Tous Pros n°48 déc 15/jan 2016
Tous Pros n°48 déc 15/jan 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de déc 15/jan 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Promocash

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 8,0 Mo

  • Dans ce numéro : un médaillé bien armé.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 34 - 35  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
34 35
LE CONSEIL DU COACH RÉSERVATIONS EN LIGNE REPRENEZ LA MAIN ! Un décret de la loi Macron permet de rééquilibrer les relations entre hôteliers et OTA (Online Travel Agencies), autrement dit, les plateformes de réservation. Découvrez ce que cela va changer pour vous. Les établissements visés Ce décret a été exclusivement élaboré pour les hôtels. Il ne s’applique ni aux chambres d’hôtes ni aux résidences de tourisme ni aux formes d’hébergement de type Airbnb. Principale conséquence Ce décret permet aux hôteliers de retrouver la liberté tarifaire dont ils avaient été privés par les gros sites de réservation en ligne. Ils peuvent à nouveau différencier leurs canaux de distribution et proposer, sur leurs propres sites, des prix inférieurs à ceux affichés par les plateformes. Ce que dit la loi Elle rappelle que tout contrat conclu antérieurement à la loi entre un hôtelier et une OTA est caduque depuis l’entrée en vigueur du décret d’application. Une amende de 30 000 à 150 000 euros peut être infligée à un site qui continue à proposer des réservations en ligne pour un établissement avec qui il n’aurait pas signé un nouveau contrat. Si vous constatez qu’une OTA continue à commercialiser vos chambres ou même simplement à utiliser votre nom, faites appel à un huissier. Il établira un constat que vous pourrez utiliser, dans un premier temps, pour rappeler ses obligations à l’OTA. Signer un nouveau contrat Élaborer un nouveau contrat est nécessaire si vous souhaitez continuer à utiliser les services d’une OTA. Un simple avenant au contrat précédent ne suffit pas et n’a, surtout, aucune légalité. Prenez le temps de la réflexion avant de signer quoi que ce soit. Dès lors que vous aurez paraphé un nouveau contrat, vous ne pourrez plus faire marche arrière. Les précautions à prendre Faites jouer la concurrence entre plateformes, par exemple avec les allotements (quantité de chambres attribuées).
En accordant un nombre 34 Décembre 2015 - Janvier 2016ll de chambres différent à chaque site, vous vous assurez une meilleure négociation sur les commissions. Vérifiez que l’OTA avec qui vous signez un contrat n’utilise pas le terme « garantie de meilleur prix » ou une mention équivalente en lien avec votre hôtel. Reprendre le pouvoir Pensez désormais à demander systématiquement à vos clients de vous laisser leur adresse e-mail. Communiquez sur votre site et par e-mail sur le fait que vous proposez une meilleure offre aux consommateurs en direct (sans publier les tarifs). Placez le logo de l’Umih « Meilleure offre à l’hôtel » sur votre site Internet et sa bannière en en-tête de vos mails. Expliquez votre démarche à vos clients via un document mis à leur disposition sur le desk de votre réception. Utiliser une OTA peut booster la fréquentation de votre hôtel, mais soyez vigilant sur le respect de leurs obligations pour garder la main sur votre business ! Posez vos questions ! touspros@gmail.com
Juridique QUEL PRÉAVIS EN CAS DE DÉMISSION ? La durée du préavis, établie par la convention collective des CHR, varie en fonction de l’ancienneté et de la classification du salarié démissionnaire. Par exemple, le préavis pour un salarié ayant moins de six mois d’ancienneté sera de huit jours (pour les employés), quinze jours (pour les agents de maîtrise) et un mois (pour les cadres). Pour un salarié ayant entre six mois et moins de deux ans d’ancienneté, les durées respectives passeront à quinze jours, un mois et trois mois. Quant aux salariés ayant deux ans d’ancienneté et plus, elles seront d’un, deux et trois mois. À savoir  : le préavis débute à compter de la notification à l’employeur de la démission. Le salarié peut être dispensé de préavis dans certains cas  : démission pendant une grossesse ou pour élever un enfant, démission à l’issue d’un congé pour création d’entreprise, ou lorsque l’employeur l’y autorise. Dans ce dernier cas, une notification par écrit est recommandée, afin d’éviter tout conflit éventuel. Social QU’EST-CE QUE LA SUR-CONTRIBUTION AGEFIPH ? Les établissements de vingt salariés et plus sont assujettis à l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH). Ils peuvent s’en acquitter de plusieurs façons  : en recrutant des personnes handicapées ; en passant des contrats de fourniture, de sous-traitance ou de prestation de services avec des entreprises adaptées, des centres de distribution de travail à domicile (CDTD) ou des établissements et services d’aide par le travail (un montant minimum est prévu par le décret N°2012-943 du 1er août 2012) ; en versant une contribution financière annuelle au fonds de développement pour l’insertion professionnelle des handicapés. Cependant, les entreprises qui ne respectent pas le seuil minimum de fourniture ou de main-d’œuvre, ou celles qui se contentent de payer une contribution annuelle, sont redevables, au titre de la 4 e année, d’une contribution Agefiph* majorée, égale à 1 500 fois le Smic horaire par bénéficiaire manquant (cf art.L. 5212-10 du Code du travail). * Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées. FICHE PRATIQUE Hygiène INTOXICATION ALIMENTAIRE  : QUEL RISQUE POUR LE RESTAURATEUR ? I et En matière de sécurité alimentaire, le restaurateur a une obligation de résultat. S’il s’avère que l’intoxication alimentaire provient d’un manquement ou d’une négligence envers une obligation de sécurité imposée par la loi, le professionnel mis en cause peut alors être condamné à payer une contravention et des dommages et intérêts pour le préjudice subi par le client, une indemnisation correspondant aux frais de santé déboursés par le client et non pris en charge par l’Assurance maladie, voire plus selon la gravité de l’intoxication. Face à ces risques, les professionnels doivent contracter une assurance adaptée. Les établissements servant des produits particulièrement frais (les restaurants de poissons crus, par exemple) pourront opter pour des garanties supplémentaires. Certaines assurances prennent même en charge les coûts de réhabilitation de l’image de marque du restaurant. Le magazine de Promocash 35



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :