles à recycler que les fumiers provenant des cochons ou des bovins. De plus, à poids égal, les criquets et les vers de farine émettent 100 fois moins de gaz à effet de serre qu’une vache et 300 fois moins d’ammoniac qu’un porc. […] Actuellement, les recherches se poursuivent pour trouver les matériaux nutritifs optimaux. L’une des voies les plus prometteuses concerne les insectes qui vivent naturellement dans les déjections animales. Ainsi, la larve de mouche soldat noire peut se nourrir de fumier. Elle en réduit le volume et laisse une masse beaucoup moins odorante, directement utilisable comme compost. […] Des biologistes ont même imaginé des systèmes d’élevage intégré dans lesquels les larves consomment directement sur place le fumier produit par les porcs. Selon leurs calculs, 1000 porcs pourraient fournir suffisamment de nourriture pour produire 175 kilos de larves par jour, larves aussitôt intégrées à l’alimentation de ces mêmes porcs ! […] Le ver de farine, « lardon des insectes » Quelques entreprises ont déjà investi ce créneau, encore à l’état de minuscule niche dans le domaine de l’agroalimentaire, mais qui pourrait un jour représenter des centaines de millions d’euros. La jeune start-up française Ynsect a ainsi un projet d’élevage in- Dans son restaurant niçois Aphrodite, le chef étoilé David Faure propose un menu « spécial insectes ». dustriel de mouches soldats noires et de vers de farine pour l’alimentation des poissons et des volailles. Selon son fondateur et directeur Jean-Gabriel Levon, un gros effort de recherche est encore indispensable  : « Nous avons lancé le projet Désirable, un programme de 3 millions d’euros, avec des chercheurs de l’Inra et du CNRS. Notre objectif est de parvenir en 2025 à produire plusieurs dizaines de milliers de tonnes d’insectes. » […] Dans le domaine de l’alimentation humaine, la situation est un peu différente. […] En France, la seule entreprise de ce type est Micronutris, située près de Toulouse. Son directeur, Cédric Auriol, a choisi d’occuper un secteur encore vierge, la production d’insectes comestibles bio, c’est-à-dire nourris avec de la nourriture provenant de l’agriculture biologique. Il vante ainsi son ver de farine, surnommé le « lardon des insectes », car on peut l’utiliser en cuisine de la même façon, dans des quiches ou des omelettes. L’entreprise est également en train de mettre au point une barre céréalière hyperprotéinée, enrichie en poudre d’insectes. […] On a vu apparaître les Crikizz, un « snack apéritif à base d’insectes » inventé par un groupe d’étudiants de Montpellier Sup Agro. Il s’agissait de vers de farine, pour lesquels le changement de nom s’impose, effectivement. Criquettes ou grillonnades, nous verrons sans doute bientôt ces nouvelles préparations dans les rayonnages des supermarchés.• ◊ Jean-Baptiste de Panafieu 3244 du 4 septembre 2013 Jean-Baptiste de Panafieu, 58 ans, biologiste de formation, a écrit de nombreux livres de vulgarisation scientifique. Dernier titre paru  : « Les insectes nourriront-ils la planète ? », Rouergue, 192 p., 15 € . Schankz/Fotolia
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